La parallaxe est une différence de vision qui se crée lorsque l’on regarde depuis deux points de vue différents. Un point de vue unique fait courir le risque d’une appréciation partielle relevant du politiquement correct. En portant un regard différent, on peut alors percevoir des aspects cachés du monde. Regarder, écouter, et chercher un point de vue décalé peut parfois faire mieux comprendre le monde et le jeu des hommes.
08 mars 2014
Quel est ce pays ?
Je vous parle d’un pays où les hommes politiques sont incapables de prendre des mesures efficaces sur le long terme car uniquement préoccupés par leur prochaine ré-élection. Où les syndicats de salariés, dont les préoccupations sont essentiellement corporatistes pour cause d’élection, refusent tout changement de société et qui confondent obligation de moyens et obligation de résultats, figeant le pays dans l’âge glacière de la lutte des classes. Ce sont des syndicats qui considèrent l’entrepreneur comme l’ennemi absolu. Je vous parle d’un pays où les syndicats patronaux sont incapables d’encadrer les exigences démesurées de leurs actionnaires au détriment des entreprises. Dont les citoyens votent pour les politiques les plus démagogiques, c’est-à-dire ceux qui leur promettent de régler leurs petits problèmes personnels au lieu de servir l’intérêt général. Les électeurs de ce pays, véritables girouettes de conviction, changent systématiquement d’opinion à peine un an après leur vote et se prélassent dans l’invective du « tous pourris ». C’est un pays où le monde de la finance se moque totalement de l’économie réelle du pays et cherche par tous les moyens, même illégaux, d’engranger le maximum d’argent et où la richesse des fainéants se construit sur la dépouille des gens utiles. Un pays où les salariés n’ont aucune mobilité, attachés au petit pavillon de banlieue et qui préfèrent le chômage plutôt que de changer d’entreprise. Ses partis politiques, gangrénés par la guerre de médiocres sous-chefs, restent campés dans une attitude caricaturale d’affrontement et sans aucune efficacité, où la satisfaction des ego supprime la réflexion constructive. Son gouvernement est un gouvernement de la parole qui repousse constamment les décisions opérationnelles urgentes et se cache derrière des slogans et la langue de bois. C’est le seul pays où le Président de la République et le Premier ministre ont pris leur fonction sans avoir la moindre expérience gouvernementale préalable. C’est aussi un pays où le précédent Président de la République a été espionné par son plus proche conseiller et mis sur écoute par la magistrature, où les bureaux de celle-ci sont ornés par un « mur des cons ». C’est un pays où l’industrie est en ruine, l’agriculture en dépérissement et les jeunes sans espoir d’avenir (no future). C’est un pays où de nombreuses communes n’ont aucun candidat pour les prochaines élections municipales. Les média de ce pays s’amusent à une course à l’échalote pour être celui qui sortira le dernier scandale à la mode politique. Ces média sont, en permanence, encombrées par des soi-disant politologues ou experts dont la logorrhée est systématiquement contredite par les faits. C’est un pays dont les dépenses, en pourcentage du PIB, sont aussi importantes qu’en Suède et en Norvège, mais où la pauvreté a pris des proportions considérables et dont les trottoirs sont envahis par les SDF dont 450 sont morts dans la rue l’année dernière et où plus de dix millions de personnes ont renoncé aux soins, pendant que les patrons de banques s’octroient des salaires considérables. C’est un pays où les banques, les grandes entreprises, les professionnels du sport et du spectacle, les citoyens les plus riches se bousculent pour camoufler leur richesse dans les paradis fiscaux et changent de nationalité, pendant que la très grande majorité des citoyens souffre d’une pression fiscale constamment en hausse et d’un marché de l’emploi en constante dégradation. C’est un pays en lent mais inexorable déclin. Quel est ce pays ? Mais c’est la France !
28 février 2014
Paroles, paroles !
