Le lancement récent du LHC de Genève a mis les projecteurs de l’actualité sur la physique fondamentale. Or, celle-ci se trouve aujourd’hui dans un état proche de la confusion. Il y a près d’un siècle, les physiciens croyaient avoir expliqué le monde. Aujourd’hui, ils n’y comprennent plus rien et se contentent d’appliquer des règles dont ils ne comprennent pas la signification. En cosmologie, seule une infime partie du contenu de l’Univers nous est perceptible, 90% de ce contenu étant un incompréhensible mystère : il existe mais on ne sait pas de quoi il s’agit. Dans le monde microscopique, le comportement des particules subatomiques est, lui aussi, devenu incompréhensible. Ces particules ont des comportements étranges que la physique arrive à décrire mais dont elle est incapable d’expliquer la raison et la cause. Par exemple, la physique quantique se contente de décrire la dualité onde/particule sans pouvoir expliquer les raisons de ce phénomène. Il en est de même pour la non-localité ou « l’effondrement de la fonction d’onde ». Ces comportements n’existent pas dans le monde macroscopique qui est le nôtre sans que l’on sache vraiment pourquoi. Cela conduit les physiciens à des manipulations mathématiques, telle la « renormalisation », pour que le résultat de leurs équations coïncide avec les observations. C’est un peu ce qu’avait fait Einstein lorsqu’il introduisit sa constante cosmologique dans ses équations de la Relativité Générale. Mais il eut la lucidité de reconnaître que c’était là « la plus grande erreur de sa vie ». Cela conduit au mieux les physiciens à accepter sans comprendre et au pire à sombrer dans un ésotérisme qui ressemble davantage aux élucubrations de la science-fiction et qui ne convainc pas grand monde, comme de déduire « mathématiquement » que le monde que nous connaissons n’existe que parce que nous le regardons (c’est l’explication donnée à l’effondrement de la fonction d’onde). Ces physiciens tombent dans un jeu pervers qui consiste à avancer des hypothèses qui resteront à jamais invérifiables. Devant de tels comportements, Einstein doit se retourner dans sa tombe ! Enfin, comme la physique ne sait pas expliquer pourquoi ces particules (dites élémentaires) sont ce qu’elles sont, les physiciens ont « inventé » une théorie dite des cordes (ou des supercordes) qui restera non falsifiable et non vérifiable. Or une vraie théorie doit être falsifiable, c’est-à-dire que l’on doit avoir la possibilité de démontrer qu’elle est éventuellement fausse ; elle doit être vérifiable, c’est-à-dire qu’elle doit permettre de faire des prévisions susceptibles d’être testées par l’expérience. Tout ce que la théorie des cordes ne permettra jamais. La situation est donc la suivante : nous ne comprenons pas l’Univers, nous ne savons pas clairement comment se comporte un atome, nous ne comprenons pas le monde subatomique. Dans l’infiniment grand comme dans l’infiniment petit s’installe la confusion. Le LHC ne supprimera pas cette confusion. Tout ce qu’on peut en attendre est la vérification d’une hypothèse de la physique des particules sur la façon dont celles-ci acquièrent leur masse. Peut-être aura-t-on quelques lumières sur les raisons qui ont donné la priorité à la matière sur l’anti-matière. Rien de plus.
Au 19ème siècle et au début du 20ème siècle, la science triomphante a obligé la religion à abandonner sa propre explication du monde pour accepter celle des physiciens. L’Église acceptait enfin Galilée. Et c’est au moment où la science perd pied et où son interprétation du monde devient hésitante, voire confuse, que l’on voit ressurgir le fondamentalisme dans pratiquement toutes les religions avec un retour aux anciennes croyances, tels le créationnisme ou l’hypothèse du « dessein intelligent » aux Etats-Unis ou l’islamisme radical musulman. Ce n’est vraisemblablement pas un hasard.
La parallaxe est une différence de vision qui se crée lorsque l’on regarde depuis deux points de vue différents. Un point de vue unique fait courir le risque d’une appréciation partielle relevant du politiquement correct. En portant un regard différent, on peut alors percevoir des aspects cachés du monde. Regarder, écouter, et chercher un point de vue décalé peut parfois faire mieux comprendre le monde et le jeu des hommes.
14 septembre 2008
12 septembre 2008
Le cimetière des éléphants
Mitterand a pris le parti socialiste avant de prendre la France, De Gaulle a pris la France en se moquant totalement des partis politiques. Le trait commun entre ces deux hommes (entre autres) est qu’ils ont été ressentis immédiatement comme étant des leaders habités, certes d’une ambition, mais surtout d’une véritable vision pour la France. Aujourd’hui, nous assistons au triste spectacle d’un parti socialiste encombré d’ambitions personnelles et mortifères mais sans aucun leader naturel. Comme il n’y a qu’un tout petit pas entre l’ambition politicienne et les combinaisons, le Parti Socialiste nous offre le même spectacle que nous a donné l’ensemble des partis politiques de la IVème République. Alliances de circonstances et éphémères, intérêts personnels primant sur l’intérêt national, combinaisons politiciennes et contre-nature, reniements de convictions, on sait où cela a mené la IV ème République : à son effondrement et sa disparition. Les mêmes causes produisant, la plupart du temps, les mêmes effets, il est à craindre qu’il en soit de même pour le Parti Socialiste d’aujourd’hui. Sa disparition n’est pas certaine, elle n’est sûrement pas souhaitable. Mais il est évident que ce parti, miné par des guerres picrocholines malgré des discours hypocrites sur le nécessaire rassemblement, n’est pas actuellement un parti de gouvernement. Contrairement à son discours répétitif, le Parti n’est pas riche de personnalités, il est rongé par des ambitions personnelles égoïstes. Discuter à longueur d’interviews pour savoir s’il faut un secrétaire général du parti qui soit ou non un futur candidat à la Présidence de la République n’est qu’un faux-semblant de raisonnement pour essayer de justifier l’injustifiable. Si le Parti ne possède pas de leader naturel qui s’impose à tous, alors toutes ses combinaisons ne le porteront sûrement pas au pouvoir. Nicolas Sarkozy peut dormir tranquille, sa réélection est assurée car elle se construira sur le cimetière des éléphants du Parti Socialiste.
29 août 2008
L’addiction électronique
Ils ont à peine dix-huit mois. Déjà, ils savent allumer la télévision et utiliser le téléphone. Ils regardent une vidéo avec attention et sont capables de la réclamer tout en allumant le lecteur de DVD. Ceux qui ont dix ans savent parfaitement naviguer sur Internet. Mes petits-enfants font partie d’une nouvelle civilisation. Pour ma part, je n’ai su me servir d’un téléphone qu’à l’âge de 12 ans. Les statistiques américaines fournissent des chiffres qui laissent rêveur : les enfants de moins de 21 ans ont passé 20.000 heures devant la télévision, 10.000 heures au téléphone, 10.000 heures devant des jeux vidéo, ont envoyé et reçu 250.000 courriels. 70% des enfants de moins de 4 ans ont utilisé un ordinateur. Aujourd’hui, le monde virtuel, invention des adultes, dévaste le monde des enfants. Plus les adolescents se perdent sur Internet, moins ils parlent. Nous vivons dans une société de communication qui a supprimé la parole et, dans les cas les plus graves, le contact avec l’environnement. L’addiction constatée n’est pas différente d’un autisme « électronique ». La relation avec les parents se distend jusqu’à disparaître, surtout lorsque la démission de ces derniers favorise cet anéantissement dans le virtuel. L’excuse de l’exutoire à la violence est un bel exemple de langue de bois. Permettre aux enfants de laisser exprimer leur violence dans le monde virtuel n’a jamais empêché que certains l’expriment dans la vraie vie comme s’ils participaient encore à un jeu sans réelles conséquences. Le virtuel plongent les enfants dans un monde réversible qui déresponsabilise complètement puisque tout peut être effacer et qu'à tout moment il est possible de revenir au point de départ. Il ne faut pas s’étonner de voir certains d’entre eux utiliser des armes à feu contre les pompiers ou les forces de l’ordre. Et les dégâts sur le psychique de ceux qui ne franchissent pas « la ligne blanche » n’ont jamais été sérieusement mesurés, car il est difficile d’analyser la relation de cause à effet. Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Mais comment imaginer qu’un enfant qui passe la moitié de ses journées à exterminer virtuellement ses semblables ressorte de cette expérience sans dégât ? Il a fallu de nombreuses années pour arriver à limiter l’influence des fabricants de tabac dont le marketing n’avait pour but que de créer l’addiction chez les plus jeunes pour générer d’énormes profits grâce aux adultes. La situation est exactement la même avec les producteurs de jeux virtuels. Les enfants sous addiction électronique deviennent des adultes qui se perdent dans les mondes virtuels comme « Second Life » (en 2006, MySpace a reçu 60 millions de visiteurs) et qui préfèrent correspondre par téléphone portable plutôt que directement. La distance leur sert d’écran protecteur … au détriment de leur intimité qu’ils n’hésitent pas, par ailleurs, à exposer aux oreilles étrangères qui les entourent lorsqu’ils communiquent dans la rue ou les transports en commun. Les techniques informatiques et de communication ont profondément modifié le fonctionnement du monde. Mais toutes les inventions humaines ont fait naître des falsificateurs dévoyant celles-ci en utilisations dangereuses dans le seul but de profits importants et rapides. Accrocher les enfants par l’intermédiaire de jeux vidéo ou de pages « web » relève du même objectif.
24 août 2008
Médaille d’or et dérision
Les jeux olympiques de Pékin se terminent (enfin !!). Chacun rentre chez soi en faisant le compte de ses médailles. Et chacun de ces bibelots, tout important et symbolique qu’il soit pour le sportif qui le possède, restera un témoignage d’un nationalisme exacerbé dont ces jeux auront été l’apothéose. La Chine (je ne parle pas des chinois) a définitivement enterré « l’esprit olympique » (s’il a jamais existé) pour le remplacer par l’expression d’un nationalisme vindicatif et truqueur. Certes, le marquis de Coubertin n’était pas un parangon de démocrate, mais il a dû mourir une seconde fois devant le spectacle de ces jeux : entraînement de (trop) jeunes athlètes relevant de la torture, déplacement de population, truquage des images vidéo, mensonge sur l’âge des sportifs, censure de l’information, et tout ce que l’avenir dévoilera encore. Décidément, le CIO n’est plus capable de remplir sa mission et les considérations financières ont eu raison de toute déontologie sportive. Il n’y a plus que les athlètes pour croire encore dans ces jeux qui sont devenus une foire commerciale et nationaliste. La Chine (je ne parle pas des chinois) a, incontestablement, remporté non seulement le plus grand nombre de hochets mais surtout la médaille d’or de l’hypocrisie. Plus vite, plus haut, plus loin, certes. Mais le marquis faisait allusion aux performances sportives et non pas aux étalages financiers et chauvins. Certes, à partir du moment où le CIO a supprimé la compétition entre individus pour la remplacer par la compétition entre équipes nationales, voire entre nations, la dérive cocardière était inévitable. Mais d’inévitable, elle est devenue excessive. Et donc, comme tout ce qui est excessif, dérisoire.
17 août 2008
À l’Est, rien de nouveau !
En Mars 1938, Hitler envahit et annexe l’Autriche, de Septembre 1938 à Mars 1939 il annexe le protectorat de Bohème et de Moravie, en Septembre 1939 le 3ème Reich envahit la Pologne et tout cela sous les yeux des occidentaux qui restent sans réaction, tétanisés par la pusillanimité. On sait ce à quoi cette absence de courage a conduit. Mais les leçons de l’histoire sont toujours gênantes. Aujourd’hui, nous assistons à l’invasion d’un pays souverain et démocratique par la Russie de Poutine qui, après avoir détruit l’Afghanistan et ravagé la Tchétchénie sous de fallacieux prétextes, s’apprête à annexer la Géorgie sous les regards embarrassés des occidentaux qui, de rodomontades en rodomontades, laissent finalement la Russie faire la loi dans ce pays. Sarkozy à Tbilissi et Moscou fait résonner dans les mémoires Chamberlain à Munich. Poutine est un dictateur sanguinaire, digne successeur de Staline qui, protégé par l’impérieux besoin ressenti par l’Occident du gaz russe, se permet tous les crimes contre l’humanité pour asseoir son impérialisme sanglant, n'hésitant pas à se parer de la qualité de soi-disant casques bleus pour légitimer son invasion. L’imbécillité criminelle du Président de Géorgie ne peut légitimer cette invasion. Qui aura le courage de le dire ?
13 août 2008
Une brêve … comparaison
Dans son édition du 27 Juillet dernier, Le Monde expliquait les états d’âme des militants du Labour du Royaume Uni. Ces militants, nous dit-on, sont consternés de voir leur parti « englué dans une analyse introspective effectuée par ses hiérarques », de constater que cette analyse ne fait que déboucher « sur une liste des courses », de regretter de voir que la préoccupation essentielle du Labour est, comme toujours, la préparation « de son traditionnel congrès » et que « les militants du Labour se réunissent à huis clos pour établir le programme du Parti ». Ne croirait-on pas que l’on parle du Parti Socialiste Français ? Décidément, les vieux partis politiques ont besoin d’un sérieux coup de jeune !!
12 août 2008
Un éternel retour
La politique est l’art de gouverner les hommes. Il n’y a pas de politique universelle puisque les hommes ne constituent pas un ensemble unique et homogène. De tout temps, ils se sont rassemblés en groupes distincts, depuis le clan, la tribu, jusqu’à la nation et la communauté de nations, ce que les historiens nomment une civilisation, groupements humains partageant un lieu géographique plus ou moins étendu, une identité artistique, un ensemble de règles de vie en commun, souvent des croyances ou une religion. Il y a donc eu, pendant des siècles, autant de politiques que de communautés, chacune d’elles se distinguant des autres par le choix des valeurs et des perceptions de l’environnement différents, par ses projets de développement. Le monde a fonctionné et évolué par l’intermédiaire des échanges qui se sont institués entre les communautés, que d’aucun appelle les peuples. Ces échanges furent, le plus souvent, agressifs et violents. Deux grandes classes d’échanges peuvent se distinguer nettement : la guerre (sous toutes ses formes : batailles rangées, invasions, croisades, …) et le commerce (dans tous ses aspects : produits, services, finance, hommes, idées, …). Ces rapports ont permis à certains groupes de prendre l’ascendant sur d’autres, de les assimiler, voire de les exterminer. Ils ont été les vecteurs principaux des changements et c’est par eux que les communautés humaines sont passées du stade du clan à celui de nation. Avec le temps, les échanges commerciaux sont devenus de plus en plus prépondérants. Peut-être parce qu’ils sont apparus très vite comme beaucoup plus efficaces que la guerre pour tenter de dominer les autres peuples ! Les différentes colonisations en sont une belle démonstration. Ce qu’aujourd’hui on appelle mondialisation (ou globalisation) est l’extension à la planète entière de l’hégémonie des échanges commerciaux et, parmi ceux-ci, des échanges financiers. Nous sommes passés (assez brusquement) d’une politique de civilisation (au sens donné par E. Morin) centrée sur la communauté à une politique de gestion du profit centrée sur les flux, essentiellement financiers. C’est ce que l’on peut appeler une politique capitalistique de civilisation. C’est aussi une machine sans morale qui s’emballe, créant des distorsions de plus en plus grandes entre les peuples et donc des tensions de plus en plus nombreuses et dangereuses. La guerre avait ses lois (et donc ses crimes). L’hégémonie financière n’a pas de lois ; il lui reste les crimes. Les crises de tous ordres se multiplient (financière, énergétique, alimentaire, écologique, climatique, de fonctionnement, morale, …) et rien ne semble pouvoir freiner un processus qui nous conduit vers une nouvelle recrudescence des conflits. Ainsi, le monde des hommes est passé du stade du clan et des guerres à celui des nations avec leurs guerres et leur commerce, puis à celui espéré des nations et du seul commerce, pour revenir peu à peu, il faut le craindre, à celui des nations et de la guerre. Ce qui s’est passé en Tchétchénie et ce qui se passe aujourd’hui en Géorgie, en Irak ou en Afghanistan en est une preuve flagrante. Le cycle est bouclé ! À ceci près que l’arme nucléaire et l’attentat suicide ont remplacé le javelot…
10 août 2008
De l’art de compliquer
Avez-vous lu le dernier ouvrage de J.F. Kahn, intitulé « Où va-t-on, comment on y va ? », portant en sous-titre l’amusante formule « Théorie du changement par recomposition des invariances » ! Que dit cet ouvrage avec, faut-il le dire, une assez forte propension à la redite ? Que, finalement, la « rupture » n’existe pas et que ceux qui s’y réfèrent sont des illusionnistes. Tout processus ne peut accepter que des évolutions à la marge qui préservent le corpus de son organisation de base. C’est le sens de l’oxymore du sous-titre de l’ouvrage qui agglomère changement et invariance. Le sens véritable de cet ouvrage est, à la fois, caché et transparent. Personne ne doute, en effet, de l’anti-sarkozysme de l’auteur. Et l’étendard du Président de la République est, précisément, la « rupture ». Voilà donc un ouvrage de trois cent soixante dix pages pour nous dire que Nicolas Sarkozy est un falsificateur. Etait-ce vraiment nécessaire ? Quelqu’un a dit que ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Voici deux exemples tirés de l’ouvrage en question : « Ce que dit l’évolution c’est la nécessité de rester soi pour devenir autre mais un autre soi qui ne soit pas un autre que soi » ! Ou encore (accrochez-vous bien !) : « La prise de conscience par une œuvre de la nature de la façon dont la nature œuvre indique que ce retour de la conséquence sur la cause et sur elle-même, et donc sur la dynamique qui a permis de passer de la cause à la conséquence, ne saurait permettre à la conséquence de s’émanciper du processus grâce auquel elle s’est découverte comme conséquence d’une cause » !! Tout ça pour dire que l’évolution se fait nécessairement à partir de l’existant et que le discours politique est toujours manichéen. Il doit falloir un certain talent pour être capable de construire des phrases aussi compliquées pour dire des choses aussi simples. C’est ce qui doit faire la différence entre le journaliste et l’écrivain.Que voulez-vous, tout le monde ne s'appelle pas Henri Calet ou François Mauriac !
