
La parallaxe est une différence de vision qui se crée lorsque l’on regarde depuis deux points de vue différents. Un point de vue unique fait courir le risque d’une appréciation partielle relevant du politiquement correct. En portant un regard différent, on peut alors percevoir des aspects cachés du monde. Regarder, écouter, et chercher un point de vue décalé peut parfois faire mieux comprendre le monde et le jeu des hommes.
29 mars 2011
Une société frénétique

22 mars 2011
Ambiguïté

17 mars 2011
Ite missa est

Un peuple, avide de démocratie et de liberté, se soulève contre son tyran et appelle les occidentaux au secours lorsque leur dictateur utilise son aviation militaire que ces derniers lui ont aimablement vendue et l’écrase sous les bombes. Mais ceux-ci papotent et tergiversent, restent assis sur leur cul et au chaud dans leurs pantoufles, regardant, impassibles, les Libyens se faire massacrer. Nous devons avoir honte d’être des occidentaux. Nous avons perdu notre honneur et nous aurons des représailles. Le peuple Libyen nous en voudra à jamais de l’avoir abandonné et Kadhafi nous menacera et nous rappellera qu’il est expert en terrorisme. Ainsi, l’Occident aura perdu sur tous les tableaux. L’Europe est devenu un peuple de « beaufs », uniquement préoccupé par ses petits problèmes et ses petites querelles internes, étouffé par un égoïsme qui le disqualifie pour parler de démocratie et de défense des libertés. Qui osera encore regarder un Libyen dans les yeux ? Nous n’y verrions que du mépris. Enfin, le premier qui va s’essuyer les pieds sur la pusillanimité occidentale, est Mahmoud Ahmadinejad qui, convaincu qu’il ne risque rien, va accélérer la fabrication de sa bombe. La messe est dite : l’Europe des valeurs est bien morte. Indignez-vous, voilà une vraie raison !
15 mars 2011
Pusillanimité honteuse

14 mars 2011
Paradoxe mensonger

12 mars 2011
Illiasseux

• ont des conversations téléphoniques dans les transports en commun
• roulent obstinément sur la bande médiane des autoroutes à 3 voies
• font uriner leur chien dans les parties communes des habitations collectives
• font couler l’eau d’arrosage de leurs plantes de balcon sur le balcon inférieur
• disent que tous les chômeurs sont des fainéants
• jettent de la nourriture non empaquetée dans les V.O. communs
• laissent les déjections de leur chien sur les trottoirs
• restent obstinément sur le quai au milieu des sorties de voitures du métro
• chantent du rap prétentieux et des chansons imbéciles
• font hurler leur chaîne stéréo sans souci des voisins
• dévastent la ville avec leurs graffitis et leurs tags débiles
• font du marketing téléphonique après 19h.
• garent leur voiture devant la sortie d’un garage particulier ou d’un parking
• inventent des slogans plutôt que d’avoir des idées ou des convictions
• garent leur bagnole sur les emplacements réservés aux handicapés
• sont toujours contre, faute d’avoir des idées
• confondent décade et décennie
• circulent en vélo sur les trottoirs
• vivent du chômage en vilipendant l’État
• hurlent avec les loups
• écrivent des livres inutiles
• … et tous les autres
07 mars 2011
La nef des fous

Le bateau ivre de la folie contient, hélas, bien d’autres passagers. Notamment le Turkmène Gurbanguly Berdimuhamedow (répression des minorités ethniques, interdiction des partis politiques, justice expéditive, pas de liberté de la presse et de religion), le Kasakh Noursoultan Nazarbayev (tortures généralisées utilisées par le système judiciaire et policier), le Coréen Kim Jong-il (élimination de l’opposition, pas de liberté d’expression, de circulation, de religion, d’association, travail forcé et camps de concentration), les militaires Birmans Soe Win, Maung Aye, Than Shwe (aucun droit de l’homme, travail forcé, emprisonnement des opposants). Les Droits de l’Homme sont hélas une espèce en voie de disparition dans de nombreux pays du monde.
05 mars 2011
Pouvoirs régaliens

Défendre la liberté du citoyen est, évidemment, la responsabilité majeure de l’État. Liberté d’expression, liberté d’opinion, liberté de circulation, liberté d’entreprendre, toutes ces libertés sont la marque de la démocratie et il appartient à l’État de les protéger et de les garantir. Pour cela, la justice, la police, l’armée sont les moyens de cette responsabilité.
L’équité n’est pas l’égalité que des surenchères populistes et démagogiques ont fait évoluer vers l’égalitarisme. Ce dernier consiste à mettre tous les citoyens sur la même ligne de départ de la course au succès et à garantir que tous atteindront ensemble une même ligne d’arrivée. Évidemment, la vie n’est pas conforme à cette image d’Épinal. L’équité, quant à elle, consiste à donner à chacun les chances suffisantes de participer à la course et d’atteindre, à son rythme, la ligne d’arrivée, sans être forcément le premier. Il s’agit de l’égalité des chances. Garantir cela fait aussi partie des responsabilités majeures de l’État. L’égalité des chances commence par l’égalité des possibilités d’acquisition des connaissances nécessaires pour concourir. L’État ne peut, en aucun cas, se dédouaner de cette responsabilité sans y perdre sa légitimité ! Envisager de la transmettre au secteur privé revient, obligatoirement, à une sélection par l’argent puisque le profit et le seul et nécessaire objectif de l’entreprise privée.
Si la fraternité est un sentiment, souvent une utopie, la solidarité est une organisation de la société qui relève de la responsabilité étatique. Cette organisation est incarnée, depuis la Libération, dans la Sécurité Sociale et l’assistance aux plus défavorisés et, pour filer la métaphore de la course à la vie, qui s’efforce de ne pas abandonner le citoyen au bord du chemin. Pour faire fonctionner cette organisation, l’État exerce la responsabilité régalienne de lever l’impôt. Cet impôt n’est pas fait, contrairement à un discours malsain qui a tendance à se généraliser, à appauvrir les « riches » mais pour permettre aux services publics de fonctionner avec la meilleure efficacité possible (c’est-à-dire le meilleur rapport qualité-coût) et au service de tous les citoyens, afin de mériter leur nom.
Liberté, équité, solidarité, telle est aujourd’hui le programme de la République démocratique française et rien ne doit y porter atteinte. On peut s’interroger sur le rôle de l’État dans le fonctionnement de la société, mais cette devise forme le socle inaltérable du pacte républicain du peule français.
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