Vous connaissez la comptine : La peinture à l’huile, c’est bien difficile, mais c’est bien plus beau que la peinture à l’eau. En voilà une autre : Être un actionnaire prédateur et spéculateur, c’est tellement facile, mais c’est bien plus profitable que d’être un actionnaire responsable. L’obligation faite aux entreprises de verser aux actionnaires et aux fonds spéculatifs des dividendes annuels hors de toute raison plonge dans la tourmente l’économie d’un pays. Exiger des rendements d’investissements à deux chiffres relève du crime contre l’économie… et, donc, contre le peuple. Plus de dividendes, c’est moins de salaires et moins d’investissements dans la productivité, la R&D, l’innovation. La spéculation excessive, telle qu’elle se pratique aujourd’hui, est le cancer des nations, au même titre que la mafia ou que le terrorisme. Elle corrompt la morale et fait naître des pratiques frauduleuses qui ont conduit aux subprimes, à la faillite des Caisses d’Épargne américaines, aux produits financiers toxiques (tout cela pour le plus grand bénéfice de Goldman Sachs), aux escroqueries « Madoffiennes », aux salaires indécents des chefs des grandes entreprises. Elle pousse les entreprises aux délocalisations prédatrices et aux licenciements spéculatifs et boursiers. La délocalisation supprime des emplois en France, la sous-traitance délocalisée alourdit la part négative de la balance des paiements. Elle incite les entreprises à délocaliser leur siège social ou à manipuler leurs comptes entre leurs implantations internationales pour éviter de payer des impôts en France, ce qui leur permet d’augmenter leurs bénéfices et les dividendes à verser. Rien n’est à l’abri de l’immoralité de la spéculation. Elle provoque, en jouant sur le prix des denrées alimentaires, des émeutes de la faim dans les pays les plus pauvres de la planète. Elle incite les mêmes pays à développer le travail des enfants, main d’œuvre si bon marché qu’elle attire les producteurs des pays riches à la recherche d’une rentabilité maximale du travail afin d’augmenter, encore et encore, la part des dividendes. La communauté internationale (au fait, qu’est-ce que c’est ?) condamne l’utilisation d’armes à destruction massive. Elle devrait donc condamner la spéculation financière pour cette même raison. Que l’économie redevienne une économie politique et que la démocratie politique redevienne citoyenne !
La parallaxe est une différence de vision qui se crée lorsque l’on regarde depuis deux points de vue différents. Un point de vue unique fait courir le risque d’une appréciation partielle relevant du politiquement correct. En portant un regard différent, on peut alors percevoir des aspects cachés du monde. Regarder, écouter, et chercher un point de vue décalé peut parfois faire mieux comprendre le monde et le jeu des hommes.
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02 mai 2011
Une comptine
Vous connaissez la comptine : La peinture à l’huile, c’est bien difficile, mais c’est bien plus beau que la peinture à l’eau. En voilà une autre : Être un actionnaire prédateur et spéculateur, c’est tellement facile, mais c’est bien plus profitable que d’être un actionnaire responsable. L’obligation faite aux entreprises de verser aux actionnaires et aux fonds spéculatifs des dividendes annuels hors de toute raison plonge dans la tourmente l’économie d’un pays. Exiger des rendements d’investissements à deux chiffres relève du crime contre l’économie… et, donc, contre le peuple. Plus de dividendes, c’est moins de salaires et moins d’investissements dans la productivité, la R&D, l’innovation. La spéculation excessive, telle qu’elle se pratique aujourd’hui, est le cancer des nations, au même titre que la mafia ou que le terrorisme. Elle corrompt la morale et fait naître des pratiques frauduleuses qui ont conduit aux subprimes, à la faillite des Caisses d’Épargne américaines, aux produits financiers toxiques (tout cela pour le plus grand bénéfice de Goldman Sachs), aux escroqueries « Madoffiennes », aux salaires indécents des chefs des grandes entreprises. Elle pousse les entreprises aux délocalisations prédatrices et aux licenciements spéculatifs et boursiers. La délocalisation supprime des emplois en France, la sous-traitance délocalisée alourdit la part négative de la balance des paiements. Elle incite les entreprises à délocaliser leur siège social ou à manipuler leurs comptes entre leurs implantations internationales pour éviter de payer des impôts en France, ce qui leur permet d’augmenter leurs bénéfices et les dividendes à verser. Rien n’est à l’abri de l’immoralité de la spéculation. Elle provoque, en jouant sur le prix des denrées alimentaires, des émeutes de la faim dans les pays les plus pauvres de la planète. Elle incite les mêmes pays à développer le travail des enfants, main d’œuvre si bon marché qu’elle attire les producteurs des pays riches à la recherche d’une rentabilité maximale du travail afin d’augmenter, encore et encore, la part des dividendes. La communauté internationale (au fait, qu’est-ce que c’est ?) condamne l’utilisation d’armes à destruction massive. Elle devrait donc condamner la spéculation financière pour cette même raison. Que l’économie redevienne une économie politique et que la démocratie politique redevienne citoyenne !