25 juillet 2008
Inconséquence
Les Français sont décidément inconséquents. Il faut dire que l’exemple vient de haut. Que n’a-t-on entendu, sur les bancs de l’Assemblée et de l’opposition, à chaque discussion budgétaire, qu’il était absolument indispensable d’augmenter le budget de l’Éducation Nationale ou de tout autre service public en sacrifiant un porte-avion ou la réalisation d’un nouveau char, en faisant les économies nécessaires sur le budget militaire, à une époque où la guerre froide étant morte, il n’était plus nécessaire d’entretenir une armée !! Et voilà que le gouvernement et le Président de la République engagent un vaste effort d’économies sur le budget militaire en supprimant plusieurs dizaines de régiments et 50.000 postes environ, en regroupant des unités pour réaliser des économies logistiques et administratives. Que croyez-vous qu’il se passe ? On n’entend plus que récriminations et condamnations, maires des communes concernées en tête, suivis de toute l’opposition socialiste. Il est vrai que cette dernière a voté contre une réforme constitutionnelle qu’elle avait elle-même demandée et à laquelle a participé un de ses membres éminents. Elle n’est donc pas à une contradiction polémique près. Un parti qui conçoit ainsi la politique de la nation ne peut, en aucun cas, prétendre être un parti de gouvernement. La démocratie ne peut fonctionner qu’à la condition que les élus soient à la hauteur de leur tache. Il est grand temps que Messieurs F. Hollande et J.M Ayrault passent la main pour que vive un Parti Socialiste modernisé et responsable.
15 juillet 2008
Un état des lieux
Les hommes étaient 1 milliard en 1800. Ils seront 9 milliards en 2050. L’espèce humaine est en pleine expansion. Elle envahit la planète et cette invasion se fait au détriment des espèces qui, pour beaucoup d’entre elles, étaient présentes bien avant l’homme. Les espèces en danger ou en voie de disparition sont invraisemblablement nombreuses. La liste qui suit n’est pas exhaustive mais elle est inquiétante :
Le bar sauvage, le saumon sauvage, les 27 espèces d’esturgeon, le thon rouge, la baleine bleue, la baleine à bosse, la baleine blanche (le béluga), la baleine franche, le dauphin des rivières (le botosse), le narval, le rhinocéros noir, le rhinocéros blanc, le rhinocéros de Sumatra, le lamantin (le dugong), l’orang-outan, le gorille, le bonobo, le panda géant, le petit panda, les 32 espèces de lémuriens de Madagascar, le tigre, le tigre blanc, le tigre de Sibérie, le lion, le guépard, le léopard (la panthère), la panthère nébuleuse (léopard tacheté), le léopard des neiges, le jaguar, l’ours brun, le grizzli, l’ours blanc (à cause de la fonte de la banquise), l’ours des Pyrénées (disparu), le bison, la praire, la loutre, la loutre de mer, le castor, l’éléphant, le loup gris, le loup de Tasmanie (disparu depuis 20 ans), l’aigle royal, le faucon crécerelle, le gypaète barbu, le crapaud doré (disparu en 2000), le quetzal royal, les coraux, l’oryx, l’ours brun à collier, le phoque moine, l'ocelot, le vison, le caméléon, le koala, le cabillaud, le manchot, le merlu, le merlan, le requin bleu, le requin pèlerin, le phoque gris, le triton crêté, la salamandre, le dragon de Comodo, le protèle, la grande outarde, la loutre géante, le loup à crinière, la poule coco de Rennes, l'ortolan, l'écureuil roux, le milan royal, le dauphin de Chine (disparu), le python de Birmanie, l'effraie, la limule, la grue du Japon, la grenouille dendrobate, le hérisson, la bernache néné, l’outarde(disparue), l’hirondelle, le martinet, la perdrix grise, l'ours à lunette, le caméléon de Jackson, la tortue luth à carapace de cuir, le faisan de wallich, le cerf des marais (du père David), l'érismature (canard) à tête blanche, le aye-aye, l'éléphant de mer austral, l'otarie à fourrure, le géco (de l'île ronde), le tamarin lion, le tapir, le crabe des cocotiers, le kiwi, le macareux moine, le pigeon rose, l'antilope addax, le canard mandarin, le flamand rouge des caraïbes, la mygale, le vautour moine, le vautour des Pyrénées, l'hippocampe, le calao, l'axolotl, le lion d'Asie, le cheval de Przewalski, la conure à gros bec, le perroquet gris d'Afrique, l’aras bleu, l'escargot partula, le boa de Cuba, le pélican frisé, la roussette de Rodrigues, le cacatoès des Philippines, le lion de mer de Nouvelle Zélande, le maquis, la raie d'eau douce, le dauphin de Commerson, le crotale diamant, le ouistiti à tête jaune, le requin baleine, le lycaon, la tortue étoilée, le singe araignée, la limule, le tigre de Tasmanie (disparu), la souris à miel, le bandicoot, le noumbaat, le walabi, le rat kangourou à long nez, le bilbise, le grand duc, le caïman noir, le lynx pardelle, l'ours paresseux, l'ours des cocotiers, le fossa, le condor des Andes, l'uruhbu, le pygargue, l'aigle impérial, l'aigle royal, le circaète, le coq de bruyères, l'oie naine, le narval, le morse, le bœuf musqué, le puma, le cougard de Floride, la tortue marine caretta-caretta, le caracaras, la hyène brune, le gavial, le porc noir gascon, le chameau, le bouquetin des Pyrénées, l’hippopotame, le grand hamster d’Alsace, 40 % des 18.000 espèces de poissons soit 7200 espèces, le dodo (disparu) et bien d'autres encore !!
Force est de constater que la diversité biologique de la planète s'appauvrit à un rythme sans précédent. Les études les plus dignes de foi ont montré qu’environ 16.000 espèces sont menacées d'extinction, chiffre sous-estimé car seule une petite partie des espèces connues ont fait l'objet d'une évaluation. En résumé, 90% des grands poissons pélagiques ont déjà disparu et 50% des espèces auront vraisemblablement disparu en 2050. Aujourd’hui, un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens, 70% des plantes sont menacés. Tout cela à cause de la déforestation (150.000 km2/an dans la forêt d'Amazonie), de l'urbanisation, du braconnage, de l'agriculture, des incendies volontaires, de la pollution urbaine, industrielle et maritime, des marées noires, du déballastage, de la sur-pèche, du tourisme, des barrages hydroélectriques, et des conséquences du réchauffement climatique. Et tout le monde s’en fout !! L’Homme est une toute petite partie de l’arbre de la vie. Il appartient au domaine des eucaryotes, au règne des animaux, au phylum des cordés (à colonne vertébrale), à l’embranchement des vertébrés, à la classe des mammifères, à l’ordre des primates, à la famille des hominidés, au genre « homo », et à l’espèce « sapiens ». Une toute petite partie mais qui détruit ce qui lui a permis d’exister. Préparons-nous à raconter à nos petits-enfants ce qu’étaient un tigre ou un mélèze, ce qu’était un monde où l’on entendait le chant des oiseaux, où les forêts n’étaient pas constituées uniquement de palmiers à huile !
Le bar sauvage, le saumon sauvage, les 27 espèces d’esturgeon, le thon rouge, la baleine bleue, la baleine à bosse, la baleine blanche (le béluga), la baleine franche, le dauphin des rivières (le botosse), le narval, le rhinocéros noir, le rhinocéros blanc, le rhinocéros de Sumatra, le lamantin (le dugong), l’orang-outan, le gorille, le bonobo, le panda géant, le petit panda, les 32 espèces de lémuriens de Madagascar, le tigre, le tigre blanc, le tigre de Sibérie, le lion, le guépard, le léopard (la panthère), la panthère nébuleuse (léopard tacheté), le léopard des neiges, le jaguar, l’ours brun, le grizzli, l’ours blanc (à cause de la fonte de la banquise), l’ours des Pyrénées (disparu), le bison, la praire, la loutre, la loutre de mer, le castor, l’éléphant, le loup gris, le loup de Tasmanie (disparu depuis 20 ans), l’aigle royal, le faucon crécerelle, le gypaète barbu, le crapaud doré (disparu en 2000), le quetzal royal, les coraux, l’oryx, l’ours brun à collier, le phoque moine, l'ocelot, le vison, le caméléon, le koala, le cabillaud, le manchot, le merlu, le merlan, le requin bleu, le requin pèlerin, le phoque gris, le triton crêté, la salamandre, le dragon de Comodo, le protèle, la grande outarde, la loutre géante, le loup à crinière, la poule coco de Rennes, l'ortolan, l'écureuil roux, le milan royal, le dauphin de Chine (disparu), le python de Birmanie, l'effraie, la limule, la grue du Japon, la grenouille dendrobate, le hérisson, la bernache néné, l’outarde(disparue), l’hirondelle, le martinet, la perdrix grise, l'ours à lunette, le caméléon de Jackson, la tortue luth à carapace de cuir, le faisan de wallich, le cerf des marais (du père David), l'érismature (canard) à tête blanche, le aye-aye, l'éléphant de mer austral, l'otarie à fourrure, le géco (de l'île ronde), le tamarin lion, le tapir, le crabe des cocotiers, le kiwi, le macareux moine, le pigeon rose, l'antilope addax, le canard mandarin, le flamand rouge des caraïbes, la mygale, le vautour moine, le vautour des Pyrénées, l'hippocampe, le calao, l'axolotl, le lion d'Asie, le cheval de Przewalski, la conure à gros bec, le perroquet gris d'Afrique, l’aras bleu, l'escargot partula, le boa de Cuba, le pélican frisé, la roussette de Rodrigues, le cacatoès des Philippines, le lion de mer de Nouvelle Zélande, le maquis, la raie d'eau douce, le dauphin de Commerson, le crotale diamant, le ouistiti à tête jaune, le requin baleine, le lycaon, la tortue étoilée, le singe araignée, la limule, le tigre de Tasmanie (disparu), la souris à miel, le bandicoot, le noumbaat, le walabi, le rat kangourou à long nez, le bilbise, le grand duc, le caïman noir, le lynx pardelle, l'ours paresseux, l'ours des cocotiers, le fossa, le condor des Andes, l'uruhbu, le pygargue, l'aigle impérial, l'aigle royal, le circaète, le coq de bruyères, l'oie naine, le narval, le morse, le bœuf musqué, le puma, le cougard de Floride, la tortue marine caretta-caretta, le caracaras, la hyène brune, le gavial, le porc noir gascon, le chameau, le bouquetin des Pyrénées, l’hippopotame, le grand hamster d’Alsace, 40 % des 18.000 espèces de poissons soit 7200 espèces, le dodo (disparu) et bien d'autres encore !!
Force est de constater que la diversité biologique de la planète s'appauvrit à un rythme sans précédent. Les études les plus dignes de foi ont montré qu’environ 16.000 espèces sont menacées d'extinction, chiffre sous-estimé car seule une petite partie des espèces connues ont fait l'objet d'une évaluation. En résumé, 90% des grands poissons pélagiques ont déjà disparu et 50% des espèces auront vraisemblablement disparu en 2050. Aujourd’hui, un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens, 70% des plantes sont menacés. Tout cela à cause de la déforestation (150.000 km2/an dans la forêt d'Amazonie), de l'urbanisation, du braconnage, de l'agriculture, des incendies volontaires, de la pollution urbaine, industrielle et maritime, des marées noires, du déballastage, de la sur-pèche, du tourisme, des barrages hydroélectriques, et des conséquences du réchauffement climatique. Et tout le monde s’en fout !! L’Homme est une toute petite partie de l’arbre de la vie. Il appartient au domaine des eucaryotes, au règne des animaux, au phylum des cordés (à colonne vertébrale), à l’embranchement des vertébrés, à la classe des mammifères, à l’ordre des primates, à la famille des hominidés, au genre « homo », et à l’espèce « sapiens ». Une toute petite partie mais qui détruit ce qui lui a permis d’exister. Préparons-nous à raconter à nos petits-enfants ce qu’étaient un tigre ou un mélèze, ce qu’était un monde où l’on entendait le chant des oiseaux, où les forêts n’étaient pas constituées uniquement de palmiers à huile !
13 juillet 2008
Ils se trompent toujours !
Le Parti Socialiste s’élève contre la présence du Président Syrien en France à l’occasion des fonds baptismaux de l’Union pour la Méditerranée. Une fois de plus, les socialistes se trompent, emportés dans une polémique systématique avec Nicolas Sarkozy. Certes, le Président Syrien n’est pas un homme de bonne compagnie. Mais aucune paix ne pourra jamais s’instaurer au Moyen-Orient si la Syrie n’est pas partie prenante. Tout le monde le sait. La « real-politique » n’a pas toujours une odeur de sainteté mais, lorsque la paix et la vie de millions de Palestiniens et d’Israéliens sont en jeux, seuls les résultats comptent vraiment. Traverser l’infestation est le prix à payer pour déboucher enfin dans un monde apaisé et ceux qui tentent la traversée ont plus de mérite que ceux qui restent sur le bord en ricanant. Seuls, les socialistes (j’oublie les autres partis d’opposition sans importance : les communistes, les verts, …) ne comprennent pas cela.
09 juillet 2008
Qu’est-ce que je voulais dire ?
Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais parlé de moi dans ce blog. Je trouvais cela un peu indécent. Et j’étais (je suis encore) persuadé que mes problèmes n’intéressaient personne. Pourquoi alors écrire ces lignes ? La notion de temps est mystérieuse. Même les physiciens, qui ne peuvent vivre sans cette notion, ne savent pas très bien de quoi ils parlent quand ils évoquent ce concept étroitement et étrangement intriqué avec celui d’espace. Ce que je sais (je ne suis pas le seul) c’est que le temps mesuré par les horloges n’a pas grand-chose de commun avec le temps psychique ressenti. Lorsque (et de plus en plus souvent) j’appelle mes souvenirs à mon secours pour supporter la vie, j’ai la sensation qu’ils appartiennent à un passé tellement proche que je m’étonne d’en être sorti. En fait, je ressens deux sentiments quelque peu contradictoires. J’ai, à la fois, l’impression que ce passé est tout juste d’hier et que je l’ai traversé sans me rendre suffisamment compte de la valeur qu’il avait au moment où je l’ai vécu. Lorsque je regarde mes petits-enfants, je ne peux m’empêcher de penser qu’ils ne se rendent pas compte de la richesse du temps qu’ils sont en train de vivre. Comment leur faire comprendre ? Le subjectif nostalgique du grand-père a peu de poids devant l’effervescence prodigue de l’enfance. Que n’ai-je retenu ce sable aurifère qui coulait entre mes doigts et dont je n’ai pas vu les paillettes ? Aussi justifiée soit l’ardeur qu’ils mettent dans leurs discours, lorsque des gens me parlent de leur métier avec ou sans enthousiasme, je ne peux m’empêcher de le trouver dérisoire, un peu comme si c’était eux qui passaient à côté de l’essentiel. Encore faut-il savoir où il se cache ! Je vis aujourd’hui un temps où les projets sont moins nombreux que les souvenirs. Et je constate, avec étonnement, les effets du temps, visibles et cachés, qui rapprochent l’horizon de mon avenir. Mon espace-temps personnel se rétrécit, contrairement à l’espace-temps cosmologique qui bénéficie d’une énergie mystérieuse lui permettant une expansion permanente. L’avenir se précise, alors que le passé s’estompe. Ça me rappelle cet acteur connu … comment s’appelle-t-il déjà ? … Mais si, vous savez bien ! Il jouait dans ce film dont le titre m’échappe, qui se passait à … dans cette station balnéaire bien connue ! Vous voyez bien de qui je parle ! Mais … qu’est-ce que je voulais dire ?