Le chômage est sûrement un des problèmes essentiels de la France. Tous les politiques, tous les syndicalistes en parlent. En se focalisant quasi-exclusivement sur ce seul aspect des nombreuses difficultés nationales, le gouvernement met en œuvre des solutions qui ne résolvent pas le fond du problème. En effet, c’est cette vision rétrécie qui a conduit à chercher à tout prix à diminuer le taux de chômage en créant artificiellement des « emplois aidés », c’est-à-dire des emplois essentiellement de type non-marchand qui ne participent donc pas à l’enrichissement ou au désendettement du pays. De plus, ce sont des emplois essentiellement provisoires, la majorité des bénéficiaires se retrouvant au chômage à la fin de leur contrat à durée déterminée. Si, comme il semble le faire depuis très peu de temps, le gouvernement s’efforce, non pas de diminuer le chômage, mais de créer des emplois productifs, c’est-à-dire dans le secteur concurrentiel, alors les mesures à prendre sont de nature totalement différente. Pour réussir dans cette voie, il faut aider les entreprises, plus que les individus. Ce sont elles qui, finalement, créent les emplois productifs. Pour créer des emplois nouveaux, l’entreprise a besoin d’investir ; donc besoin d’avoir des profits qu’elle peut affecter aux investissements. S’insurger contre les profits des entreprises, comme on l’entend souvent de la part des partis politiques de gauche est un non-sens économique. Le profit va : 1- à la rémunération des actionnaires (paiement du risque) ; 2 – aux impôts, c’est-à-dire à l’Etat ; 3 – aux investissements. Les actionnaires doivent avoir le sens du collectif et du long terme, ce qui n’est malheureusement pas le cas des fonds d’investissements qui recherchent une rentabilité immédiate et maximale de leurs actions. L’Etat, à la recherche désespérée de moyens financiers, est tenté en permanence de surimposer les entreprises, ce qui est électoralement plus facile que d’augmenter les impôts des citoyens. Les investissements ne sont pas toujours orientés vers le développement de l’entreprise et servent parfois au rachat des actions par l’entreprise elle-même pour revaloriser ces dernières, ce qui est une opération purement boursière et qui ne relance pas l’économie. L’investissement dépendant des profits, ceux-ci dépendent de la compétitivité de l’entreprise et de la croissance des économies mondiale et nationale. C’est-à-dire de l’avenir. On ne peut donc demander à l’entreprise de s’engager sur la création d’un nombre défini d’emplois, qui ne peut rester qu’un objectif, TOUTES CHOSES EGALES PAR AILLEURS, et qui peut prétendre que rien ne changera dans le monde ? Demande-t-on d’ailleurs aux syndicats de s’engager à ne pas faire grève durant quelques années ? La seule contrepartie que l’on peut demander aux entreprises est des engagements de moyens mais sûrement pas de résultats. Tout ce qui peut accroitre les bénéfices constitue donc un levier pour permettre les investissements. Ainsi, les mesures qui diminuent la pression fiscale sur les entreprises sont bonnes pour l’investissement (nécessaires mais non suffisantes). A tout cela, il faut deux conditions. La première est que les intentions gouvernementales ne restent pas au niveau du vocabulaire. On peut être méfiant sur ce point. Après avoir mis en avant le choc de compétitivité, le choc de simplification, voilà aujourd’hui le pacte de responsabilité. Qualifier une intention n’a jamais fait une action. Il faut sortir du gouvernement de la parole. La seconde est que les syndicats, obnubilés par un engagement ferme des entreprises sur la création d’un nombre d’emplois fixé d’avance, comprennent que la création d’emplois dans une entreprise dépend de la conjoncture économique qui, elle-même, ne dépend pas uniquement de la volonté gouvernementale et que, donc, la création d’emplois ne peut être qu’un objectif.
15 février 2014
Les grandes oreilles
Depuis Maxwell, on sait que tout champ électrique crée un champ magnétique (et réciproquement). C’est le phénomène de base utilisé pour mettre en œuvre les écoutes téléphoniques. Les progrès techniques ont été considérables dans ce domaine et, aujourd’hui, tout champ électromagnétique, toute onde électromagnétique, est susceptible d’être intercepté. La NSA a mis en place le programme PRISM (base de données) pour recueillir et analyser les données fournies (ou piratées ?) par les sociétés Internet basées aux USA, pratiquement les seules existantes. Elle a conclue des accords avec les sociétés Microsoft, Google, Yahoo!, Facebook, Paltalk, Youtube, Skype, AOL, Apple. Ce programme a été mis en place après le vote du Protect America Act en 2007, sous la présidence de G.W. Bush. En plus du programme de récupération des données, la NSA a mis au point des méthodes de contournement des cryptages des communications sur Internet. Ce programme vient compléter le système ECHELON qui permet aux USA de surveiller et d’intercepter les communications passant par satellites et par tout moyen utilisant les ondes. Les bits d’informations qui circulent dans les câbles sous-marins sont écoutés et piratés par des installations d’écoute. A côté de cet ensemble d’écoutes, « Big Brother » apparaît comme un petit amateur. La planète entière est maintenant sous écoute quel que soit le mode d’utilisation de communications et d’échanges électroniques. Aujourd’hui, dès que vous communiquez, vous courez le risque d’être surveillé, espionné, écouté.