29 mars 2009
Le bouclier de la discorde
L’antienne la plus entendue venant de l’opposition est l’injustice du bouclier fiscal qui, entend-on dire, favoriserait d’une manière insupportable les plus riches d’entre nous. Mais qui connaît l’ampleur de l’enjeu ? En premier lieu, l’Allemagne a inscrit dans sa constitution un bouclier fiscal à 50% du revenu...et les Allemands ne crient pas au scandale. Ensuite, le principe d’un bouclier fiscal a été élaboré par Laurent Fabius, mis en œuvre par Jacques Chirac et Dominique de Villepin et atteignait alors 60% du revenu. Qui est concerné ? Cette disposition vise essentiellement les contribuables qui possèdent un patrimoine supérieur à 15,5 millions d’Euros, c’est-à-dire 834 personnes ! Comment peut-on croire qu’accroître les impôts payés par 834 personnes peut améliorer la vie des 60 millions de Français ! Soyons encore plus précis. L’enjeu financier représenté par le manque à gagner depuis l’instauration de cette disposition est de 450 millions d’Euros, à comparer aux 1000 milliards d’Euros du total des prélèvements fiscaux payés par l’ensemble des Français ! Sur ce montant global, l’impôt sur le revenu ne représente que 5%, soit 50 milliards d’Euros. Alors, de qui se moque-t-on lorsque l’on porte comme un drapeau de la révolte la suppression du bouclier fiscal ? De qui se moque-t-on lorsque, aveuglée par son rejet viscéral du Président de la République, l’opposition s’enferme dans un débat secondaire, même si la symbolique reste forte et n’est jamais à négliger ? Cet aveuglement lui fait perdre de vue les deux problèmes fondamentaux que sont l’existence des paradis fiscaux et du « dumping » fiscal entre les pays européens. Lorsque l’on entend un banquier suisse expliquer que la protection de la vie privée est prioritaire sur la transparence fiscale, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec les intégristes islamistes qui clament que la loi de Dieu prévaut sur la loi des hommes. Lorsque la société même est menacée, il serait judicieux que les politiques de tous bords agissent de conserve. Rêvons un peu !!
05 décembre 2008
L’aveuglement polémique
Un point sur lequel il semble y avoir consensus est que la crise dans laquelle nous entrons est tellement grave qu’il faut absolument prendre des mesures économiques urgentes et fortes. Mais quelles mesures ? Comme souvent, en économie, deux visions s’affrontent : le développement par la consommation ou par l’investissement. La première consiste à prendre des mesures qui accroissent le pouvoir d’achat, essentiellement par des augmentations de salaires, dans l’espoir que la relance de la consommation ait un effet important sur la demande, provoquant ainsi une relance de la production et de l’économie dans son ensemble. C’est le crédo de la gauche et des syndicats depuis des décennies. Tout développement économique ne peut se faire que par l’augmentation des salaires. C’est le discours que l’on entend à l’envi depuis que la gauche est dans l'opposition. Certes, c’est une attitude qui satisfait le plus grand nombre, donc assez démagogique, car quel salarié refuserait une augmentation de salaire ? Encore une fois, cette attitude évoque le cas de l’épicier qui, pour accroître son pouvoir d’achat, se vend à lui-même davantage de ses propres produits. Il en est de même pour le pays tout entier. Comment la France pourrait-elle s’enrichir globalement si elle se contente de se vendre à elle-même ce qu’elle produit ? De plus, l’état actuel de la balance des paiements montre que les importations l’emportent fortement sur les exportations, c’est-à-dire qu’une partie du pouvoir d’achat des Français sert à enrichir les pays étrangers en achetant leurs produits. Qui ne voit pas que les rayons des magasins sont envahis par des produits estampillés « made in Taïwan » ou « made in China » ? La relance par la consommation intérieure revient à améliorer la balance commerciale de ces pays. Pour que l’état économique de la France s’améliore, il faut nécessairement que les exportations surpassent les importations, comme pour l’épicier qui ne peut s’enrichir que s’il a davantage de clients. Et que faut-il pour revitaliser les exportations ? Il faut que ce que le monde achète ce que fabrique la France. C’est ce que l’on nomme l’amélioration de la compétitivité de l’économie française. Améliorer cette compétitivité impose que les produits français soient attractifs par leur nouveauté, leur qualité, leurs performances beaucoup plus que par leur prix, terrain sur lequel la France n’a aucune chance de l’emporter en face des pays émergents. Il faut donc que l’offre des entreprises françaises s’améliore de façon importante dans de nombreux domaines, c’est-à-dire qu’elles investissent largement dans la recherche et le développement. Sans cet