07 juillet 2008
A la manière de ...
Le scorpion et la grenouille
Un scorpion, habité de morbides pensées,
De fort mauvaise humeur
Et prêt à tout dépenser
Sortit de son repaire en quête du bonheur.
Allant de-ci de-là, sa promenade
Fut arrêtée par le cours d'un ruisseau.
Or, le cœur battant la chamade,
Il n'osait se jeter à l'eau.
La vie, se dit-il,
Est bien difficile.
Elle ne vaut point d'être vécue
Si, à chaque moment, on se trouve déçu.
Sur le point qu'il était de retourner bredouille
Ne voulant endurer les angoisses d'un bain,
C'est alors que, dans l'herbe, il vit une grenouille
Faisant des moucherons véritable festin.
Mon amie, lui dit-il, à travers cette eau vive,
Pourriez-vous me porter jusqu'à l'autre rive ?
Du tout, je ne saurais
Répondit la reinette.
Qui me garantirait
Qu'étant votre estafette
Après être monté sur mon échine
Vous n'y planteriez point votre mortelle épine ?
Me prenez-vous pour un fou ?
Bougonna le scorpion.
Si, de mon dard, je vous piquais
Sitôt vous couleriez
Et, sur votre dos accroché
Du même temps, je me noierais.
Convaincue par cet argument
La grenouille accepta d'accomplir le transport.
Mais au milieu du gué, bien évidemment,
Repris par ses idées de mort,
Le scorpion piqua la grenouille.
Sans avoir le temps de dire "ouille",
Par le fond, elle coula aussitôt
Entraînant le scorpion dans les flots.
A croire que chacun
Avec raison se comportera,
Les plus grands risques
On encourra.
Un scorpion, habité de morbides pensées,
De fort mauvaise humeur
Et prêt à tout dépenser
Sortit de son repaire en quête du bonheur.
Allant de-ci de-là, sa promenade
Fut arrêtée par le cours d'un ruisseau.
Or, le cœur battant la chamade,
Il n'osait se jeter à l'eau.
La vie, se dit-il,
Est bien difficile.
Elle ne vaut point d'être vécue
Si, à chaque moment, on se trouve déçu.
Sur le point qu'il était de retourner bredouille
Ne voulant endurer les angoisses d'un bain,
C'est alors que, dans l'herbe, il vit une grenouille
Faisant des moucherons véritable festin.
Mon amie, lui dit-il, à travers cette eau vive,
Pourriez-vous me porter jusqu'à l'autre rive ?
Du tout, je ne saurais
Répondit la reinette.
Qui me garantirait
Qu'étant votre estafette
Après être monté sur mon échine
Vous n'y planteriez point votre mortelle épine ?
Me prenez-vous pour un fou ?
Bougonna le scorpion.
Si, de mon dard, je vous piquais
Sitôt vous couleriez
Et, sur votre dos accroché
Du même temps, je me noierais.
Convaincue par cet argument
La grenouille accepta d'accomplir le transport.
Mais au milieu du gué, bien évidemment,
Repris par ses idées de mort,
Le scorpion piqua la grenouille.
Sans avoir le temps de dire "ouille",
Par le fond, elle coula aussitôt
Entraînant le scorpion dans les flots.
A croire que chacun
Avec raison se comportera,
Les plus grands risques
On encourra.
04 juillet 2008
Ça y est, ça commence !
« Ça y est, ça commence » sont les premières paroles d’Ingrid Bétancourt lors de la conférence de presse tenue à l’Elysée le jour de son retour en France. Cela prouve le décalage entre la dignité de cette femme, otage pendant plus de 6 ans en pleine brousse et soumise aux humiliations les plus ignobles, et la soif journalistique et médiatique de la recherche du scandale. Rien n’a suffisamment de dignité et d’émotion qui puisse empêcher les médias de trouver la trace du soupçon de l’éventualité du scandaleux. Toute cette conférence de presse a montré à l’envi le décalage énorme entre la dignité d’une femme ayant traversé la pire des épreuves et l’attitude de ceux que F. Mitterrand appelait les chiens qui reniflent de la truffe pour découvrir les effluves de charognes éventuelles. Décidément, la société est malade et elle a les médias qu’elle mérite.
Pornographie médiatique
L’épisode Ingrid Bétancourt démontre, une fois de plus, l’extraordinaire manque de retenue des médias en face d’évènements qui provoquent, à juste titre, l’émotion publique. Que se soit pour des évènements dramatiques comme le World Trade Center ou la guerre du Koweit, ou que se soit pour des évènements plus réjouissants comme la libération d’otages. On a assisté, ces derniers jours, à des émissions de télévision de deux heures sur le sujet alors qu’aucune information sérieuse n’était encore connue et qui n’étaient donc que du remplissage et de la manipulation émotionnelle. La course à l’audience provoque toutes les déviances, même les plus obscènes. On a même eu le privilège d’entendre des émissions de trente minutes pour savoir si, à l’occasion de la libération d’Ingrid Bétancourt, les médias n’en faisaient pas trop ! N’ayant plus rien à dire, on discute du discours ! Il faut bien faire durer l’impact de l’évènement pour préserver l’audience ! A la recherche du sensationnel, il s'est même trouvé un journaliste d'une chaine publique pour évoquer l'hypothèse que nous étions soumis à un large complot, l'otage ayant été libéré depuis quelques temps et secrètement afin de pouvoir mettre en scène les images de sa libération ! Il ne s’agit plus là d’information mais d’une espèce de pornographie médiatique bien plus nocive que la publicité à la télévision.
Une phrase de trop
« Nicolas Sarkozy n’est absolument pour rien dans la libération d’Ingrid Bétancourt ». C’est ce qu’a déclaré, de façon péremptoire, Madame Ségolène Royale. Sur un terrain de football, un joueur marque un but. D’après Madame Royale, les dix autres joueurs ne sont absolument pour rien dans ce succès. Ils ne servent donc à rien, il faut les supprimer ! Ulcérée par sa sévère défaite aux élections présidentielles, Madame Royale est imprégnée d’une haine profonde envers celui qui l’a battu. Cette haine cherche à s’exprimer par tous les moyens, même les plus consternants. Ce n’est évidemment pas le comportement que l’on attend d’une personnalité politique visant la charge suprême. Les Français ont donc bien fait d’écarter Madame Royale de la responsabilité présidentielle. Lorsque les sentiments personnels étouffent tout raisonnement objectif, que la haine aveugle et brouille la perception des évènements, il est certain que celle ou celui qui fait montre d’un tel comportement ne doit, en aucun cas, être chargé de la magistrature suprême. Comme l’ambition sans limites de Madame Royale va pousser celle-ci à se représenter en 2012, il faut absolument que les Français n’oublient pas ce comportement inexcusable pour l’écarter à nouveau et, espérons-le, définitivement.
03 juillet 2008
Barack Obama, une leçon de démocratie
Décidément, l’Amérique est une grande démocratie. La candidature officielle de Barack Obama en est une preuve éclatante. Il n’est pas certain que cet homme noir devienne le prochain président des États-Unis, mais que le fait que le Parti Démocrate l’ait choisi comme candidat à la magistrature suprême est une preuve suffisante.
Le choix de Barack Obama n’est pas seulement le signe d’une volonté d’oublier la sombre période de G.W Bush. C’est un geste démocratique envoyé au monde entier. Imagine-t-on la même situation en France ? Je ne le pense pas. De nombreux pays européens, la France en particulier, ont un passé colonial que les USA ne possèdent pas. Et cette Histoire a vraisemblablement inscrit profondément dans l’inconscient national une image des peuples noirs teintée d’infériorité et de soumission. Certes, le racisme existe aux États-Unis et le Ku-Klux-Klan en est une sinistre manifestation. Mais la caractéristique essentielle du peuple américain reste sa grande capacité historique d’intégrer une immigration diverse et importante. À partir de 1820, plus de 20 millions d’Européens immigrèrent aux États-Unis en soixante-dix ans : Britanniques, Allemands, Scandinaves, Italiens, Russes, Slaves qui font passer la population de 50 à 80 millions d’habitants. L’accueil et l’intégration sont inscrits dans les gènes du peuple américain, forgés par l’Histoire. Ainsi, l’immigration américaine a développé le pouvoir d’intégration de cette société. Dans le même temps, « l’importation » des noirs africains a développé le racisme. C’est l’énorme contradiction de ce peuple et le choix d’Obama est une sorte d’exorcisme qui donne définitivement la priorité au pouvoir de ce pays d’intégrer les immigrés en leur donnant toutes les chances de réussite.
Lorsqu’on voit comment le parti démocrate américain a choisi son candidat, on rigole en regardant les convulsions du Parti Socialiste Français
Le choix de Barack Obama n’est pas seulement le signe d’une volonté d’oublier la sombre période de G.W Bush. C’est un geste démocratique envoyé au monde entier. Imagine-t-on la même situation en France ? Je ne le pense pas. De nombreux pays européens, la France en particulier, ont un passé colonial que les USA ne possèdent pas. Et cette Histoire a vraisemblablement inscrit profondément dans l’inconscient national une image des peuples noirs teintée d’infériorité et de soumission. Certes, le racisme existe aux États-Unis et le Ku-Klux-Klan en est une sinistre manifestation. Mais la caractéristique essentielle du peuple américain reste sa grande capacité historique d’intégrer une immigration diverse et importante. À partir de 1820, plus de 20 millions d’Européens immigrèrent aux États-Unis en soixante-dix ans : Britanniques, Allemands, Scandinaves, Italiens, Russes, Slaves qui font passer la population de 50 à 80 millions d’habitants. L’accueil et l’intégration sont inscrits dans les gènes du peuple américain, forgés par l’Histoire. Ainsi, l’immigration américaine a développé le pouvoir d’intégration de cette société. Dans le même temps, « l’importation » des noirs africains a développé le racisme. C’est l’énorme contradiction de ce peuple et le choix d’Obama est une sorte d’exorcisme qui donne définitivement la priorité au pouvoir de ce pays d’intégrer les immigrés en leur donnant toutes les chances de réussite.
Lorsqu’on voit comment le parti démocrate américain a choisi son candidat, on rigole en regardant les convulsions du Parti Socialiste Français
28 juin 2008
Ça m’énerve !!
• Les camionneurs sèment la pagaille sur les routes au prétexte qu’ils exigent que le contribuable paie leur carburant. Car il ne peut pas en être autrement, les gouvernements européens n’ayant aucun moyen de faire baisser le prix du baril de pétrole. Le paradoxe énervant de cette situation est que le contribuable est appelé à payer pour faire vivre un moyen de transport qu’il juge, par ailleurs, polluant et dangereux. Qui peut nier que les autoroutes sont congestionnées par les poids lourds ? Qui n’a entendu, aux nouvelles matinales, les nombreux embouteillages causés par les accidents où un poids lourd est impliqué ?
• Les employés portuaires sont en grève pour protester contre le projet gouvernemental de donner au secteur privé la responsabilité de certaines activités de façon que les opérateurs maritimes n’aient plus à subir les disfonctionnements dus aux responsabilités partagées entre le public et le privé, ce qui multiplie les interlocuteurs, provoquant l’éclatement des responsabilités et, donc, les difficultés. Les ports français régressent régulièrement par rapport aux autres ports européens et mondiaux. Le Havre, premier port français, tient la quarante-septième place mondiale. Le choix de la CGT est de préférer se battre pour préserver le statut de fonctionnaire plutôt que pour sauver les emplois. Quoi de plus énervant ?
• Des évènements graves ont eu lieu à Vitry-le-François à la suite d’une altercation entre jeunes ayant provoqué la mort de l’un d’entre eux. Il devient maintenant une habitude d’enflammer un quartier lorsqu’une mort accidentelle ou non d’un adolescent se produit, quelles que soient les circonstances. La mort devient un simple prétexte pour déchaîner la violence gratuite. Un certain nombre de bandes de voyous sont à l’affût de ce genre de prétexte pour détruire, brûler, saccager. Ce qui est énervant, c’est que ces bandes sont sûrement connues des services de police et qu’il est difficilement compréhensible qu’elles courent toujours.
• La modernisation du RER est à l’ordre du jour depuis quelques semaines. Le RER B n’échappe pas à cette nécessité. Un projet de modernisation a vu le jour, qui nécessite de faire emprunter au RER B les lignes de la SNCF. Ceci implique que les conducteurs du RER suivent une formation pour être en mesure de rouler sur le réseau RFF. Que croyez-vous qu’il se passe ? Les conducteurs du RER se sont mis en grève au prétexte que cette formation leur était imposée ! On croit rêver …
• L’Irlande a voté NON au projet d’organisation européenne. Il serait plus juste de dire qu’une minorité d’Irlandais a voté négativement, si l’on tient compte de la forte abstention. Le journal Libération a donné la parole à quelques Français qui se félicitent de ce résultat (ce qui a été apparemment refusé à ceux qui le déplorent). Que peut-on lire ? « Ceux qui déplorent que 3 millions d’Irlandais aient choisi pour 450 millions d’Européens préfèrent remettre leur sort entre les mains de seulement 15.000 parlementaires ». Cet argument fait table rase de la démocratie parlementaire, jetant par-dessus bord la représentativité des Parlements. Les 15.000 parlementaires parlent effectivement et légitimement au nom des 450 millions d’Européens. On lit également ceci : « Tous ceux qui ont voté NON pour raison de traité illisible ont eu raison ». A qui fera-t-on croire que ceux qui ont rejeté le traité se sont donné la peine de le lire ? Le commentaire le plus fréquent de ceux qui se réjouissent de la situation est de clamer qu’il faut respecter l’avis du peuple Irlandais. Cela voudrait-il dire que le peuple Irlandais est plus représentatif que les parlements des autres pays européens qui, quoi qu’on en dise, sont représentatifs de leur nation ? Faut-il croire que le NON est plus démocratique que le OUI ? Les mêmes qui se réjouissent aujourd’hui auraient-ils, avec la même force, proclamé la nécessité de respecter la volonté d’un peuple s’il s’en était trouvé un seul qui, consulté par référendum, eut approuvé le OUI ?
• Toute une bronca de parlementaires en mal de sujets d’intérêt, semble-t-il, se révolte contre la suppression du numéro du département sur les plaques d’immatriculation des voitures. Certes, le sujet est d’une importance capitale. Comment, en effet, occuper les enfants pendant les longues heures de voyage pour le camping des Flots Bleus s’il devient impossible de leur faire réviser leurs départements ? Comment accepter que l’on ne puisse plus, au vue d’un 75, s’écrier « parisien – tête de chien ! » ? Il est visible que nos parlementaires savent faire la différence entre un sujet de cette importance et un vote sur l ‘amendement de la constitution qui ne rassemble que quelques dizaines de députés sur les bancs de l’Assemblée. Ça ne vous énerve pas ?
• La France est éliminée du tournoi de football européen. Et, bien sûr, la faute en revient exclusivement à l’entraîneur qui n’a pas su inculquer à ses joueurs la volonté de gagner. Personne ne semble vouloir incriminer les joueurs eux-mêmes, qui sont pourtant les principaux intéressés. Pourquoi ne pas dire que, si nous avons perdu, c’est parce que les joueurs ont été mauvais ? Ce n’est pas l’entraîneur qui court sur le terrain et frappe (ou essaie de frapper) le ballon avec ses pieds. Ce sont bien les joueurs qui sont en charge de cette « responsabilité » écrasante ! Ne faut-il pas chercher la cause dans le fait que le monde du football est pourri par l’argent, alors que celui des supporters l’est par la violence et le racisme ? Qu’est-ce que ce sport où les protagonistes gagnent des sommes indécentes simplement pour courir sur un terrain ? Qu’est-ce que ce sport où les joueurs se vendent entre clubs, comme de la marchandise, à des prix qui n’ont plus aucune signification ? Comment ne pas comprendre qu’à regarder courir sur l’herbe des tas d’or, certains spectateurs en deviennent violents ? Ça m’énerve !