Lorsque vous utilisez Google ou Yahoo!, les grandes oreilles peuvent savoir quelles recherches sur quel sujet vous avez entreprises et combien de fois, pouvant faire naître une suspicion sur vos centres d’intérêt. Lorsque vous envoyez des messages en utilisant Gmail, les grandes oreilles sont capables de connaître vos contacts et la nature de vos échanges, l’utilisation de GoogleMap leur permet de surveiller vos déplacements et leurs fréquences. Il en est de même si vous utilisez un réseau comme Facebook, Twitter ou Linkedin ou si vous utilisez des outils de communication comme Skype. Vous révélez à ceux qui vous écoutent vos contacts, vos centres d’intérêts, la fréquence de vos échanges, les relations professionnelles que vous entretenez, vos responsabilités et compétences ainsi que celles de vos correspondants. Le smartphone est l’outil idéal pour la surveillance exercée par les grandes oreilles, permettant de surveiller vos messages, votre localisation et vos déplacements grâce à l’application GPS embarquée. C’est la mésaventure subie par A. Merkel, paradigme de ce qui se passe pour vous. Bien entendu, vous n’êtes pas systématiquement écouté mais les données transmises par vos échanges sont collectées et analysées par des outils de type data mining qui fonctionnent par recherche de mots clé. Malheur à vous si un ou plusieurs de ces mots clé se retrouvent dans vos échanges. Si vos déplacements vous conduisent à proximité de quelque individu déjà identifié comme suspect, vous voilà catalogué de même. Rien de ce que vous faites n’est étranger à la NSA, quoiqu’en dise B. Obama. A tout cela, s’ajoute la surveillance des multiples caméras et le traçage des utilisations des cartes électroniques de toutes natures. Dormez tranquilles, citoyens, vous êtes surveillés.
08 février 2014
Réactionnaires
L’intégrisme n’est pas l’apanage des musulmans, les catholiques ont le leur et l’ont démontré lors de leur dernière manifestation. Un intégrisme est une application stricte, même si elle est dévoyée, des préceptes religieux et ceci indépendamment de l’évolution de la société. L’intégrisme fige la société dans un carcan de croyances et de postures édictées une fois pour toute et reste sourd aux besoins légitimes d’une société en changement. Les français qui ont défilé dans la « manifestation pour tous » pour protester contre une loi visant à mettre en harmonie les textes législatifs et les demandes d’une société en pleine évolution sur un certain nombre de sujets touchant la famille, sont la manifestation d’un intégrisme catholique qui a peu de différences avec l’intégrisme musulman. Les mots d’ordre sont éclairants : « les enfants sont des cobayes ! » et « on veut effacer les différences (de sexe) » sont totalement étrangers au projet de loi sur la famille. Que prévoyait cette loi ? Simplement de prendre en compte un certain nombre de problèmes qui traversent aujourd’hui la société française et qui restent à ce jour hors du contexte juridique. Il s’agissait de délibérer sur le droit de garde dans le cas des divorces conflictuels, du statut des beaux-parents dans les familles reconstituées, de simplifier la procédure d’adoption. Aucun de ces trois sujets ne fait mention de la PMA et encore moins de la GPA, objets de la colères de contempteurs catholiques du gouvernement. Cette loi visait uniquement à combler des vides dans l’éducation des enfants créés par des évolutions sociétales irréversibles. Quand à la rumeur de la diffusion de la théorie du genre dans les établissements scolaires, elle relève tout simplement de la théorie du complot. Jamais il n’a été envisagé d’enseigner une théorie qui consiste à affirmer que l’on nait mâle ou femelle et que l’on devient homme ou femme en fonction de l’éducation et de l’environnement. L’ « ABCD » de l’égalité consiste uniquement à lutter dès l’enfance contre les tendances aux comportements sexistes et les stéréotypes pour conforter l’évidence de l’égalité des sexes dans la société. Les adversaires de cette action éducative confondent (volontairement ?) l’égalité et la similitude. Faut-il avoir l’hypocrisie suintant par tous les pores de la peau pour prétendre que l’on enseigne aux enfants l’art de se masturber ! Il est alors incompréhensible que le gouvernement ait décidé de renvoyer aux calendes le vote de cette loi sur l’évolution de la famille, sauf pour des raisons purement politiciennes et électoralistes dues à la proximité des prochaines élections municipales. Cette droite française réactionnaire ressemble de plus en plus au Tea-Party américain, groupe qui a complètement mis sous influence le parti Républicain et dont on voit chaque jour les néfastes conséquences. Il est à craindre que le recul du gouvernement, à l’image du Tea-Party, incite ces intégristes à remettre bientôt en cause des avancées sociétales come l’IVG ou la loi Leonetti. La « manif pour tous », la honteuse journée de « retrait de l’école », les bonnets rouges, la montée des extrêmes de droite comme de gauche, la contestation systématique de toute action gouvernementale, le sectarisme grandissant de l’opposition politique, les dysfonctionnements de la majorité actuelle, tout cela répand comme une odeur nauséabonde sur le pays.