effort important d’investissement, les faillites vont inexorablement se multiplier, faisant exploser le chômage car, n’en déplaise aux syndicats, il n’y a pas d’emplois sans entreprises. La relance par la consommation a, certes, un impact immédiat mais rapidement annulé par l’inflation. La relance par l’investissement est durable, mais il faut du temps pour que l’effet en soit visible. C’est là le nœud du problème actuel car la crise est tellement profonde que l’urgence des mesures à prendre est devenue manifeste. Comment sortir de cette aporie et concilier la nécessité de mettre en œuvre des mesures à effet rapide mais qui perdure suffisamment longtemps pour asseoir l’économie française sur des bases pérennes ?
On va donc entendre la droite réclamer à grands cris des mesures pour les entreprises et la gauche clamer qu’il n’y a pas de salut sans augmentation immédiate des salaires. Il est à craindre que l’imagination constructive n’ait abandonné le monde politique.
On va donc entendre la droite réclamer à grands cris des mesures pour les entreprises et la gauche clamer qu’il n’y a pas de salut sans augmentation immédiate des salaires. Il est à craindre que l’imagination constructive n’ait abandonné le monde politique.
13 août 2007
Libéralisme et Capitalisme, même combat ?
Le jargon politique et médiatique est souvent approximatif. L’exemple le plus étonnant est l’utilisation confuse des concepts de libéralisme et de capitalisme, la principale confusion étant de faire accroire que ces deux concepts sont inséparables, voire identiques. Ceux qui propagent une telle confusion pêchent par une insuffisance culturelle… ou une volonté polémique de se servir de cette confusion pour étayer leur argumentation politique médiocre par ailleurs.
Le capitalisme est un système économique dans lequel la propriété des biens de production de richesses est dans les mains de quelques acteurs, la force de travail nécessaire au fonctionnement de ces biens de production étant fournie par ailleurs, par ce que l’on a pris l’habitude de nommer « les travailleurs ». Ces deux types d’acteurs attendent une rémunération de leur participation à la production de richesses, salaires pour les uns, rémunération du capital investi pour les autres. Il peut donc exister des « capitalismes d’Etat » lorsque les moyens de production sont nationalisés. La rémunération des moyens de production est alors constituée par les impôts prélevés sur les citoyens. Il existe également des « capitalismes démocratiques » lorsque la propriété des moyens de production est privée et que la rémunération du capital est obtenue par le versement d’intérêts. Il est entré dans l’Histoire que le capitalisme d’Etat a démontré sa nocivité et a conduit au désespoir de millions d’individus.
Le libéralisme est d’abord une philosophie politique dont les racines remontent à la Révolution Française de 1789 qui instaure la défense des droits individuels comme une nécessité absolue et exigeante. C’est ensuite une doctrine d’organisation économique qui découle de cette philosophie, s’appuyant sur la liberté d’entreprendre du citoyen sur un marché dont le bon fonctionnement est assuré par la libre concurrence. C’est ce que l’on appelle l’économie de marché. Le marché est le seul moyen pacifique de régler les conflits de répartition des ressources. L’alternative en est l’affrontement souvent guerrier. La liberté est le fondement de cette organisation de la société. Tout être vivant ne peut pas vivre lorsqu’il est privé de liberté. Il n’y a donc pas de « libéralisme d’Etat » supprimant la liberté individuelle. Il ne peut y avoir de libéralisme que démocratique. Combattre le libéralisme revient donc à combattre les acquis de 1789, ce qui prête à sourire lorsqu’on entend les critiques et les attaques les plus virulentes contre le libéralisme provenir des acteurs les plus à gauche de l’échiquier politique. La liberté du citoyen étant la pierre angulaire du libéralisme, il convient que ce même citoyen ne soit pas privé de cette liberté. Or, dans le fonctionnement du capitalisme comme du communisme, existent des menaces sur l’exercice de la liberté du citoyen. Dans le monde démocratique, l’Etat intervient pour assurer la réalité de cette liberté individuelle dans le strict respect de la liberté des autres. Dans le monde communiste, il faut bien convenir que la liberté du citoyen est sacrifiée au nom d’un égalitarisme hypothétique et futur appelé « la dictature du prolétariat ». La liberté du citoyen conduit, de façon naturelle, à la diversité sociale. Dans un système politique totalitaire, cette diversité est considérée comme une nuisance et la recherche forcenée de l’égalitarisme conduit alors, de façon également naturelle dans un monde à ressources limitées, à niveler la société par le bas.