• Les employés portuaires sont en grève pour protester contre le projet gouvernemental de donner au secteur privé la responsabilité de certaines activités de façon que les opérateurs maritimes n’aient plus à subir les disfonctionnements dus aux responsabilités partagées entre le public et le privé, ce qui multiplie les interlocuteurs, provoquant l’éclatement des responsabilités et, donc, les difficultés. Les ports français régressent régulièrement par rapport aux autres ports européens et mondiaux. Le Havre, premier port français, tient la quarante-septième place mondiale. Le choix de la CGT est de préférer se battre pour préserver le statut de fonctionnaire plutôt que pour sauver les emplois. Quoi de plus énervant ?
• Des évènements graves ont eu lieu à Vitry-le-François à la suite d’une altercation entre jeunes ayant provoqué la mort de l’un d’entre eux. Il devient maintenant une habitude d’enflammer un quartier lorsqu’une mort accidentelle ou non d’un adolescent se produit, quelles que soient les circonstances. La mort devient un simple prétexte pour déchaîner la violence gratuite. Un certain nombre de bandes de voyous sont à l’affût de ce genre de prétexte pour détruire, brûler, saccager. Ce qui est énervant, c’est que ces bandes sont sûrement connues des services de police et qu’il est difficilement compréhensible qu’elles courent toujours.
• La modernisation du RER est à l’ordre du jour depuis quelques semaines. Le RER B n’échappe pas à cette nécessité. Un projet de modernisation a vu le jour, qui nécessite de faire emprunter au RER B les lignes de la SNCF. Ceci implique que les conducteurs du RER suivent une formation pour être en mesure de rouler sur le réseau RFF. Que croyez-vous qu’il se passe ? Les conducteurs du RER se sont mis en grève au prétexte que cette formation leur était imposée ! On croit rêver …
• L’Irlande a voté NON au projet d’organisation européenne. Il serait plus juste de dire qu’une minorité d’Irlandais a voté négativement, si l’on tient compte de la forte abstention. Le journal Libération a donné la parole à quelques Français qui se félicitent de ce résultat (ce qui a été apparemment refusé à ceux qui le déplorent). Que peut-on lire ? « Ceux qui déplorent que 3 millions d’Irlandais aient choisi pour 450 millions d’Européens préfèrent remettre leur sort entre les mains de seulement 15.000 parlementaires ». Cet argument fait table rase de la démocratie parlementaire, jetant par-dessus bord la représentativité des Parlements. Les 15.000 parlementaires parlent effectivement et légitimement au nom des 450 millions d’Européens. On lit également ceci : « Tous ceux qui ont voté NON pour raison de traité illisible ont eu raison ». A qui fera-t-on croire que ceux qui ont rejeté le traité se sont donné la peine de le lire ? Le commentaire le plus fréquent de ceux qui se réjouissent de la situation est de clamer qu’il faut respecter l’avis du peuple Irlandais. Cela voudrait-il dire que le peuple Irlandais est plus représentatif que les parlements des autres pays européens qui, quoi qu’on en dise, sont représentatifs de leur nation ? Faut-il croire que le NON est plus démocratique que le OUI ? Les mêmes qui se réjouissent aujourd’hui auraient-ils, avec la même force, proclamé la nécessité de respecter la volonté d’un peuple s’il s’en était trouvé un seul qui, consulté par référendum, eut approuvé le OUI ?
• Toute une bronca de parlementaires en mal de sujets d’intérêt, semble-t-il, se révolte contre la suppression du numéro du département sur les plaques d’immatriculation des voitures. Certes, le sujet est d’une importance capitale. Comment, en effet, occuper les enfants pendant les longues heures de voyage pour le camping des Flots Bleus s’il devient impossible de leur faire réviser leurs départements ? Comment accepter que l’on ne puisse plus, au vue d’un 75, s’écrier « parisien – tête de chien ! » ? Il est visible que nos parlementaires savent faire la différence entre un sujet de cette importance et un vote sur l ‘amendement de la constitution qui ne rassemble que quelques dizaines de députés sur les bancs de l’Assemblée. Ça ne vous énerve pas ?
• La France est éliminée du tournoi de football européen. Et, bien sûr, la faute en revient exclusivement à l’entraîneur qui n’a pas su inculquer à ses joueurs la volonté de gagner. Personne ne semble vouloir incriminer les joueurs eux-mêmes, qui sont pourtant les principaux intéressés. Pourquoi ne pas dire que, si nous avons perdu, c’est parce que les joueurs ont été mauvais ? Ce n’est pas l’entraîneur qui court sur le terrain et frappe (ou essaie de frapper) le ballon avec ses pieds. Ce sont bien les joueurs qui sont en charge de cette « responsabilité » écrasante ! Ne faut-il pas chercher la cause dans le fait que le monde du football est pourri par l’argent, alors que celui des supporters l’est par la violence et le racisme ? Qu’est-ce que ce sport où les protagonistes gagnent des sommes indécentes simplement pour courir sur un terrain ? Qu’est-ce que ce sport où les joueurs se vendent entre clubs, comme de la marchandise, à des prix qui n’ont plus aucune signification ? Comment ne pas comprendre qu’à regarder courir sur l’herbe des tas d’or, certains spectateurs en deviennent violents ? Ça m’énerve !
13 juin 2008
L’Irlande a dit non
L’Irlande a refusé le traité de Lisbonne. Le refus de 54% de 35% des 4 millions d’habitants, soit environ 800.000 irlandais, a détruit le projet de 400 millions d’Européens. S’il en fallait un signe, voilà bien la preuve que les règles de fonctionnement de l’Europe ne sont pas démocratiques, puisqu’une infime minorité impose sa volonté à une très grande majorité. Cela met également en lumière le fait que le référendum est un outil de consultation qui, deux fois sur trois, est un mauvais outil. Les réponses obtenues par ce type de consultation ne répondent que très rarement à la question posée. Dans le cas présent, un grand nombre de ceux qui ont voté négativement ont, en fait, émis un vote négatif à l’encontre de leur gouvernement, comme il est habituel dans ce genre de consultation. D’autres se sont focalisés sur des peurs d’un autre siècle, comme celle de se voir imposer la légalisation de l’avortement ou de perdre la neutralité de leur pays. Le citoyen n’est pas seulement inconséquent, il est également ingrat et oublieux. En effet, depuis son entrée dans l’Union Européenne en 1973 (elle était alors le pays le plus pauvre de l’Europe), l’Irlande est passée du 12ème au 3 ème rang européen pour le PIB par habitant, ceci grâce aux 60 milliards d’Euros que l’Europe lui a versés et à la mise en place d’un dumping fiscal et déloyal. Depuis que l’Irlande est membre de la communauté européenne, son taux de croissance a évolué entre 5 et 10% par an et son marché du travail a atteint le plein emploi. Décidément, la démocratie participative est dangereuse ! Oublier tout cela, financé par les efforts des autres contribuables européens, ne peut rester sans conséquence. Si l’Irlande refuse l’Europe, elle doit quitter l’Europe !
Le patriotisme économique
L’entrée de l'Etat dans le capital des chantiers de l’Atlantique, destinée à éviter autant que faire se peut une délocalisation, a fait naître beaucoup de commentaires. Parmi ceux-ci, les plus savoureux proviennent des experts économiques qui critiquent cette action au prétexte qu’elle risque d’empêcher le fonctionnement normal capitalistique. En effet, disent-ils, la gestion
« normale » d’une entreprise est de faire en sorte que le profit des actionnaires soit maximal ! La belle morale ! Elle pousserait tout citoyen à devenir marxiste ! Oublié le rôle social de l’entreprise, passé à la trappe le devoir citoyen, rejeté comme hérétique le partage de la valeur entre le capital et le travail, négligeable la lutte contre le chômage. La « corporate governance » ne se préoccupe que de l’actionnaire et doit donc tout faire pour obtenir un rendement de l’action à deux chiffres au détriment de l’investissement productif et du maintien de l’emploi. Donc, vive les licenciements boursiers et les délocalisations…
Heureusement que les entrepreneurs ne prennent pas ces soi-disant experts au sérieux !
« normale » d’une entreprise est de faire en sorte que le profit des actionnaires soit maximal ! La belle morale ! Elle pousserait tout citoyen à devenir marxiste ! Oublié le rôle social de l’entreprise, passé à la trappe le devoir citoyen, rejeté comme hérétique le partage de la valeur entre le capital et le travail, négligeable la lutte contre le chômage. La « corporate governance » ne se préoccupe que de l’actionnaire et doit donc tout faire pour obtenir un rendement de l’action à deux chiffres au détriment de l’investissement productif et du maintien de l’emploi. Donc, vive les licenciements boursiers et les délocalisations…
Heureusement que les entrepreneurs ne prennent pas ces soi-disant experts au sérieux !
Avenir et formation
La formation permanente coûte annuellement en France quelque vingt-six milliards d’Euros. Ce montant comprend les dépenses des entreprises et celles de l’État. Quatre-vingt-dix organismes collectent les cotisations des entreprises, soit 0,9% de leur chiffre d’affaires, qui génèrent des coûts de gestion très (trop) importants. On est donc en face d’un système coûteux et lourd, dont l’efficacité est douteuse et le fonctionnement entaché de soupçons. Une entreprise qui perd des parts de marché, dont le compte d’exploitation est déficitaire et dont l’endettement s’accroît est une entreprise condamnée à la faillite. Personne n’en doutera. La France est dans le même état. Elle perd régulièrement des parts de marché dans le monde du fait de l’apparition de nouveaux compétiteurs et du manque de compétitivité des entreprises françaises, essentiellement des PME. Sa balance commerciale est durablement déficitaire et son endettement a atteint des niveaux qui deviennent insupportables. Ces trois caractéristiques sont fortement liées : si l’offre des entreprises n’est pas assez attractive, le volume des exportations va croissant au détriment de la balance commerciale qui alimente la dette. Pour inverser la tendance actuelle, il faut absolument rendre les entreprises plus compétitives. Et cela passe nécessairement par l’enseignement et la formation qui ne sont manifestement pas assez efficaces car insuffisamment pris au sérieux. Les grandes entreprises du CAC 40 l’ont compris depuis plusieurs dizaines d’années et ont organisé la formation de leurs salariés en créant leurs propres « universités » et leur propre cursus de formation interne (accueil et intégration des nouveaux salariés, formation au management, formations métiers, langues, …). La gestion prévisionnelle des compétences est devenue une préoccupation qui se revendique parfois comme stratégique. Il n’en est pas de même pour les PME qui sont rebutées par le coût des formations proposées par de multiples organismes dit spécialisés, et dont le sérieux peut souvent être mis en doute, coûts aggravés par les dépenses de déplacement et de séjour. L’axe de la réflexion à mener est simple : en s’inspirant de Mahomet et de la Montagne, disons que s’il est trop coûteux pour les PME d’aller à la formation, faisons en sorte que la formation vienne à l’entreprise sans perdre le bénéfice de l’effet de volume. Il est, en effet, improbable qu’une PME puisse supporter seule le coût d’une formation spécifique. Pourtant, la solution existe. Elle passe par l’utilisation généralisée de la formation à distance (le e-learning). À une condition : que soit profondément repensée la place de la formation dans le temps de travail. Le e-learning bien conçu met à la disposition de l’apprenant des informations, méthodes et outils lui permettant d’accroître son efficacité en vérifiant continûment l’assimilation des connaissances. Mais il nécessite un changement d’état d’esprit tant chez l’apprenant que chez le manager. L’apprenant doit prendre conscience que l’outil de formation mis à sa disposition est destiné, non pas à lui permettre de « consommer » son droit à la formation en échappant pour un temps aux exigences de la production, mais à améliorer son employabilité et, donc, la sécurité de son emploi. Le manager, quant à lui, doit assimiler le fait que la formation n’est pas seulement une obligation légale mais une obligation et un investissement opérationnels et qu’il sera jugé sur l’efficacité de cet investissement. Il doit aussi comprendre que l’utilisation de cet outil donne à l’apprenant la liberté de combiner les temps de formation et les temps de production comme le souhaite celui-là, la contrepartie de cette liberté étant un suivi efficace de sa formation. Cela revient à accepter, pour le management, le remplacement de la gestion du temps de formation par la mise en place d’un tableau de bord mesurant les gains de productivité obtenus grâce au e-learning. L’alternance proposée à l’apprenant entre l’apprentissage et la mise en pratique presque immédiate accroît considérablement l’efficacité de la formation et, par conséquent, de l’investissement correspondant. Certes, la réalisation des modules de formation représente un coût initial qui peut être trop important pour une PME. Celles-ci peuvent alors se regrouper par secteurs industriels et/ou bassins d’emploi pour partager ces coûts. Les organismes chargés de collecter les cotisations des entreprises auraient alors la charge de favoriser et d’organiser ces regroupements, sous le contrôle des Conseils Régionaux. Les dépenses en formation à distance et sur mesure des PME devraient être considérées comme de l’investissement et bénéficier de dégrèvements fiscaux. On peut également envisager que les grandes entreprises participent à la mise en œuvre de cette formation chez leurs sous-traitants. Que l’imagination prenne le pouvoir ! Mettre la formation au cœur de la production est le secret d’une amélioration de la compétitivité des PME et le chemin vers une amélioration de celle de la France. La formation n’est pas un droit acquis mais un outil indispensable d’efficacité et d’évolutivité.
Les contradictions n’étant pas ce qui manque le plus dans le discours politique, on entend dire, pratiquement dans la même phrase, qu’il est impensable d’allonger la durée de la vie active et qu’il est insupportable d’avoir un nombre aussi faible de seniors au travail. Personne ne semble sensible à la contradiction de ces deux propositions. Les tenants de la réduction coûte que coûte (au sens propre !) du temps de travail sont encore animés du réflexe des époques industrielles où les conditions de travail étaient difficiles et avaient un impact négatif sur la durée de vie. Nous n’en sommes plus là ! L’augmentation considérable de l’espérance de vie rend évident le nécessaire partage du supplément de durée de vie entre travail et repos. Il faut savoir que si le taux d’emploi des seniors était en France au même niveau que la moyenne européenne, il n’y aurait plus de problème de financement des retraites. Avec un peu plus de sérieux, on peut affirmer qu’il est souvent dommageable, pour l’entreprise, de se séparer prématurément de l’expérience des seniors avant que celle-ci ne soit transmise aux salariés moins expérimentés. Il arrive aussi, il ne serait pas sérieux de le nier, que certains seniors ont besoin d’une mise à jour de leur savoir du fait de l’évolution rapide des techniques. Cela est particulièrement vrai dans le domaine de l’information, de la communication et de l’informatique. La formation à distance est alors un précieux outil susceptible d’être une réponse à ces deux situations. Pour les seniors en besoin de formation, cet outil leur permet un apprentissage à leur rythme, adapté à leur idiosyncrasie, ainsi qu’une application immédiate du savoir acquis. Ce mode particulier de formation qui peut, bien sûr, être proposé à tout salarié, demande une organisation spécifique, en particulier un tutorat chargé d’orienter et d’évaluer, tâches qui peuvent être confiées aux seniors expérimentés et émérites prolongeant ainsi la durée de leur vie active. On voit donc qu’il est possible de lever la contradiction soulignée ci-dessus à condition de considérer sérieusement la formation et d’en faire un véritable outil performant d’efficacité de l’entreprise.
Rien n’est plus motivant que d’apprendre.