02 février 2014
Polémique stérile
Lorsque l’impérieuse obligation de servir l’intérêt général s’efface devant la défense d’intérêts partisans, le discours des responsables politiques se fait caricature et duplicité. Ces derniers déclinent alors un discours souvent rudimentaire consistant à caricaturer à outrance leur raisonnement dans le seul but d’accentuer la fracture qui sépare majorité et opposition. Il en est ainsi pour l’économie. Traditionnellement, la gauche et les syndicats donnent une préférence sans nuance pour une politique de la demande tandis que la droite soutient que, seule, une politique de l’offre a un sens. Or, la réalité est plus complexe que cette dichotomie simpliste : l’offre crée la demande versus la demande crée l’offre. La symétrie de cette proposition n’est qu’apparente. Les tenants de la demande soutiennent qu’une augmentation du pouvoir d’achat, essentiellement par l’augmentation des salaires ou la diminution des impôts, crée une demande supplémentaire dont la conséquence est une augmentation de l’offre et de la production, donc une diminution du chômage. Les sectateurs de l’offre salvatrice soutiennent au contraire que c’est celle-ci qui engendre la demande au seul motif que, sans offre, il ne peut y avoir de demande. En y regardant d’un peu plus près, on s’aperçoit que les choses ne sont pas aussi simples. On peut, en effet, décomposer la demande globale en demande de services et en demande de produits manufacturés ou non. Dans une situation économiquement difficile et où la charge de l’impôt est (trop) importante, les consommateurs se tournent préférentiellement vers les produits les moins chers. Or, la mondialisation des échanges met à leur portée des produits en provenance des pays en voie de développement, (beaucoup) moins chers que les produits nationaux et sur lesquels se portent naturellement leur préférence (c’est du moins le cas des classes sociales les moins favorisées, donc les plus nombreuses). Ce faisant, cette augmentation de la demande se fait au détriment de la balance commerciale et donc du déficit et de la dette, pour profiter presque exclusivement aux économies étrangères. La réduction du chômage attendue ne peut être que réduite, voire négligeable. Quant à l’offre, son efficacité se mesure à sa capacité à trouver un marché. On peut alors distinguer une offre dont la compétitivité est fondée sur le prix, une autre essentiellement axée sur la qualité et l’innovation. La compétitivité par les prix ressemble à une politique de la demande, conduisant à une augmentation apparente du pouvoir d’achat. Elle a l’avantage d’un effet immédiat mais elle se heurte à la concurrence des produits étrangers moins chers et provoquant une réduction des marges. La compétitivité par l’innovation est beaucoup plus longue à mettre en œuvre car elle passe par des investissements dont les effets éventuels ne peuvent se faire sentir qu’à moyen terme. La condition nécessaire (mais non suffisante) pour que cette innovation existe est que les entreprises aient les moyens d’investir, c’est-à-dire qu’elles dégagent des marges suffisantes. Il y a, cependant, des exceptions à cette contrainte de temps comme l’exemple du téléphone portable le démontre. Cette offre n’a pas été suscitée par une demande inexistante avant l’apparition de ce produit. Par contre, véritable innovation, elle a créée immédiatement une demande nouvelle et importante qui s’est portée sur les produits manufacturés, malheureusement essentiellement étrangers, mais a également créée une offre locale de services chez les opérateurs de télécommunication qui ont trouvé ainsi une clientèle pratiquement captive. Encore faut-il que les consommateurs aient le pouvoir d’achat suffisant pour acquérir ces nouveaux produits et services. Cela montre bien qu’il n’est pas possible, entre la demande et l’offre, de négliger l’un au détriment de l’autre. Les diatribes politiques et syndicales se focalisant exclusivement sur un seul aspect du problème plongent le pays dans une polémique stérile. Une politique de la demande est indispensable pour améliorer le sort des plus démunis, une politique de l’offre est importante pour donner la possibilité d’investir aux entreprises, seules capables de créer des emplois marchands et de réduire le chômage. Plus important encore que d’éviter de tomber dans une dichotomie néfaste et stérile, il faudrait que le discours syndical change de nature et cesse d’instiller dans le monde des travailleurs l’idée mortifère que les chefs d’entreprises sont tous des voyous et des profiteurs. La confiance est une nécessité absolue au fonctionnement correct d’une économie et elle doit exister, non seulement chez les patrons, mais également chez les consommateurs et les salariés. Pour cela, les syndicats devraient changer leur paradigme et cultiver une attitude de recherche du compromis au lieu du culte du soupçon et du conflit. Tout le monde s’en porterait mieux.