Depuis l’évidence de l’échec magistral du communisme, tout homme politique devrait aujourd’hui être libéral s’il n’était pas oublieux de l’Histoire. Par contre, et contrairement à ce que Adam Smith prônait avec force, l’intérêt particulier ne coïncide que rarement avec l’intérêt général. C’est pour cela que l’Etat a un rôle à jouer dans un système libéral, pour mettre en œuvre une politique de redistribution qui n’entrave pas la liberté d’entreprendre et le fonctionnement des Services Publics. C’est en cela que le libéralisme devient une économie politique.
Le capitalisme est un système économique dans lequel la propriété des biens de production de richesses est dans les mains de quelques acteurs, la force de travail nécessaire au fonctionnement de ces biens de production étant fournie par ailleurs, par ce que l’on a pris l’habitude de nommer « les travailleurs ». Ces deux types d’acteurs attendent une rémunération de leur participation à la production de richesses, salaires pour les uns, rémunération du capital investi pour les autres. Il peut donc exister des « capitalismes d’Etat » lorsque les moyens de production sont nationalisés. La rémunération des moyens de production est alors constituée par les impôts prélevés sur les citoyens. Il existe également des « capitalismes démocratiques » lorsque la propriété des moyens de production est privée et que la rémunération du capital est obtenue par le versement d’intérêts. Il est entré dans l’Histoire que le capitalisme d’Etat a démontré sa nocivité et a conduit au désespoir de millions d’individus.
Le libéralisme est d’abord une philosophie politique dont les racines remontent à la Révolution Française de 1789 qui instaure la défense des droits individuels comme une nécessité absolue et exigeante. C’est ensuite une doctrine d’organisation économique qui découle de cette philosophie, s’appuyant sur la liberté d’entreprendre du citoyen sur un marché dont le bon fonctionnement est assuré par la libre concurrence. C’est ce que l’on appelle l’économie de marché. Le marché est le seul moyen pacifique de régler les conflits de répartition des ressources. L’alternative en est l’affrontement souvent guerrier. La liberté est le fondement de cette organisation de la société. Tout être vivant ne peut pas vivre lorsqu’il est privé de liberté. Il n’y a donc pas de « libéralisme d’Etat » supprimant la liberté individuelle. Il ne peut y avoir de libéralisme que démocratique. Combattre le libéralisme revient donc à combattre les acquis de 1789, ce qui prête à sourire lorsqu’on entend les critiques et les attaques les plus virulentes contre le libéralisme provenir des acteurs les plus à gauche de l’échiquier politique. La liberté du citoyen étant la pierre angulaire du libéralisme, il convient que ce même citoyen ne soit pas privé de cette liberté. Or, dans le fonctionnement du capitalisme comme du communisme, existent des menaces sur l’exercice de la liberté du citoyen. Dans le monde démocratique, l’Etat intervient pour assurer la réalité de cette liberté individuelle dans le strict respect de la liberté des autres. Dans le monde communiste, il faut bien convenir que la liberté du citoyen est sacrifiée au nom d’un égalitarisme hypothétique et futur appelé « la dictature du prolétariat ». La liberté du citoyen conduit, de façon naturelle, à la diversité sociale. Dans un système politique totalitaire, cette diversité est considérée comme une nuisance et la recherche forcenée de l’égalitarisme conduit alors, de façon également naturelle dans un monde à ressources limitées, à niveler la société par le bas.
Depuis l’évidence de l’échec magistral du communisme, tout homme politique devrait aujourd’hui être libéral s’il n’était pas oublieux de l’Histoire. Par contre, et contrairement à ce que Adam Smith prônait avec force, l’intérêt particulier ne coïncide que rarement avec l’intérêt général. C’est pour cela que l’Etat a un rôle à jouer dans un système libéral, pour mettre en œuvre une politique de redistribution qui n’entrave pas la liberté d’entreprendre et le fonctionnement des Services Publics. C’est en cela que le libéralisme devient une économie politique.