Les contradictions n’étant pas ce qui manque le plus dans le discours politique, on entend dire, pratiquement dans la même phrase, qu’il est impensable d’allonger la durée de la vie active et qu’il est insupportable d’avoir un nombre aussi faible de seniors au travail. Personne ne semble sensible à la contradiction de ces deux propositions. Les tenants de la réduction coûte que coûte (au sens propre !) du temps de travail sont encore animés du réflexe des époques industrielles où les conditions de travail étaient difficiles et avaient un impact négatif sur la durée de vie. Nous n’en sommes plus là ! L’augmentation considérable de l’espérance de vie rend évident le nécessaire partage du supplément de durée de vie entre travail et repos. Il faut savoir que si le taux d’emploi des seniors était en France au même niveau que la moyenne européenne, il n’y aurait plus de problème de financement des retraites. Avec un peu plus de sérieux, on peut affirmer qu’il est souvent dommageable, pour l’entreprise, de se séparer prématurément de l’expérience des seniors avant que celle-ci ne soit transmise aux salariés moins expérimentés. Il arrive aussi, il ne serait pas sérieux de le nier, que certains seniors ont besoin d’une mise à jour de leur savoir du fait de l’évolution rapide des techniques. Cela est particulièrement vrai dans le domaine de l’information, de la communication et de l’informatique. La formation à distance est alors un précieux outil susceptible d’être une réponse à ces deux situations. Pour les seniors en besoin de formation, cet outil leur permet un apprentissage à leur rythme, adapté à leur idiosyncrasie, ainsi qu’une application immédiate du savoir acquis. Ce mode particulier de formation qui peut, bien sûr, être proposé à tout salarié, demande une organisation spécifique, en particulier un tutorat chargé d’orienter et d’évaluer, tâches qui peuvent être confiées aux seniors expérimentés et émérites prolongeant ainsi la durée de leur vie active. On voit donc qu’il est possible de lever la contradiction soulignée ci-dessus à condition de considérer sérieusement la formation et d’en faire un véritable outil performant d’efficacité de l’entreprise.
Rien n’est plus motivant que d’apprendre.
12 juin 2008
La courbe de Phillips-2
J’ai déjà mentionné la Courbe de Phillips, outil des économistes. Sous ce vocable à l’apparence scientifique, se cache comme souvent une série d’évidences. Si le chômage diminue, la demande augmente, donc les prix augmentent et l’inflation également. Par contre, si le chômage augmente, la demande diminue et l’offre devient surabondante entraînant une pression à la baisse sur les prix. L’inflation diminue. La courbe de Phillips nous dit donc : chômage ou inflation, il faut choisir ! Mais cette « loi » ne fait pas la distinction entre deux types d’inflation très différents : l’inflation endogène et l’inflation exogène. L’inflation endogène est celle due à la pression à la hausse qu’induit une augmentation de la demande (logement). C’est celle prise en compte dans la courbe de Phillips. Par contre, l’inflation exogène est celle que subissent actuellement les pays consommateurs de matières premières (pétrole, produits agricoles). Lorsque les pays producteurs de pétrole, complices de la spéculation internationale, refusent d’adapter le niveau de production à la demande, les prix de l’énergie fossile s’envolent. Le même phénomène existe pour les matières premières agricoles. Cette hausse des prix se répercute sur le prix des produits fabriqués et importés en France, provoquant un record de hausse des prix. Cette hausse touche essentiellement l’alimentation, le transport, le chauffage. Elle entraîne donc une baisse généralisée de la demande qui, à terme, va nécessairement provoquer une adaptation de l’offre qui va également diminuer, entraînant une moindre offre d’emploi, donc une augmentation du chômage. C’est-à-dire une évolution inflation-chômage inverse de celle de la courbe de Phillips. Attendons-nous donc à voir le chômage repartir à la hausse. On sait que les économistes sont incapables de la moindre prévision. Ils pourraient faire cette dernière, tellement elle est évidente. Espérons qu’il y a, au gouvernement, quelques esprits simples capables de faire cette prévision et de préparer des mesures coorectives. Il ne faut pourtant pas réver.
Il existe une autre croyance qui fait le catéchisme de l'actuel directeur de la Banque Centrale Européenne : les taux d'intérêt élevés permettent d'éviter l'inflation. C'est pourquoi, depuis des mois, la BCE augmente ces taux contrairement à ce que fait la Banque Férérale Américaine. Le résultat est que le dollar baisse fortement par rapport à l'Euro, grâce aux spéculateurs financiers (!), et, donc, que le prix du pétrole (payé en dollars) augmente, les producteurs voulant à tout prix préserver leurs profits.Donc, taux d'intérêt élevés et inflation peuvent faire bon ménage si on se trompe dans l'analyse.Inflation en hausse, menace de reprise du chômage, taux d’intérêt élevés, voilà une constatation irréfragable qui doit plonger les économistes dans des affres hypnagogiques !
Il existe une autre croyance qui fait le catéchisme de l'actuel directeur de la Banque Centrale Européenne : les taux d'intérêt élevés permettent d'éviter l'inflation. C'est pourquoi, depuis des mois, la BCE augmente ces taux contrairement à ce que fait la Banque Férérale Américaine. Le résultat est que le dollar baisse fortement par rapport à l'Euro, grâce aux spéculateurs financiers (!), et, donc, que le prix du pétrole (payé en dollars) augmente, les producteurs voulant à tout prix préserver leurs profits.Donc, taux d'intérêt élevés et inflation peuvent faire bon ménage si on se trompe dans l'analyse.Inflation en hausse, menace de reprise du chômage, taux d’intérêt élevés, voilà une constatation irréfragable qui doit plonger les économistes dans des affres hypnagogiques !
08 juin 2008
L’or noir et les entreprises
Le monde est livré à la frénésie de la spéculation, véritable cancer de l’économie libérale. Cette spéculation est responsable de la crise immobilière, de la crise financière, de la crise alimentaire, de la crise énergétique. Le coût du transport est une variable qui va prendre de plus en plus d’importance avec le renchérissement excessif et incontrôlé du pétrole. La hausse constante du prix du baril est un phénomène spéculatif et irréversible. Il faut donc que les industriels repensent leur organisation en fonction de cette incontournable contrainte. Dans le coût d’un produit sur étagère, les coûts de mise à disposition représentent environ 30 à 35% du total (transport, manutention, stockage transitoire), surtout si l’entreprise a délocalisé tout ou partie de sa fabrication. La logistique devient donc une fonction de plus en plus stratégique. La réduction du coût de transport impose de trouver des solutions qui diminuent fortement la consommation d’énergie fossile. Et cette solution existe ! Les camions sont de très gros consommateurs de gas-oil lorsqu’ils roulent. Évitons donc que les camions roulent !! Il suffit, pour cela, de les mettre sur les trains. Ceux-ci fonctionnent à l’électricité. Pour ne pas simplement déplacer le problème de la consommation d’énergie fossile, les trains doivent utiliser de l’électricité d’origine nucléaire. Il faut donc renouveler le parc des centrales nucléaires, développer ce parc, accélérer la recherche sur les réacteurs à neutrons rapides (4ème génération), sur la fusion nucléaire (ITER) et sur le traitement des déchets. Tout déplacement d’un camion sur un train consommant de l’électricité nucléaire est une économie de carburant fossile et une émission de gaz à effet de serre en moins. Les entreprises doivent construire des plateformes de chargement-déchargement centralisées qui recevront par bateaux, trains, péniches, camions complets leurs différents produits depuis leurs fournisseurs. Dans ces plateformes, seront constitués des camions complets destinés aux clients finals (les distributeurs) qui seront chargés sur train et convoyés jusqu’à proximité de ces clients. Seule la livraison terminale sera effectuée par la route, diminuant ainsi le nombre de ces convois de camions dantesques et dangereux qui envahissent les autoroutes. Le secret de cette logistique est la massification du transport à tous les stades. Elle sera l’indispensable complément de la recherche en économie d’énergie. La contrepartie en est une moindre exigence (en restant dans le raisonnable) sur les délais de mise à disposition, tout en respectant la fiabilité. La société doit choisir entre la satisfaction immédiate souvent déraisonnable et un coût acceptable. Nos parents et grands-parents connaissaient « le prix des choses » parce qu’ils savaient attendre, le temps des pénuries leur ayant appris la patience. Nous serons bientôt obligés de faire de même. Il y a, cependant, un obstacle majeur : l’attitude réactionnaire actuelle des syndicats de la SNCF envers une modernisation du FRET, opposés qu’ils sont à toute réorganisation qui mettrait en cause un mode de fonctionnement inefficace mais protecteur. Cet obstacle est au moins aussi important que le traitement des déchets nucléaires. La réalisation d’un réseau efficace et fiable d’autoroutes ferroviaires demande de lourds investissements et une véritable révolution dans le fonctionnement du FRET. Il faudra donc du temps avant que ce réseau devienne opérationnel. Certes, les entreprises auront, à n’en pas douter, la capacité de s’organiser en fonction de cette rarescence des énergies fossiles. Mais la véritable mesure qu’il conviendrait de mettre en œuvre serait une lutte farouche contre la spéculation, c’est-à-dire contre tous ceux, particuliers, organismes, états, qui s’enrichissent de façon éhontée en créant le désordre et la faim.
06 juin 2008
Inanité et iniquité
Poussé par la pression populaire et après une première acceptation du jugement d’annulation rendu, le Parquet s’est pourvu en cassation du jugement du tribunal de Lille en nullité du mariage pour « mensonge sur l’état de virginité » de l’épouse. Cette dernière se voit donc refusé, pour l’instant, la liberté qu’elle pensait avoir retrouvé après un mariage que tout semble indiqué comme forcé. Le Garde des Sceaux avait, dans un premier temps, approuvé la décision du tribunal, soulignant avec force qu’elle avait ainsi libéré la jeune femme. Puis, sous la pression populaire et la vindicte de l’opposition parlementaire, le Garde des Sceaux a fait appel, faisant perdurer de ce fait l’état matrimonial d’une jeune femme qui pensait avoir retrouvé la liberté. Décidément, il est toujours dangereux de se laisser influencer par la doxa, toujours superficiellement informée et populiste. Dieu nous préserve à jamais de l’inanité des jurys populaires, n’en déplaise à certaines personnalités politiques !!
04 juin 2008
L’Homme, un accident de l’histoire
L’existence de l’homme est la conséquence d’une invraisemblable suite d’évènements et que l’absence d’un seul d’entre eux eut empêché. Une suite d’accidents ou de situations extrêmement particulières a permis à l’être humain d’apparaître sur la Terre et de devenir ce qu’il est. Il eut suffi que le déroulement de l’histoire fut un tout petit peu différent pour que nous ne soyions pas là pour en parler. Un autre monde eut, peut-être, existé mais nous n’aurions jamais pu le contempler.
• À l’origine, il n’y avait que l’Énergie et ses fluctuations quantiques. Celles-ci sont à l’origine de ce que nous appelons le big-bang, étonnant phénomène où la transformation de l’énergie en matière a créé l’espace et le temps et un monde dont les constituants possèdent des valeurs très particulières (comme la constante gravitationnelle, la constante de Planck, la constante de structure fine ou la masse du proton) que l’on constate sans pouvoir les expliquer. Il existe ainsi une quinzaine de constantes fondamentales dont on ne sait expliquer la valeur. Une seule d’entre elles eut été un peu différente et le monde ne serait pas ce qu’il est. Il a suffi d’un tout petit déséquilibre entre l’anti-matière et la matière pour que celle-ci l’emporte. Que serions-nous si l’inverse s’était produit ? Pour que l’Univers soit ce qu’il est aujourd’hui, avec ses étoiles, ses planètes, ses galaxies, ses amas de galaxies, la vie et l’homme, il a fallu que la densité initiale soit réglée avec une précision quasiment infinie pour que cet Univers ne soit pas stérile et désespérément vide ! Cela s’est produit il y a 13,7 milliards d’années.
• Les étoiles ont fabriqué dans leur cœur les éléments nécessaires à la fabrication de la matière que nous connaissons et dont nous sommes faits. Ces étoiles ont explosé, répandant dans l’espace ces précieux atomes dont nous sommes faits et qui se sont condensés en nuage, puis en nouvelles étoiles et en planètes. La gravitation a permis l’accrétion des particules de ces nuages. C’est ainsi que sont nés notre soleil et ses planètes, il y a 4,55 milliards d’années. Dans notre système solaire, le positionnement des planètes a donné à la Terre une chance exceptionnelle. Un peu plus loin du Soleil et, comme Mars, le froid intense se serait installé qui aurait solidifié le fer du noyau planétaire et aurait interdit la création du champ magnétique protégeant la planète des effets destructeurs du rayonnement solaire. Un peu plus près et, comme Vénus ou Mercure, la température aurait été tellement élevée que l’eau vaporisée aurait totalement disparu empêchant la vie d’apparaître. La position privilégiée de la Terre a permis non seulement que la température rende possible l’eau liquide mais aussi que le fer du noyau reste en fusion et permette la formation d’un noyau liquide en convexion créant le champ magnétique nous protégeant des vents solaires et permettant la création d’une atmosphère. La Terre ainsi créée tourne autour du Soleil à la bonne position mais son axe de rotation est encore particulièrement instable dans les premiers instants de sa vie.
• Cinquante millions d’années plus tard, un énorme astéroïde (Theia) percute notre astre et, arrachant une partie de l’écorce terrestre, disperse dans l’environnement immédiat de la planète une grande quantité d’éléments du manteau terrestre qui, par accrétion progressive, vont constituer la Lune en rotation autour de la Terre. La présence de ce satellite va stabiliser la position de l’axe de rotation de notre planète, permettant ainsi la stabilisation des saisons, ce qui permettra d’avoir sur Terre des zones où les variations de températures seront modérées et permettront à la vie de se développer. La probabilité qu’un astéroïde frappe la Terre est extrêmement faible. Celle que cet astéroïde ait la taille nécessaire pour satelliser autour de la Terre la quantité suffisante de matériaux pour former la Lune est encore plus faible.
• Puis, pendant 500 millions d’années, la Terre sera soumise à un bombardement constant de comètes et d’astéroïdes, comme l’atteste la surface lunaire. Ce bombardement va alimenter l’activité volcanique qui sera créatrice de vapeur d’eau se condensant et étant, finalement, à l’origine de l’oxygène et des océans où naîtra la vie. Il y a 3,7 milliards d’années, l’atmosphère que nous connaissons existait enfin. Sous l’effet du rayonnement solaire, une couche d’ozone se créée en haute atmosphère qui nous protégera désormais de la nocivité de ces rayonnements, destructeurs pour la vie.
• À l’abri de la couche d’ozone, la vie est apparue dans les océans. Parmi les êtres vivants dans ce milieu, il y avait l’ancêtre des mammifères, un petit poisson nommé « piccaïa ». Celui-ci, servant de proie aux ancêtres de nos crustacés et céphalopodes, a bien failli disparaître. Sans lui, l’homme n’aurait jamais existé. Bien entendu, il était fort peu probable que la totalité de l’espèce « piccaïa » disparaisse, mais le temps présent nous a démontré à l’envi qu’en dessous d’un certain seuil, une espèce est vouée à disparaître. Nous avons eu beaucoup de chance que le piccaïa reste au-dessus de ce seuil.
• Il y a 65 millions d’années, les différentes niches écologiques terrestres étaient occupées par les dinosaures. Il restait alors peu de place pour l’expansion des autres espèces animales. Et voilà qu’un astéroïde percute la Terre dans le Golfe du Mexique en provoquant une catastrophe climatique qui met fin au règne des dinosaures et permet le développement des espèces survivantes dont les mammifères qui évolueront jusqu’à l’homme. Que se serait-il passé si l’astéroïde avait évité la Terre ?
• Les ancêtres de l’homme vivaient dans l’actuelle Éthiopie, traversée par la faille du Rift africain. La tectonique des plaques joue aussi son rôle dans l’évolution de l’espèce humaine en créant une modification profonde du relief local qui va perturber le système climatique, créant ainsi un vaste espace de savane, milieu favorable à l’apparition de la bipédie et, finalement, à l’apparition d’Homo Sapiens. Aucune loi ne guide le déplacement des plaques tectoniques et, seul, le hasard organise leurs déplacements.
Tous ces évènements sont des aléas, dont la probabilité de chacun est extrêmement faible. L’apparition de l’homme résulte donc d’un extraordinaire concours de circonstances dont la probabilité est estimée à 10 puissance -43 ! Nous avions toutes les chances de ne jamais exister !! C’est peut-être la raison qui pousse les hommes à vouloir, à tout prix, se détruire. Déterminisme et hasard sont antinomiques. Ainsi, s’il apparaît indiscutable que l’homme est le fruit chanceux du hasard, il n’y a donc pas de « dessein intelligent » et le principe anthropique fort est une simple croyance.