21 janvier 2014
Théorie du complot
La théorie du complot n’est pas une nouveauté. Elle existe au moins depuis le XVIIe siècle au sein de la Couronne Britannique. Un siècle plus tard, la Révolution française, d’après l’Abbé Barruel qui lance la rumeur, n’était que le fruit d’une conspiration antichrétienne. Les protocoles de Sion, apparus au début du XXe siècle, l’homme sur la Lune, les trainées de condensation des moteurs des avions à réaction, l’extraterrestre de Roswell sont autant de sujets qui ont donné lieu à des rumeurs de complots. Plus près de nous, le drame terroriste du 11 Novembre 2001 a également suscité l’idée qu’il s’agissait d’un complot. Dès 2002, Thierry Meyssan a publié « L’Effroyable Imposture », suivi par d’autres auteurs, pour qui les attentats auraient servi de prétexte à l’administration Bush pour modifier la politique intérieure et extérieure des USA et pour faire accepter aux Américains la guerre en Irak et en Afghanistan. Certains, aujourd’hui, diffuse l’idée que les hommes politiques français sont le jouet d’une société secrète appelée « Le Siècle » qui a son homologue aux USA, « La French American Foundation ». Le dernier avatar du complot universel est personnalisé par monsieur Dieudonné M’Bala M’Bala qui instille peu à peu l’idée, qui n’est pas neuve, que les juifs se sont organisés pour diriger le monde. Si l’on cherche à classifier ces théories, on peut en distinguer deux types : les théories racistes et les théories de prise de pouvoir. Les premières tentent d’accréditer l’idée que l’Etat officiel est au service de minorités qui cherchent à prendre le contrôle de la nation blanche et généralement chrétienne. Les secondes cherchent à faire croire que de riches et puissantes organisations internationales, secrètes ou non, tentent d’imposer un nouvel ordre mondial. Le danger actuel de ces théories du complot est leur diffusion immédiate sur Internet qui agrandit considérablement le nombre des sectateurs de celles-ci. Il est plus facile de diffuser une fausse information que d’en arrêter les effets, ce qui explique que ces théories perdurent très longtemps après leur apparition. Il en est de même pour les lanceurs d’alertes. Le savoir est aujourd’hui parcellisé à cause du développement scientifique dont la complexité grandissante empêche de maitriser la totalité des savoirs. Cette parcellisation a pour conséquence immédiate que la véracité objective d’une alerte est de plus en plus douteuse. C’est le cas actuellement des soi-disant effets des antennes de téléphones portables. Conscient de la difficulté d’être complètement objectifs, les lanceurs d’alerte font, de plus en plus souvent, appel au principe de précaution qui n’est que l’aveu d’une connaissance très incomplète du problème. C’est ainsi que l’on fait, de plus en plus, appel à ce principe (nucléaire, ondes radio, OGM, nanotechnologies, cellules souches, gaz de schistes, …) ce qui le rend dangereux pour la recherche, l’innovation, le progrès, l’économie. Ainsi donc, la dangerosité de ce principe en appelle à sa propre suppression.
13 janvier 2014
Liberté, liberté chérie
La Convention Européenne des Droits de l’Homme (1950) précise les libertés individuelles démocratiques. On y trouve le respect de la vie privée, la liberté de pensée et de religion, la liberté d’expression, d’association et de rencontre. L’exercice de ces libertés comporte des devoirs et des responsabilités, constituant leurs limites et impliquant des restrictions et sanctions prévues par la loi Ces limites constituent les mesures démocratiques obligatoires pour la sécurité nationale, la préservation de l’ordre public, la prévention du crime, l’interdiction des discriminations de toutes natures (sexe, race, langue, religion, appartenance à une minorité), la préservation de la vie privée. Ainsi la liberté d’expression se trouve encadrée par plusieurs restrictions constituant des raisons sécuritaires comme l’incitation au crime, l’interdiction des insultes publiques, le négationnisme, la nécessaire protection de l’enfance. Ces restrictions à la liberté d’expression ont permis l’expulsion d’un certain nombre d’imams et de prédicateurs dont les discours extrémistes ont été jugés comme attentatoire à la Déclaration des Droits de l’homme (l’imam Mohammed Hammami, par exemple). Ainsi, l’interdiction du spectacle du sieur Dieudonné M’Bala M’Bala est-elle, sans conteste, licite et légale, en plus d’être simplement morale. Tous ceux qui se sont insurgés devant ce qu’ils appellent une atteinte à la liberté d’expression oublient tout simplement la morale. « On peut rire de n’importe quoi mais pas avec n’importe qui » disait, en son temps, Pierre Desproges. La liberté d’expression sans limites s’appelle permissivité. Il ne peut y avoir de liberté sans restriction sauf à conduire à l’anarchie. On doit rajouter qu’on ne peut pas faire rire n’importe qui avec n’importe quoi. Si vous recherchez une preuve qu’une certaine France raciste existe bel et bien, il suffisait d’aller regarder les foules qui s’agglutinaient aux portes des spectacles du susnommé. Vous y auriez trouvé la génération « Hitler, connais pas » et qui ne connait pas non plus la signification du geste appelé « la quenelle » qui n’est autre que la reproduction du geste nazi contrarié du docteur Folamour dans le film de Stanley Kubrick.