07 mai 2007
Paresseuse, la France ?
Lorsque l’on cherche des justifications dans les chiffres, on trouve toujours ceux qui vous conviennent ! La « paresse » des Français n’a jamais été un thème de la campagne, ni chez Sarkozy ni chez Royal. Par contre, le problème est la « quantité » de travail fournie par la France, d’une part parce que le nombre de chômeurs est trop élevé, d’autre part parce que le nombre d’heures travaillées est insuffisant (temps de travail faible, âge de la retraite avancé, nombre de retraités de plus en plus important). Mes propres sources de chiffres donnent les indications suivantes : en 2005, le temps de travail annuel s’établit à 617 h. en France, 677 h. en Allemagne, 736 h. en Espagne, 801 h. en Angleterre, 865 h. aux USA. On constate que les 40% d’écart entre la France et les USA correspondent exactement aux 40% d’écart entre les PIB par habitant de ces deux pays. En 1980, la France se situait au 5ème rang pour le PIB/habitant et au 17ème rang en 2005 (source OCDE). La croissance se mesure par la variation annuelle du PIB. Dans l’ensemble des pays occidentaux, seuls l’Italie et le Portugal ont une croissance inférieure à celle de la France (2,1% en 2005) (source INSEE).
On entend partout (en particulier chez les syndicats) que la productivité française est la meilleure du monde et qu’elle permet « d’absorber » les 35 heures. Nous venons de voir que la production totale est trop faible. Quant à la productivité horaire (quantité de travail fournie par heure et par travailleur), on trouve dans la littérature économique, les chiffres suivants :
Productivité horaire = 19,34 $ soit le 7ème rang des pays développés(Norvège : 28,15$).
Quant à l’antienne du « patrons tous pourris », en dehors de la démagogie grossière qu’elle porte, cette affirmation oublie le fait que la plus grande part de la production française et de l’emploi est due aux PME/TPE et que la très grande majorité des patrons de ces entreprises est compétente, intègre, et … en difficulté. Enfin, les grandes entreprises (du CAC 40) sont des entreprises qui réussissent sur le marché mondial et qui font, pour la majorité d’entre elles, la plus grande part de leur chiffre d’affaires en dehors de la France. Par contre, il est vrai de dire que ces entreprises perdent des parts de marché, ce qui signifie que « l’offre » n’est pas adaptée et qu’elle est moins performante que celle des concurrents. La France a donc deux problèmes majeurs : une production globalement insuffisante, une offre inadaptée (investissements et recherche insuffisants). Les Français ne sont pas paresseux : ils n’ont pas « inventé » les 35 heures dues à des technocrates idéologues parvenus au gouvernement. Par contre, globalement, la France est paresseuse et dépassée (ringarde ?).
On entend partout (en particulier chez les syndicats) que la productivité française est la meilleure du monde et qu’elle permet « d’absorber » les 35 heures. Nous venons de voir que la production totale est trop faible. Quant à la productivité horaire (quantité de travail fournie par heure et par travailleur), on trouve dans la littérature économique, les chiffres suivants :
Productivité horaire = 19,34 $ soit le 7ème rang des pays développés(Norvège : 28,15$).
Quant à l’antienne du « patrons tous pourris », en dehors de la démagogie grossière qu’elle porte, cette affirmation oublie le fait que la plus grande part de la production française et de l’emploi est due aux PME/TPE et que la très grande majorité des patrons de ces entreprises est compétente, intègre, et … en difficulté. Enfin, les grandes entreprises (du CAC 40) sont des entreprises qui réussissent sur le marché mondial et qui font, pour la majorité d’entre elles, la plus grande part de leur chiffre d’affaires en dehors de la France. Par contre, il est vrai de dire que ces entreprises perdent des parts de marché, ce qui signifie que « l’offre » n’est pas adaptée et qu’elle est moins performante que celle des concurrents. La France a donc deux problèmes majeurs : une production globalement insuffisante, une offre inadaptée (investissements et recherche insuffisants). Les Français ne sont pas paresseux : ils n’ont pas « inventé » les 35 heures dues à des technocrates idéologues parvenus au gouvernement. Par contre, globalement, la France est paresseuse et dépassée (ringarde ?).
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