• À l’origine, il n’y avait que l’Énergie et ses fluctuations quantiques. Celles-ci sont à l’origine de ce que nous appelons le big-bang, étonnant phénomène où la transformation de l’énergie en matière a créé l’espace et le temps et un monde dont les constituants possèdent des valeurs très particulières (comme la constante gravitationnelle, la constante de Planck, la constante de structure fine ou la masse du proton) que l’on constate sans pouvoir les expliquer. Il existe ainsi une quinzaine de constantes fondamentales dont on ne sait expliquer la valeur. Une seule d’entre elles eut été un peu différente et le monde ne serait pas ce qu’il est. Il a suffi d’un tout petit déséquilibre entre l’anti-matière et la matière pour que celle-ci l’emporte. Que serions-nous si l’inverse s’était produit ? Pour que l’Univers soit ce qu’il est aujourd’hui, avec ses étoiles, ses planètes, ses galaxies, ses amas de galaxies, la vie et l’homme, il a fallu que la densité initiale soit réglée avec une précision quasiment infinie pour que cet Univers ne soit pas stérile et désespérément vide ! Cela s’est produit il y a 13,7 milliards d’années.
• Les étoiles ont fabriqué dans leur cœur les éléments nécessaires à la fabrication de la matière que nous connaissons et dont nous sommes faits. Ces étoiles ont explosé, répandant dans l’espace ces précieux atomes dont nous sommes faits et qui se sont condensés en nuage, puis en nouvelles étoiles et en planètes. La gravitation a permis l’accrétion des particules de ces nuages. C’est ainsi que sont nés notre soleil et ses planètes, il y a 4,55 milliards d’années. Dans notre système solaire, le positionnement des planètes a donné à la Terre une chance exceptionnelle. Un peu plus loin du Soleil et, comme Mars, le froid intense se serait installé qui aurait solidifié le fer du noyau planétaire et aurait interdit la création du champ magnétique protégeant la planète des effets destructeurs du rayonnement solaire. Un peu plus près et, comme Vénus ou Mercure, la température aurait été tellement élevée que l’eau vaporisée aurait totalement disparu empêchant la vie d’apparaître. La position privilégiée de la Terre a permis non seulement que la température rende possible l’eau liquide mais aussi que le fer du noyau reste en fusion et permette la formation d’un noyau liquide en convexion créant le champ magnétique nous protégeant des vents solaires et permettant la création d’une atmosphère. La Terre ainsi créée tourne autour du Soleil à la bonne position mais son axe de rotation est encore particulièrement instable dans les premiers instants de sa vie.
• Cinquante millions d’années plus tard, un énorme astéroïde (Theia) percute notre astre et, arrachant une partie de l’écorce terrestre, disperse dans l’environnement immédiat de la planète une grande quantité d’éléments du manteau terrestre qui, par accrétion progressive, vont constituer la Lune en rotation autour de la Terre. La présence de ce satellite va stabiliser la position de l’axe de rotation de notre planète, permettant ainsi la stabilisation des saisons, ce qui permettra d’avoir sur Terre des zones où les variations de températures seront modérées et permettront à la vie de se développer. La probabilité qu’un astéroïde frappe la Terre est extrêmement faible. Celle que cet astéroïde ait la taille nécessaire pour satelliser autour de la Terre la quantité suffisante de matériaux pour former la Lune est encore plus faible.
• Puis, pendant 500 millions d’années, la Terre sera soumise à un bombardement constant de comètes et d’astéroïdes, comme l’atteste la surface lunaire. Ce bombardement va alimenter l’activité volcanique qui sera créatrice de vapeur d’eau se condensant et étant, finalement, à l’origine de l’oxygène et des océans où naîtra la vie. Il y a 3,7 milliards d’années, l’atmosphère que nous connaissons existait enfin. Sous l’effet du rayonnement solaire, une couche d’ozone se créée en haute atmosphère qui nous protégera désormais de la nocivité de ces rayonnements, destructeurs pour la vie.
• À l’abri de la couche d’ozone, la vie est apparue dans les océans. Parmi les êtres vivants dans ce milieu, il y avait l’ancêtre des mammifères, un petit poisson nommé « piccaïa ». Celui-ci, servant de proie aux ancêtres de nos crustacés et céphalopodes, a bien failli disparaître. Sans lui, l’homme n’aurait jamais existé. Bien entendu, il était fort peu probable que la totalité de l’espèce « piccaïa » disparaisse, mais le temps présent nous a démontré à l’envi qu’en dessous d’un certain seuil, une espèce est vouée à disparaître. Nous avons eu beaucoup de chance que le piccaïa reste au-dessus de ce seuil.
• Il y a 65 millions d’années, les différentes niches écologiques terrestres étaient occupées par les dinosaures. Il restait alors peu de place pour l’expansion des autres espèces animales. Et voilà qu’un astéroïde percute la Terre dans le Golfe du Mexique en provoquant une catastrophe climatique qui met fin au règne des dinosaures et permet le développement des espèces survivantes dont les mammifères qui évolueront jusqu’à l’homme. Que se serait-il passé si l’astéroïde avait évité la Terre ?
• Les ancêtres de l’homme vivaient dans l’actuelle Éthiopie, traversée par la faille du Rift africain. La tectonique des plaques joue aussi son rôle dans l’évolution de l’espèce humaine en créant une modification profonde du relief local qui va perturber le système climatique, créant ainsi un vaste espace de savane, milieu favorable à l’apparition de la bipédie et, finalement, à l’apparition d’Homo Sapiens. Aucune loi ne guide le déplacement des plaques tectoniques et, seul, le hasard organise leurs déplacements.
Tous ces évènements sont des aléas, dont la probabilité de chacun est extrêmement faible. L’apparition de l’homme résulte donc d’un extraordinaire concours de circonstances dont la probabilité est estimée à 10 puissance -43 ! Nous avions toutes les chances de ne jamais exister !! C’est peut-être la raison qui pousse les hommes à vouloir, à tout prix, se détruire. Déterminisme et hasard sont antinomiques. Ainsi, s’il apparaît indiscutable que l’homme est le fruit chanceux du hasard, il n’y a donc pas de « dessein intelligent » et le principe anthropique fort est une simple croyance.
31 mai 2008
Enseignement et responsabilité
Dès que l’on parle du corps enseignant, la doxa impose de dire aussitôt que les professeurs sont admirables et qu’ils s’impliquent totalement dans leur travail … ô combien noble et difficile ! La critique ne fait pas partie du « politiquement correct ». Pourtant, il est absolument certain que l’on trouvera, au sein du corps enseignant, la même proportion d’individus inefficaces que celle que l’on trouve dans toutes les autres activités humaines. La recherche du zéro défaut est une pratique courante dans le monde de la production. Or, s’il est des domaines où cette exigence s’impose avec encore plus de force, c’est dans l’enseignement, dans la médecine et dans la justice. Le zéro défaut, dans l’industrie, est un impératif économique. Dans le domaine de l’enseignement, de la santé et de la justice, c’est un impératif moral. Les médecins sont, aujourd’hui, confrontés aux conséquences de cette exigence, à savoir que leur responsabilité peut se trouver engagée en cas d’erreur. Il doit en être de même pour les enseignants. La responsabilité du professeur doit être interpellée lorsqu’un élève ne réussit pas. Actuellement, un élève ayant des difficultés se voit pénalisé par le Conseil des professeurs qui lui impose soit une réorientation, soit un redoublement, voire une exclusion. Et, jamais, la responsabilité du (des) professeur(s) n’est envisagée. Il s’agit là d’une anomalie grave. Lorsque l’on connaît l’importance de l’acquis dans la construction de l’esprit humain, il devient essentiel que l’enseignement soit sans défaut. Le principal responsable, lorsqu’un élève arrive en 6ème sans maîtriser la lecture ou l’écriture, est d’abord le professeur qui n’aurait jamais dû accepter cet échec. C’est cette acceptation qui constitue la faute. On sait, dans le monde de la production, que la réparation d’un défaut détecté dans le produit fini coûte de dix à cent fois plus cher que lorsque ce même défaut est identifié en cours de fabrication. Le coût social d’un enfant sortant de la scolarité en échec sera, de la même façon, toujours beaucoup plus élevé que le coût de n’importe quelle mesure prise pour aider cet enfant à s’en sortir. La finalité de l’enseignement est qu’aucun enfant n’échoue. Ce devrait être un impératif engageant la responsabilité de l’enseignant. Enfin, bien sûr, il en est de même pour la justice où le zéro défaut est aussi un impératif. La responsabilité des juges en est un également. Au même titre qu’Outreau ou que les irradiés d’Épinal, l’échec scolaire doit engager la responsabilité des acteurs.
23 mai 2008
Chez le senior, tout est bon … à jeter
Le niveau d’emploi des seniors (c’est-à-dire des salariés ayant plus de 50 ans !) est au cœur de la polémique sur la durée de cotisation aux caisses de retraite. Les syndicats s’accrochent, pour refuser les 41 ans de cotisation, au fait que les seniors sont mis à la retraite (avec ou sans leur accord) à 55 ans, ce qui leur interdit d’avoir un nombre d’années de cotisation suffisant pour pouvoir toucher leur retraite à taux plein. Ainsi, disent ces mêmes syndicats, l’allongement de la durée de cotisation revient à diminuer le niveau des retraites. Ce raisonnement a un fond de vérité. Les entreprises, poussées dans ce sens par le gouvernement des années quatre-vingt, ont pris l’habitude de mettre en retraite forcée leurs seniors dès l’âge de 55 ans, et ceci avec des incitations financières pernicieuses. Font partie de la doxa actuelle les fausses certitudes qu’un senior est cher, peu flexible et qu’il est difficile de le recycler. Regardons d’un peu plus près ce qu’il en est. En matière de salaire, il existe une très mauvaise habitude qui est de faire évoluer celui-ci en fonction de l’ancienneté. Si l’on peut comprendre que l’inflation soit prise en compte dans l’évolution du salaire, par contre l’ancienneté n’est pas un critère pertinent. Seules l’évolution des responsabilités et de l’efficacité doivent intervenir dans la détermination du niveau de rémunération. Dans ces conditions, si un senior bénéficie d’un salaire élevé, ce dernier est la juste rétribution d’une contribution à l’efficacité de l’entreprise. Le remplacement d’un tel senior par un salarié plus jeune et moins efficace se traduit alors par une perte au niveau des résultats de l’entreprise. Ainsi, se séparer des seniors devient une pure et simple perte de rentabilité et de compétitivité. Le licenciement d’un salarié qui n’atteint pas ses objectifs d’efficacité n’a rien à voir avec l’age de ce dernier. Certes, il arrive, dans les entreprises, que de jeunes loups ambitieux essaient de pousser dehors de vieux « chnoks », mais cela n’arrive que parce que ces « vieux chnoks » se sont endormis et leur efficacité, donc leur légitimité, devient contestable, voire handicapante. Que ceux-là soient poussés dehors, ce n’est que justice. Bien sur, on trouve aussi, parmi les jeunes loups ambitieux, de vrais cons. Quant à la prise en compte de l’inflation, elle s’applique à tous les salariés, jeunes et moins jeunes. Dans le fonctionnement d’une entreprise, une des clés de son efficacité est d’avoir les bons collaborateurs au bon endroit au bon moment. Elle doit donc, en permanence, se préoccuper de la meilleure affectation de ses salariés et de corriger celle-ci, si elle n’est pas optimale. C’est ce que l’on appelle la flexibilité du travailleur. Ce critère doit être (s’il ne l’est pas déjà) une condition de la variation salariale. Remarquons qu’un niveau de salaire dépendant de l’efficacité et de la flexibilité existe dans la grande majorité du secteur privé. La prise en compte de l’ancienneté est une caractéristique du secteur public. C’est pourquoi les syndicats y tiennent tant.
Il reste le problème de l’employabilité des seniors, c’est-à-dire de la formation. Certains seniors ont plus de difficultés pour acquérir de nouvelles connaissances que les jeunes salariés. Encore qu’il serait gravement erroné de faire de ce constat une généralité. Il y a beaucoup de seniors dont l’agilité intellectuelle est plus importante que celle de bien des jeunes. Le vrai problème me paraît être celui de la motivation. Une formation n’est efficace que si l’apprenant est motivé. Or, un senior qui sait qu’il fait partie désormais d’une catégorie d’employés jugés négativement à cause de son age est souvent démotivé. Il faut trouver une méthode de formation adaptée aux seniors et la solution se trouve, vraisemblablement, dans l’utilisation des techniques du e-learning. Ces techniques demandent de mettre en place un coaching des apprenants, fonction qui consiste à entretenir leur motivation et qui peut être utilement affectée aux seniors les plus expérimentés. Les entreprises ont, pour beaucoup d’entre elles, mis au point une formation pour les jeunes embauchés. Rien n’empêche qu’elles fassent de même pour les seniors ayant besoin d’un recyclage. Plus largement, la formation des seniors doit s’intégrer dans un processus de formation tout au long de la vie qui n’est pas, à ce jour, opérationnel. L’amélioration du taux d’emploi des seniors en France, qui est un des plus bas d’Europe, passe par la mise en œuvre d’une formation efficace tout au long de la vie professionnelle. Ainsi, l’employabilité des seniors est un problème qui n’a pas grand-chose à voir avec la durée de cotisation aux caisses de retraite. Lier les deux problématiques est une façon de « noyer le poisson » pour refuser l’allongement de la vie active.
Il reste le problème de l’employabilité des seniors, c’est-à-dire de la formation. Certains seniors ont plus de difficultés pour acquérir de nouvelles connaissances que les jeunes salariés. Encore qu’il serait gravement erroné de faire de ce constat une généralité. Il y a beaucoup de seniors dont l’agilité intellectuelle est plus importante que celle de bien des jeunes. Le vrai problème me paraît être celui de la motivation. Une formation n’est efficace que si l’apprenant est motivé. Or, un senior qui sait qu’il fait partie désormais d’une catégorie d’employés jugés négativement à cause de son age est souvent démotivé. Il faut trouver une méthode de formation adaptée aux seniors et la solution se trouve, vraisemblablement, dans l’utilisation des techniques du e-learning. Ces techniques demandent de mettre en place un coaching des apprenants, fonction qui consiste à entretenir leur motivation et qui peut être utilement affectée aux seniors les plus expérimentés. Les entreprises ont, pour beaucoup d’entre elles, mis au point une formation pour les jeunes embauchés. Rien n’empêche qu’elles fassent de même pour les seniors ayant besoin d’un recyclage. Plus largement, la formation des seniors doit s’intégrer dans un processus de formation tout au long de la vie qui n’est pas, à ce jour, opérationnel. L’amélioration du taux d’emploi des seniors en France, qui est un des plus bas d’Europe, passe par la mise en œuvre d’une formation efficace tout au long de la vie professionnelle. Ainsi, l’employabilité des seniors est un problème qui n’a pas grand-chose à voir avec la durée de cotisation aux caisses de retraite. Lier les deux problématiques est une façon de « noyer le poisson » pour refuser l’allongement de la vie active.
21 mai 2008
L’indignation sélective
Les Français et une grande partie de la population mondiale se sont indignés de l’attitude de la Chine au Tibet et ils ont manifesté cette indignation au cours du périple de la flamme olympique. Il n’est pas dans ce propos de contester la compassion pour le peuple tibétain soumis à une dictature oppressante, mais on peut s’étonner de la relative indifférence envers les souffrances du peuple birman. Pourquoi cette différence ? Pourquoi cette indignation sélective ? Serait-ce parce qu’Hergé n’a pas écrit « Tintin en Birmanie », à défaut d’avoir écrit « Tintin au Tibet » ? Nos émotions seraient-elles à ce point soumises au dictat du marketing ? Il n’y a pas d’apocalypse au Tibet alors que ce qui s’est passé en Birmanie est plus grave que le tsunami de l’océan Indien. La dictature chinoise est opprimante, mais elle n’a aucune commune mesure avec la paranoïa sanglante de la dictature militaire Birmane. Les Américains ont envahi l’Irak sur un mensonge, alors que la population – la vérité oblige à le dire – subissait moins de massacres hier que depuis la chute du dictateur ! Pourquoi n’y a-t-il pas d’intervention en Birmanie ? S’il y a une cause qui justifie le droit d’ingérence, c’est bien la Birmanie. Alors, pourquoi cette passivité ? Malheureusement il est absolument obligatoire que cette hypothétique ingérence se fasse sous l’égide des Nations Unies et il est certain que la Chine et la Russie opposeraient un veto à cette intervention. Qui se ressemble se protège !! La dictature birmane trouve ses appuis auprès des dictatures chinoise et russe. La hyène birmane est protégée par le chacal chinois.