01 janvier 2014
Le passage
Le rituel politique du passage d’une année à l’autre a été scrupuleusement respecté une fois encore. Un discours présidentiel convenu où, d’une année sur l’autre, on retrouve les mêmes termes, les mêmes présentations de bilan, les mêmes promesses. Les réactions des partis politiques sont absolument identiques à ce que l’on attend, des commentaires stéréotypés, sectaires, sans nuances, sans analyses, sans idées. Le véritable drame que vit le pays est qu’il est dirigé par une classe politique sans imagination, sans talent et qui, faute de mieux, se fige dans des attitudes caricaturales qui ne débouchent sur rien. De tout le discours présidentiel de cette année, n’est à retenir que la « promesse » d’une simplification de l’organisation administrative des collectivités locales. Peut-on espérer la disparition des départements et des conseils généraux avec de réelles économies de fonctionnement ? Malheureusement, les promesses n’engagent que ceux qui y croient !
22 décembre 2013
Qui sommes nous ?
Il y a indéniablement, chez les hommes, une forte propension à étouffer, sous l’édredon de la honte, les souvenirs infamants. La reconnaissance de la collaboration de masse, active ou passive, durant la seconde guerre mondiale en France a été extrêmement longue à émerger et être reconnue. Les Présidents de la République successifs ont, eux-mêmes, fortement participé à cette reconstruction de l’histoire. De de Gaulle à Mitterrand, ils ont tous cherché à gommer cette sombre page de l’histoire nationale en arguant d’une fallacieuse distinction entre « l’Etat Français » de Vichy et la République Française assimilée à la France. Comment, en effet, préserver ou reconstruire la grandeur nationale et l’honneur de la Nation sur les exactions de la collaboration ? Une vraie sidération vous saisit lorsque l’on met en vis-à-vis ces énormes foules allemandes saluant avec hystérie Adolf Hitler, un fou meurtrier, lors de ses folles harangues et les foules françaises acclamant à grands cris Philippe Pétain, un dictateur sénile, lors de sa tournée nationale en 1940 après la honteuse entrevue de Montoire ? Quelle différence entre les bras tendus allemands devant Hitler et les drapeaux français frénétiquement agités devant Pétain ? Quelle est cette France qui tente de façon ridicule d’imiter les monstrueuses démonstrations de force des nazis, en faisant parader ses miliciens et une LVF qui intégrera finalement les Waffen-SS ? En France comme en Allemagne, on reste confondu devant cette propension des foules à acclamer les dictateurs. La foule est l’ennemie du peuple disait V. Hugo. Comment, au nom de quelques policiers ayant pris les armes aux dernières heures de l’occupation, peut-on oublier que la police de Vichy a raflé 4000 enfants juifs de trois ans, hurlant de peur, en les arrachant à leurs mères pour les enfermer au Vel d’Hiv avant leur transfert dans les camps d’extermination ? Comment peut-on oublier que les lois scélérates anti-juives ont été décrétées par la France sans que l’Allemagne ne demande rien ? Et que seule une minorité de français a combattu ces lois infamantes ? Comment comprendre qu’il existe encore aujourd’hui des individus qui recherchent ouvertement la réhabilitation de Pétain et vont se recueillir sur sa tombe à l’ile d’Yeu ? Les zones d’ombre de la libération sont également nombreuses, avec ses exécutions sommaires, ses lynchages et son rituel barbare de la tonte des femmes massivement approuvés par les résistants de la dernière heure. « Nous ne savions pas » ont dit les allemands, « nous avons cru au sabre et au bouclier » ont dit les français. L’horreur reste l’horreur et le quantitatif n’a pas sa place dans le jugement. Certes, la Résistance a existé et a lourdement payé son engagement contre l’occupant. Il n’en reste pas moins que le gros du contingent de ces résistants a rejoint le combat aux dernières heures de l’occupation, lorsqu’il était devenu évident que les nazis avaient perdu la guerre. La conscience pure nait d’une mauvaise mémoire.