20 mai 2008
L’immédiat au détriment de l’avenir
Paraphrasant Cioran, la France est comme une putain dans une ville sans trottoirs : elle ne sait plus où aller. En dehors d’une petite minorité de favorisés qui se moquent éperdument du sort du reste de la population (les addicts des stock-options, les spéculateurs et les traders, les héritiers de grandes fortunes, …), les Français vivent dans l’angoisse du lendemain et, en conséquence, limitent leurs préoccupations au très court terme, ce qui les prive de toute envie de construire des projets. Sans projet, l’avenir se vide de tout intérêt et, seul, le présent accapare les actes et les pensées. À travers l’opacité du présent, les contours de l’avenir sont difficiles à distinguer. Les difficultés du présent agissent comme un phare qui aveugle et plonge le futur proche dans une obscurité profonde et menaçante. La situation économique de la majorité de la population devenant de plus en plus difficile, le présent maintient ainsi les Français dans l’obsession du jour d’après. La morosité actuelle n’a pas d’autre cause. Prisonniers du cocon de l’actuel, les individus se concentrent uniquement sur leurs anxiétés personnelles en gommant toute attention à un intérêt général qui ne coïnciderait pas exactement avec leurs besoins immédiats. L’individualisme et l’égoïsme s’exacerbent. La lutte des classes projetait les hommes vers un avenir où les injustices avaient disparu. Ne parlait-on pas de lendemains qui chantent ? Aujourd’hui le mécontentement populaire, nourri davantage de jalousies et d’angoisse que d’envie de changements, se contente de réclamer des améliorations catégorielles immédiates. Le rôle du politique étant de faire partager une vision de l’avenir et d’expliquer les actions nécessaires pour y parvenir, cette focalisation sur l’immédiat a pour conséquence un éloignement, une méfiance, une opposition grandissante du peuple envers le politique. Il faut bien admettre que le politique ne fait rien pour sortir le peuple de sa morosité égocentrique. L’opposition reste incapable de se forger une conviction et ne peut produire qu’un texte dit « de refondation », véritable prosopopée abstruse, qui n’est qu’un amalgame de banalités contradictoires n’ayant pour objectif que de « ratisser » large comme l’on dit (le parti socialiste est dit réformiste, message pour F. Bayrou ; il porte un projet de transformation sociale radicale, message pour O. Besancenot), et continue de s’enliser dans le jeu des ambitions démesurées personnelles. La majorité et le gouvernement, quant à eux, sont incapables de formuler clairement la voie dans laquelle ils engagent le pays et ne comprennent pas qu’une suite de réformes non situées dans une vision d’avenir est plus anxiogène que mobilisatrice. Lorsque ceux qui les guident ne savent pas où ils vont, il n’est pas étonnant que les Français, en état de déréliction, ne croient plus en l’avenir. Il n’y a pas de bon vent lorsqu’on n’a pas de port. On peut craindre que l’individualisme ne conduise à l’isolement qui, à son tour, va générer un sentiment d’inquiétude qui poussera l’individu à rechercher autour de lui ceux qui lui ressemblent, développant ainsi le phénomène communautaire. La communauté n’est pas nécessairement dangereuse lorsqu’elle est le lieu de construction de projets et de manifestations d’entr’aide. Par contre, lorsque la communauté développe des sentiments obsidionaux et devient un lieu d’affrontement avec la société, alors cette dernière est en danger.
16 mai 2008
Le challenge socialiste
Le Parti Socialiste entreprend (du moins, on le souhaite) une rénovation de sa doctrine et de sa vision de la société. Il n’est que temps, mais le succès n’est pas garanti. En effet, la condition nécessaire (mais non suffisante) est que les socialistes abandonnent une fois pour toutes leurs anciens démons, à savoir :
• la méfiance (voire la haine) du patron d’entreprise, pour reconnaître que sans entreprise, il n’y a pas de salut car il n’y a pas d’emploi productif ;
• la méfiance viscérale envers le secteur privé et la « déification » du secteur public, alors que le seul secteur privé est en mesure d’enrichir le pays ;
• la condamnation de la richesse (voire de la réussite) au nom de l’égalité revendiquée pour les plus pauvres, faisant ainsi un amalgame mortifère entre égalité et équité ;
• l’État providence, vieille théorie keynésienne qui n’a plus court dans un monde ouvert et mondialisé ;
• les tentations protectionnistes, ce qui revient à rester aveugle aux évolutions du monde.
Cette liste n’est pas exhaustive, car il faudrait y ajouter les rivalités des courants réformiste (Strauss-Kahn, Delanoë, Rocard), gauchiste (Fabius, Mélenchon, Emmanuelli), rénovateur (Valls, Montebourg, Peillon), ségoléniste (qui déjà ?) qui enlise le Parti Socialiste dans le marais des sacro-saintes synthèses sans ambition, sans goût et sans couleur. Le Parti a perdu la confiance populaire. Pour s’en convaincre, il suffit de se souvenir que le grand Ouest, qui est resté à l’abri des invasions guerrières, des traumatismes de désindustrialisation, a voté en majorité pour la gauche aux élections présidentielles et que l’Est français (populaire) qui a connu les souffrances de la reconversion industrielle a voté pour la droite et l’extrême droite. Le temps passé par les socialistes à analyser les raisons de leur échec aux présidentielles est du temps perdu, tellement le diagnostic est facile à faire : la doctrine du Parti Socialiste est vieille de 35 ans !! Le monde a changé et les socialistes ont fermé les yeux. Il est à craindre que l’échec ne soit au bout du chemin, tellement le document actuel dit de Déclaration de Principe et daté du 23 Avril 2008 établi par le Parti est un tissu de banalités, voire de contradictions. Le texte est publié sur Internet (www.fonctionnement.parti-socialiste.fr/declaration-de-principe/). La lecture de ses 22 articles est consternante. Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
• la méfiance (voire la haine) du patron d’entreprise, pour reconnaître que sans entreprise, il n’y a pas de salut car il n’y a pas d’emploi productif ;
• la méfiance viscérale envers le secteur privé et la « déification » du secteur public, alors que le seul secteur privé est en mesure d’enrichir le pays ;
• la condamnation de la richesse (voire de la réussite) au nom de l’égalité revendiquée pour les plus pauvres, faisant ainsi un amalgame mortifère entre égalité et équité ;
• l’État providence, vieille théorie keynésienne qui n’a plus court dans un monde ouvert et mondialisé ;
• les tentations protectionnistes, ce qui revient à rester aveugle aux évolutions du monde.
Cette liste n’est pas exhaustive, car il faudrait y ajouter les rivalités des courants réformiste (Strauss-Kahn, Delanoë, Rocard), gauchiste (Fabius, Mélenchon, Emmanuelli), rénovateur (Valls, Montebourg, Peillon), ségoléniste (qui déjà ?) qui enlise le Parti Socialiste dans le marais des sacro-saintes synthèses sans ambition, sans goût et sans couleur. Le Parti a perdu la confiance populaire. Pour s’en convaincre, il suffit de se souvenir que le grand Ouest, qui est resté à l’abri des invasions guerrières, des traumatismes de désindustrialisation, a voté en majorité pour la gauche aux élections présidentielles et que l’Est français (populaire) qui a connu les souffrances de la reconversion industrielle a voté pour la droite et l’extrême droite. Le temps passé par les socialistes à analyser les raisons de leur échec aux présidentielles est du temps perdu, tellement le diagnostic est facile à faire : la doctrine du Parti Socialiste est vieille de 35 ans !! Le monde a changé et les socialistes ont fermé les yeux. Il est à craindre que l’échec ne soit au bout du chemin, tellement le document actuel dit de Déclaration de Principe et daté du 23 Avril 2008 établi par le Parti est un tissu de banalités, voire de contradictions. Le texte est publié sur Internet (www.fonctionnement.parti-socialiste.fr/declaration-de-principe/). La lecture de ses 22 articles est consternante. Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
15 mai 2008
Qui dira enfin la vérité ?
Qui dira enfin la vérité ? Qui osera affirmer que l’inefficacité dramatique de l’Éducation Nationale est le résultat de l’aveuglement de pédagogues « diafoirus » qui ont joué avec l’avenir de nos enfants au bénéfice de leur renommée ou de leur mégalomanie ? À quoi servent des méthodes pédagogiques si ce n’est à garantir une transmission performante du savoir ? Or, lorsqu’un nombre grandissant d’élèves du primaire arrivent en classe de 6ème sans maîtriser l’écriture et la lecture, il est légitime de dire que l’enseignement en primaire n’est pas efficace. Lorsque 150.000 élèves quittent le système scolaire durant le secondaire sans aucun diplôme, il est légitime de dire que l’enseignement en secondaire n’est pas performant. Lorsque 20% des étudiants quittent l’enseignement supérieur au bout d’un an, la preuve est donnée que l’enseignement secondaire souffre de graves lacunes. Il est donc urgent d’abandonner des méthodes pédagogiques qui ont fait faillite, de renvoyer dans leur foyer tous ces maîtres à penser la pédagogie et de réformer les méthodes d’enseignement. Malgré l’urgence de ces réformes, il n’est pas sûr qu’elles soient engagées. Car l’Éducation souffre d’un autre mal tout aussi grave : un syndicalisme rétrograde, accroché à des principes d’un autre âge, qui refuse de voir l’évolution du monde et qui prive ainsi les enfants de France d’un système éducatif moderne et efficace. Il ne sert à rien de mener 80% d’une classe d’âge au baccalauréat si 20% d’entre eux n’ont aucune chance de réussir dans l’enseignement supérieur. Évoquer le besoin permanent de nouveaux besoins est une façon commode de dédouaner la responsabilité des enseignants. La solution n’est évidemment pas dans l’augmentation permanente de ces moyens. Le budget de l’Éducation Nationale a doublé en 15 ans. En quinze ans, la qualité de l’enseignement s’est effondrée. Il y a donc une l’évidence : nous avons fait fausse route, emmenés par de mauvais prophètes.
Et pendant ce temps-là, les politiques s’amusent à des jeux politiciens de bas étage !
Et pendant ce temps-là, les politiques s’amusent à des jeux politiciens de bas étage !
09 mai 2008
Les contresens du Parti Socialiste
Le Parti Socialiste a entamé sa longue marche de rénovation qui doit le conduire à redécouvrir et formaliser ses idéaux politiques et rénover son organisation. Manifeste(s), congrès, livres multiples sont autant de bornes jalonnant ce chemin. Il est à craindre, cependant, que tous ces efforts soient vains, entachés qu’ils sont par une erreur fondamentale : le parti a choisi une tactique consistant à construire un programme et à l’imposer au futur candidat à la présidentielle. C’est prendre le problème à l’envers. Tous les grands hommes d’État n’ont jamais eu besoin de la béquille d’un parti pour se construire une vision politique et l’incarner aux yeux du peuple : Louis XIV, Napoléon, Léon Blum et Jean Jaurès, Charles De gaulle. C’est autour du leader que se construit la dialectique et non l’inverse. C’est le leader qui doit prendre le parti et non le parti qui doit adouber le candidat. L’homme d’État, candidat à la Présidence de la République, est habité par une ambition nationale qui ne demande rien aux partis politiques. Tant que le candidat à la Présidence se permettra d’essayer de soudoyer le leader d’un autre parti pour tenter de ratisser plus large, comme le pitoyable essai de S.Royal tentant de persuader F. Bayrou de devenir son Premier Ministre, cela signifiera que le candidat sacrifie sa vision à l’opportunisme électoral et n’est donc pas digne de la fonction. Les éléments d’une vision comportent obligatoirement une doctrine économique cohérente (Keynes, Friedman, Prescott). C’est encore un travail à faire au sein du Parti Socialiste. Ce dernier proclame que le socialisme s’incarne dans l’économie sociale de marché. Cela ne veut strictement rien dire et ressemble étrangement aux fameuses synthèses socialistes. Le seul but d’une économie est d’avoir une croissance économique qui permette à chacun de trouver un travail, seul outil de valorisation de l’homme. La question est donc : quelle politique économique pour obtenir cette croissance, compte tenu des contraintes du monde actuel (mondialisation, écologie, paupérisation, spéculation, …). Malheureusement, le Parti Socialiste souffre de la néfaste habitude de la synthèse. À vouloir à tout prix construire un programme qui recueille un consensus sincère ou forcé, le parti construit en nivelant par le bas et en éliminant ainsi tout enthousiasme en ne faisant que des frustrés. Décidément, les socialistes ne sont pas prêts d’avoir un nouveau Mitterrand, capable de faire de la France l'inspiration d'une Europe qui retrouve enfin son rayonnement scientifique et culturel.
05 mai 2008
Aveuglement
Tout le monde sait (je dis bien tout le monde) que la somme des intérêts particuliers ne fait jamais (je dis bien jamais) l’intérêt général. Tout le monde … sauf les syndicats. Campés dans leurs revendications corporatistes et catégorielles, jamais ils ne tiennent compte du fait que certains intérêts ou « droits acquis » catégoriels portent préjudice à l’ensemble de la Nation. Refuser toute évolution de l’Éducation Nationale, quelle que soit la couleur du gouvernement, conduit aux graves préoccupations actuelles sur l’efficacité de cette éducation. La conséquence est un recul spectaculaire de la place de la France dans l’économie mondiale à cause des performances insuffisantes de la recherche et de l’innovation dans le domaine industriel. Refuser l’allongement de la vie active pénalise l’économie générale du pays, la croissance étant directement liée à la quantité globale de travail fournie par l’ensemble des citoyens. Accrochés à leurs convictions idéologiques, à leurs impératifs électoraux et à la crainte de voir surgir des « coordinations » de tous poils, les syndicats refusent de regarder ce qui se passe dans les autres pays européens qui ont, depuis longtemps déjà, compris que le monde change à grande vitesse et que les retardataires seront impitoyablement sanctionnés. Dans tous les domaines, la France doit accroître son efficacité c’est-à-dire, compte tenu de son endettement colossal et du déficit grandissant de sa balance commerciale, faire mieux avec moins de moyens. Faire mieux pour regagner des parts de marché, avec moins de moyens pour faire des économies et désendetter le pays, c’est ce que nous devons à nos enfants. La France a besoin d’entrer en sédation. La France a un besoin urgent de syndicats responsables. Il n’est plus possible de supporter un syndicat qui, s’obstinant dans le refus systématique et de principe, pousse son opposition jusqu’à combattre la révision du code du travail au prétexte que cela entraîne un effort d’apprentissage !! On croit rêver.
30 avril 2008
La courbe de Phillips, vous connaissez ?
Un des fleuron de la « science » économique est la courbe de Phillips. Depuis le début du siècle, les économistes utilisent abondamment les statistiques pour « inventer » des formules mathématiques permettant de modéliser le passé et de proclamer que l’économie est une science. La courbe de Phillips est un des fleuron de ces formulations. Elle met en évidence une relation inverse entre les variations du chômage et de l’inflation. Un fort taux de chômage s’accompagne d’un faible taux d’inflation et inversement. Or, nous assistons aujourd’hui à une remise en cause sévère de ce paradigme : l’inflation en France n’a jamais été aussi élevée depuis des années et le taux de chômage augmente. La courbe de Phillips nous ment !! L’économie n’est pas encore une science.
25 avril 2008
Le prix du pain
Un expert du Credoc annonce, sans rire et sur les antennes de la télévision, qu’il est impossible de dire si une baguette de pain à 1 Euro est chère ou non. Il est à craindre que cet expert ne se soit jamais préoccupé des difficultés de vivre d’un grand nombre de ses concitoyens. Lorsque la même baguette est vendue pratiquement deux fois moins cher en grande surface (0,45 €) que dans la boulangerie du quartier (1 € et plus), il faut croire qu’il y a une certaine part d’arbitraire dans la fixation du prix du pain et que cette part d’arbitraire fait allègrement l’impasse sur la paupérisation d’une partie de la population ! La spéculation sur les matières premières agricoles a, certes, une part de responsabilité dans la recrudescence de l’inflation récente. Mais la part de la farine dans le prix d’une baguette ne dépasse pas 20%, la plus grande partie étant le coût de la main d’œuvre. Rappelez-vous qu’avant la mise en œuvre de l’Euro, la baguette valait environ 3 francs chez votre boulanger. Aujourd’hui, la même baguette vaut plus de 1 Euro, c’est-à-dire plus de 6 francs ! Les artisans boulangers ne devront pas chercher ailleurs la raison de leur disparition progressive ! Le pain est, en France, chargé d’une signification symbolique que ces artisans ont tort d’oublier. Une relecture de l’Histoire leur rappellerait que des révolutions sont nées d’un prix du pain excessif… Il est à craindre que l’effet cumulé et condamnable des spéculateurs et de l’artisanat ne nous conduise à de graves mouvements sociaux. Le malheur pèse sur les sociétés où le prix du pain devient un objet de discorde !
22 avril 2008
Citoyen d’honneur ou citoyen instrumentalisé?
Qui peut croire à la sincérité du geste du maire de Paris consistant à donner une distinction honorifique au Dalaï-Lama ? Qui peut penser une seconde que cette gesticulation n’est pas guidée par un opportunisme de première grandeur ? Après la « bravitude » de Ségolène Royal sur la Grande Muraille, quel meilleur moyen de se positionner comme le leader moral de la gauche ? Dans ce calcul, quelle est la place du peuple chinois (je ne parle pas de ses dirigeants) qui s’est senti insulté par les évènements de Paris ? Comment peut-on donner la priorité à ses ambitions personnelles sur le sentiment de mise à l’index d’un peuple qui représente une des plus vieille civilisation du monde, plus ancienne que la civilisation occidentale de quelques millénaires ? Il est incontestable que les dirigeants chinois sont ulcérés par les évènements de Paris, ce qui n’est pas forcément grave, mais il n’en est pas moins vrai que le peuple chinois est blessé, ce qui est affligeant. Et le geste du maire de Paris n’arrange rien. On ne peut pas en vouloir aux chinois de vivre avec la propagande de leur dirigeants. C’est pourquoi il est inutile de les blesser. Quelle connaissance le maire de Paris a-t-il de la sensibilité et des sentiments de la civilisation chinoise ? De quel droit prend-il le risque d’agir comme il le fait au risque de créer un sentiment d’être insulté dans la population chinoise ? Et enfin, de quel droit la France et ses représentants se donnent-ils le droit de donner des leçons au monde entier ? Ont-ils déjà oublié la guerre d’Algérie ? S’il y avait une faute à ne pas commettre, c’était de donner les jeux olympiques à Pékin. La faute originelle a été de privilégier les aspects financiers au respect des règles morales : il ne fallait pas « donner » les jeux olympiques à un régime autoritaire et sanguinaire.
Maladie ou utopie ?
Regardons les choses en face. Le parti socialiste est en cours de dislocation sous l’action de l’effet dissolvant des ambitions personnelles qui annihilent toute tentative d’imagination. Le parti de la majorité est envahi par la perplexité et par le « blues », se reconnaissant de moins en moins dans l’action du président de la République, pourtant élu largement par la population, il y a un an à peine. Le parti communiste n’en finit pas de mourir accroché comme un fruit pourrissant sur la branche morte de ses convictions archaïques, les verts noyés dans la pagaille et le verbiage sont inexistants, le modem suicidaire et masochiste s’est pratiquement auto-dissous. La démocratie représentative est malade.
Il n’y a pas une réforme (ou projet de réforme) qui ne soit combattue et qui ne fasse descendre les Français dans la rue : les enseignants, les étudiants, les pompiers, les chauffeurs de taxi, les infirmières, les dockers, les chauffeurs de poids lourds, les retraités, les moniteurs d'auto-école, etc … Tout le monde est d’accord pour réformer à condition que la réforme ne le concerne pas. La démocratie participative reste une utopie.
Il n’y a pas une réforme (ou projet de réforme) qui ne soit combattue et qui ne fasse descendre les Français dans la rue : les enseignants, les étudiants, les pompiers, les chauffeurs de taxi, les infirmières, les dockers, les chauffeurs de poids lourds, les retraités, les moniteurs d'auto-école, etc … Tout le monde est d’accord pour réformer à condition que la réforme ne le concerne pas. La démocratie participative reste une utopie.
17 avril 2008
L'Education en danger
Les manifestations organisées par les syndicats de lycéens et de l’Éducation Nationale, réclamant l’abandon de la diminution du nombre de professeurs, posent une interrogation de fond. En effet, les moyens et le budget de l’Éducation Nationale ont augmenté régulièrement depuis des dizaines d’années. Or, aujourd’hui, les résultats sont les suivants : trop d’élèves du primaire arrivent en secondaire sans maîtriser la lecture et l’écriture ; 150.000 élèves sortent du système scolaire durant le secondaire sans aucun diplôme ; 1 étudiant sur 2 abandonne ses études au cours des 3 années d’études universitaires ; les classements internationaux concernant l’efficacité de l’enseignement montrent une descente régulière et permanente de la France par rapport aux autres pays occidentaux. Alors, devant ce navrant constat, pourquoi les enseignants ne se posent-ils pas la question de leur professionnalisme et de leur efficacité plutôt que de réclamer sans cesse des moyens supplémentaires ? Cette question ne remet pas en cause leur implication personnelle, mais elle pose la question de l’organisation du contenu et du fonctionnement de l’Éducation Nationale. Doit-on soupçonner que la mainmise des syndicats sur le monde des enseignants empêche ceux-ci de mettre en œuvre une véritable réflexion sur la meilleure façon de sortir de l’impasse dans laquelle est plongé l’enseignement, primaire, secondaire et supérieur, en France ? Au moment où la France se paupérise à cause d’un endettement croissant et d’une compétitivité en déclin, il n’y a que les syndicats pour n’avoir pas compris qu’il faut faire mieux avec moins de moyens dans tous les domaines.
11 avril 2008
Spéculateurs et émeutes de la faim
La Mauritanie, le Sénégal, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, Haïti, l’Égypte, le Mexique, l'Indonésie, le Cambodge, la liste s’allonge des pays où les populations se révoltent contre le prix des denrées alimentaires. La famine existe sur Terre depuis longtemps, mais ces mouvements de colère annoncent un phénomène nouveau. Jusqu’à présent, les peuples soumis à la famine étaient les victimes d’une pauvreté sans issue et, souvent, entretenue par un gouvernement incapable et corrompu, comme cela existe dans un grand nombre de pays d’Afrique. En extrême-Orient, des pays comme le Bengladesh souffrent de conditions climatiques particulièrement dévastatrices qui, de façon régulière, plonge le pays dans le chaos. Mais aujourd’hui, nous assistons sans broncher à un phénomène particulièrement révoltant. On nous explique que le renchérissement des produits alimentaires est la conséquence d’une demande accrue en provenance de la Chine et de l’Inde en particulier. Comme si la population chinoise avait bondi de plus de 40% en l’espace de quelques mois !! C’est pourtant en quelques mois que l’on a vu les prix des denrées alimentaires entrer dans une inflation à deux chiffres, atteignant parfois plus de 100%.
Même si la pression sur la demande du fait de la croissance des pays en développement accéléré existe, elle n’explique pas tout. Elle n’est même pas la cause principale de cette envolée des prix. Le prix du pétrole est le fruit d’une pure spéculation à la hausse qui a nécessairement des répercussions sur les coûts de fabrication de beaucoup de produits transformés. Mais la répercussion sur les matières premières alimentaires est, certes, réelle, mais elle ne peut expliquer l’ampleur de la hausse des prix de celles-ci. Certains analystes expliquent que la hausse du prix du baril de pétrole a créé une forte demande portant sur les biocarburants, ce qui entraîne automatiquement une hausse des matières premières agricoles. Cela est peut-être vrai, mais jusqu’à présent le riz n’entre pas dans la catégorie des biocarburants et, pourtant, la hausse de son prix est spectaculaire. En Thaïlande, le prix du blé et du riz blanc a doublé … en un mois ! L’explication n’est donc pas suffisante. La seule qui reste est la pure spéculation (coton, cacao, sucre, café, riz, blé, etc …). Il existe sur la planète des organismes, c’est-à-dire des individus, qui accumulent une richesse considérable en jouant à la hausse le prix des produits alimentaires, voire en organisant la pénurie en les stockant en attendant la hausse. La conséquence directe de cet enrichissement immoral est la révolte des peuples pauvres qui n’arrivent plus à nourrir leurs enfants. Les révoltes des peuples affamés ont toujours débouché sur de profonds bouleversements sociaux. C’est ce qui attend la planète. Le monde est impuissant devant la spéculation frénétique qui est devenue le nouveau cancer planétaire.
Même si la pression sur la demande du fait de la croissance des pays en développement accéléré existe, elle n’explique pas tout. Elle n’est même pas la cause principale de cette envolée des prix. Le prix du pétrole est le fruit d’une pure spéculation à la hausse qui a nécessairement des répercussions sur les coûts de fabrication de beaucoup de produits transformés. Mais la répercussion sur les matières premières alimentaires est, certes, réelle, mais elle ne peut expliquer l’ampleur de la hausse des prix de celles-ci. Certains analystes expliquent que la hausse du prix du baril de pétrole a créé une forte demande portant sur les biocarburants, ce qui entraîne automatiquement une hausse des matières premières agricoles. Cela est peut-être vrai, mais jusqu’à présent le riz n’entre pas dans la catégorie des biocarburants et, pourtant, la hausse de son prix est spectaculaire. En Thaïlande, le prix du blé et du riz blanc a doublé … en un mois ! L’explication n’est donc pas suffisante. La seule qui reste est la pure spéculation (coton, cacao, sucre, café, riz, blé, etc …). Il existe sur la planète des organismes, c’est-à-dire des individus, qui accumulent une richesse considérable en jouant à la hausse le prix des produits alimentaires, voire en organisant la pénurie en les stockant en attendant la hausse. La conséquence directe de cet enrichissement immoral est la révolte des peuples pauvres qui n’arrivent plus à nourrir leurs enfants. Les révoltes des peuples affamés ont toujours débouché sur de profonds bouleversements sociaux. C’est ce qui attend la planète. Le monde est impuissant devant la spéculation frénétique qui est devenue le nouveau cancer planétaire.
06 avril 2008
Sport et politique
« Il ne faut pas mélanger le sport et la politique ». Voilà un slogan que l’on entend à l’envi depuis la polémique sur la participation aux jeux olympiques de Pékin. Ce slogan est une absurdité absolue. En quoi le sport serait-il à traiter différemment de l’industrie ou du commerce ou de tout autre sujet de société ? On dit qu’il est impossible de priver les sportifs de ces jeux en raison des entraînements et des sacrifices qu’ils supportent depuis plusieurs années en vue de cette manifestation. En quoi cette privation est-elle plus insupportable que celle des salariés d’une entreprise qui perd un marché important à cause de la politique ? La politique est l’art de gérer les citoyens et les sportifs n’en sont évidemment pas exclus. La politique doit s’occuper du sport. D’ailleurs, lorsqu’il faut établir le budget du ministère chargé des sports, il est bien admis que la politique s’occupe des sportifs … pour trouver que le budget est insuffisant ! Il est assez remarquable que ceux qui utilisent ce slogan sont ceux qui n’ont pas la conscience très nette et qui préfèrent que l’on ne regarde pas de trop près les conséquences de la politique, justement. Il n'en reste pas moins que les attitudes revendicatrices envers ces futurs jeux sont, pour le moins, ambigües. Quelle serait, en effet, la signification d’un refus de participer à une quelconque cérémonie d’ouverture des jeux olympiques au nom de la défense des droits de l’homme et de renforcer les contacts pour obtenir l’achat de nos Airbus ou de nos centrales atomiques au nom de la « real politic » ? C’est le comble de l’hypocrisie. Il n’y a pas un pays qui renoncera à ses futurs marchés avec la Chine au nom des droits de l’homme. Et pourtant, la Chine est une dictature sanguinaire et sans pitié. Ce qui apparaît à l’évidence, c’est que les jeux olympiques chinois deviennent un moyen commode de se donner bonne conscience. La polémique actuelle n’est qu’un jeu d’ombres.
03 avril 2008
Le poulet à l’eau de javel
Les Américains ont « inventé » le poulet trempé dans l’eau de Javel. Vous ne savez pas ce dont il s’agit ? Mais c’est bien sûr !! C’est une question de fric !! Pour diminuer les coûts de fabrication dus aux précautions sanitaires tout au long du processus industriel, on accepte un certain laxisme compensé par un « trempage » du poulet dans l’eau de Javel en fin de circuit pour éliminer à moindres frais les bactéries et autres saloperies qui se seraient développées au cours du processus industriel plutôt que de prendre les précautions qui s’imposent tout au long du processus. Génial ! Il suffisait d’y penser ! C’est d’ailleurs un procédé que l’on pourrait généraliser à beaucoup d’aliments industriels. À mon avis, cela va bientôt arriver. On parie ?
La commission européenne, qui s’occupe toujours de choses importantes, s’est penchée sur le problème. Le commissaire en charge des questions alimentaires doit étudier la possibilité d’une autorisation européenne sur l’importation de ces poulets à l’eau de Javel. L’argument du commissaire est consternant : il nous faut savoir si nous sommes pro-américains ou non !! Il ne s’agit pas d’une question de santé publique, mais d’une question d’alignement !! On applaudit à tours de bras, car on se sent tellement bien protégé ! Je crois vraiment que le monde est gouverné par des fous !! Pauvres de nos enfants…
La commission européenne, qui s’occupe toujours de choses importantes, s’est penchée sur le problème. Le commissaire en charge des questions alimentaires doit étudier la possibilité d’une autorisation européenne sur l’importation de ces poulets à l’eau de Javel. L’argument du commissaire est consternant : il nous faut savoir si nous sommes pro-américains ou non !! Il ne s’agit pas d’une question de santé publique, mais d’une question d’alignement !! On applaudit à tours de bras, car on se sent tellement bien protégé ! Je crois vraiment que le monde est gouverné par des fous !! Pauvres de nos enfants…
02 avril 2008
68 en 2008 ?
Les manifestations étudiantes et lycéennes se multiplient. Les journalistes, dopés au sensationnel, n’omettent jamais, lorsqu’ils interrogent les manifestants, de poser la question de Mai 68. Et bien sûr les jeunes, emportés par le côté romantique existant dans toute manifestation, approuvent vivement. Il est tellement valorisant de rattacher leurs revendications à celles d’un mouvement devenu une sorte de référence protestataire. Pourtant, qui ne voit pas que ce rapprochement est totalement injustifié. Tout d’abord, les aspirations et les revendications des étudiants de Mai 68 étaient, avant tout sociétales et les mouvements protestataires revendiquaient des changements profonds dans une société où l’autoritarisme avait remplacé l’autorité, où le mandarinat avait remplacé la compétence, où la censure avait remplacé la libre information, où la télévision était d’État, où la liberté sexuelle était un rêve inaccessible. Aujourd’hui, les revendications estudiantines portent sur le nombre d’enseignants, la difficulté de logement, la cherté de la vie, le risque de chômage. C’est-à-dire qu’en 68, on a assisté à la course des enseignants paniqués derrière les revendications des étudiants, alors qu’aujourd’hui, ce sont les étudiants qui font du suivisme des revendications des syndicats de l’Éducation Nationale. Hier, les étudiants clamaient leur volonté de liberté, aujourd’hui ils réclament des moyens. En 1968, les mouvements étudiants étaient internationaux car ils ont eu lieu dans le monde entier, en 2008 ils sont franchouillards. Mai 68 était un conflit en grande partie générationnel et sociétal. Les manifestations d’aujourd’hui ont perdu le rêve et sont purement matérialistes. Peut-être cela est-il dû au fait que 1968 est deux fois plus proche de 1936 que 2008 ne l’est de 1968 ? Étant de ce type, elles se heurteront au problème incontournable de la situation actuelle : la France est devenue pauvre. Le dernier slogan de l’UNEF est révélateur de l’état d’esprit qui règne dans le milieu étudiant : la réussite est un droit !! Tous fonctionnaires !! En 1968, un slogan disait « La France s’ennuie », aujourd’hui la France est angoissée.
Il n’y a aucun risque que naisse un nouveau Cohn Bendit.
Il ne faut pas oublier qu'en Allemagne, les étudiants se sont révoltés contre une société qui portait au gouvernement des anciens nazis. Aux USA, les étudiants se sont révoltés contre la guerre du Viet-Nam et les bombes au napalm. En Tchécoslovaquie, les étudiants se battaient à Prague jusqu'à l'immolation par le feu pour leur liberté. En France, les étudiants ont mené une révolte romantique et bourgeoise.
Il n’y a aucun risque que naisse un nouveau Cohn Bendit.
Il ne faut pas oublier qu'en Allemagne, les étudiants se sont révoltés contre une société qui portait au gouvernement des anciens nazis. Aux USA, les étudiants se sont révoltés contre la guerre du Viet-Nam et les bombes au napalm. En Tchécoslovaquie, les étudiants se battaient à Prague jusqu'à l'immolation par le feu pour leur liberté. En France, les étudiants ont mené une révolte romantique et bourgeoise.
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