15 décembre 2013
L’opium des peuples
De même qu’un enfant s’angoisse de ne pas comprendre les raisons de la colère de sa mère, l’inconnu et l’incompréhension ont, de tous temps, été des facteurs d’inquiétude pour les hommes. L’incompréhension des mécanismes de la nature les a poussé à peupler le monde d’un Panthéon riche et varié, chacun des dieux peuplant ce lieu mythique étant responsable d’un phénomène inexplicable. Expliquer que la foudre est la colère de Zeus apaise un esprit inquiet de ne pas comprendre. Parmi ces peurs ancestrales, la plus prégnante a toujours été la mort. « Pour les hommes c’est le temps qui passe. Pour le temps, ce sont les hommes qui passent ». Ce proverbe chinois dessine, à gros traits, l’angoisse de l’homme en face de la mort et son interrogation sur « l’après ». En quête d’une réponse, l’homme a trouvé, dans les religions de tous bords et de toutes inspirations, un moyen d’affronter cette peur. Toutes les religions sont faites pour le rassurer. Ce seul fait explique la pérennité des croyances, sous des formes extrêmement diverses, mais dont la constante est d’apporter une réponse à la peur du temps qui passe. Les chrétiens et les musulmans ont inventé la vie éternelle. Le soufisme des derviches tourneurs imagine une succession sans fin de morts et de renaissances. Le bouddhisme du Grand et du Petit Véhicule invente les incarnations répétées dans la recherche du Nirvana et la transformation progressive en Buddha ayant atteint un état d’apaisement éternel. D’une inspiration voisine, l’hindouisme propose des périodes de création, de conservation et de destruction se succédant sans fin. La Gnose considère que l’incarnation dans la matière est un piège tendu par un esprit malfaisant dont on ne peut s’échapper que par la connaissance initiatique qui permet à l’âme immortelle de se libérer de ce piège en rejoignant le divin. Toutes ces religions, en fin de compte, nient la mort et la disparition définitive, quitte à ignorer une des grandes lois de la nature, celle de l’Entropie. Nous vivons une période matérialiste où la recherche de l’explication rationnelle est devenue une nécessité. Les neurosciences du cerveau étudient actuellement l’éventuelle corrélation entre la constitution de la molécule ADN (le gène VMAT2) et l’apparition des émotions. Les croyances seraient-elles imposées par la biologie cérébrale ? Une étude statistique anglo-saxonne tend à montrer que la croyance s’accompagne d’un mal-être, comme si les gens prédisposés à la dépression se tournaient vers la religion, ce qui expliquerait pourquoi les religions cherchent à tout prix à rassurer les hommes sur leur devenir post-mortem dans un souci marketing assumé. Dans cette volonté de supprimer l’angoisse de la mort, les religions se comportent comme une drogue addictive. N’oublions pas que « les faits ne pénètrent pas là où règnent les croyances » (P. Valéry).
29 novembre 2013
Idées simples dans un monde complexe
La science économique est bien particulière. En effet, elle comporte un nombre considérable de règles dont la plupart sont contradictoires. Les relations entre chômage et inflation en sont un exemple. Si les prix augmentent, la demande de biens et services diminue. Dans une économie tirée par la demande, la production diminue, la demande de main d’œuvre diminue et le chômage augmente. On peut dire également que si les prix augmentent, l’offre a tendance à augmenter car les prix deviennent plus attractifs, donc la production augmente et le chômage diminue, à condition que le marché du travail ne soit pas rigide, ce qui est un frein à l’embauche. De tels exemples sont légion en matière de politique économique. Les interactions sont, parfois, plus complexes. Un choc pétrolier, par exemple, diminue la profitabilité de l’offre donc tend à diminuer la production. Si le gouvernement, obnubilé par une politique de la demande, cherche à relancer celle-ci par une politique monétaire ou budgétaire qui se traduit par une baisse des taux d’intérêts ou par des transferts directs aux ménages, l’augmentation de la demande aura comme conséquence une augmentation des prix dans un environnement où la production est déficiente. Cette augmentation des prix entrainera, à terme, une diminution de la demande rendant la politique gouvernementale inefficace. C’est pourquoi, abordant un domaine complexe, il faut le faire avec des idées simples (Ch. De Gaulle) : pour qu’un pays ne s’appauvrisse pas, il doit s’enrichir ! Et un pays ne peut, globalement, s’enrichir que si sa balance commerciale est bénéficiaire, c’est-à-dire s’il gagne plus de devises qu’il n’en dépense ou, autrement dit, si ses exportations sont supérieures en valeur à ses importations. Pour cela, la stratégie diffère selon l’état de développement du pays. Pour un pays développé et industrialisé, la seule stratégie gagnante consiste à abandonner les industries de main d’œuvre, excepté celles qui ne sont pas délocalisables, car le contraire entraine le pays dans une concurrence perdante par les prix avec les pays en voie de développement. La seule voie restante consiste à développer une stratégie de l’offre appuyée sur l’innovation et la qualité, comme l’industrie automobile allemande en offre un exemple magistral, de même que, dans une moindre mesure, celle du Royaume-Uni. Il n’y a pas d’autres voies pour que les exportations trouvent leurs marchés et se développent en rendant positive la balance commerciale. Importer des produits à faible coût de main d’œuvre (sous conditions environnementales) et exporter des produits à haute valeur ajoutée, telle est la condition de sortie de crise. Le problème est qu’il faut du temps pour qu’une telle stratégie devienne opérante et il n’est pas sûr que la France en ait encore ! Il faut aussi que les entreprises aient les moyens d’investir dans l’innovation, ce qui veut dire que leur potentiel d’investissement ne soit pas confisqué par l’impôt. Et il est à craindre que les mesures gouvernementales actuelles, comme le CICE, soient très loin d’être à la hauteur, apportant une réduction des charges de 20 milliards d’Euros alors qu’il en faudrait 100. Et pour financer cet investissement, il faudrait réduire réellement les dépenses de 200 milliards d’Euros et non pas se contenter d’une réduction de l’augmentation (sic !). Malheureusement, nos gouvernants devenus aveugles à la réalité, cherchent par idéologie à endormir le peuple français en tenant un discours lénifiant sur une reprise qui serait censée revenir et un chômage qui serait enfin en diminution. On a assisté au show d’un ministre du « redressement productif » (re-sic !) qui exulte pour avoir « sauvé » quelques centaines d’emplois par ci- par là alors que le pays compte plus de 3 millions de chômeurs et près de 10 millions de pauvres ! Finalement, deux idées simples : il faut gagner plus qu’on ne dépense et ce sont les entreprises qui créent l’emploi productif.
19 novembre 2013
Démocratie en danger
Tout va mal, mais rassurez-vous, le pire est à venir. La France des Français est devenue folle. L’agitation bretonne, début de la contestation antirépublicaine, est un amalgame de mécontentements corporatistes d’un certain nombre d’acteurs qui refusent de prendre leur part dans l’effort national indispensable pour sortir le pays de l’ornière fatale dans laquelle il s’embourbe. La taxe sur les poids lourds, détonateur du mécontentement, est, une fois n’est pas coutume, une taxe intelligente. La France est submergée par les poids lourds étrangers qui, en passant par la France, évitent de s’acquitter d’une taxe identique existant en Allemagne et en Suisse. Prélever sur ce trafic des ressources utiles au développement de transports alternatifs moins chers et moins polluants, comme le ferroutage ou le transport fluvial, est évidemment une bonne idée. On objectera que la Bretagne n’est pas concernée par le trafic des poids lourds qui traversent la France du Nord au Sud. Cela est vrai, mais ne justifie en rien que les poids lourds bretons soient exonérés de cette taxe. Si ce trafic existe, sa raison en est que la production agroalimentaire bretonne, notamment porcine et volaillère, est de basse qualité qui ne peut supporter les coûts d’abattage des abattoirs bretons et qui est donc obligée d’aller rechercher des coûts plus faibles en Allemagne ou en Europe de l’Est où la main d’œuvre ne bénéficie pas d’un salaire minimum. La recherche d’une production intensive, soutenue contre vents et marées par la FNSEA, est une impasse de laquelle les bretons refusent de sortir. Profitant d’un effet d’aubaine, se sont amalgamées des revendications qui n’ont rien à voir les unes avec les autres : les artisans, les routiers, les centres hippiques, les enseignants, les automobilistes, les footballeurs, les maires qui refusent le mariage homosexuel ou les rythmes scolaires, etc … Tout ce petit monde, corporatiste ou clientéliste jusqu’au bout des doigts, reste sourd et aveugle aux difficultés du pays, uniquement préoccupé par son pré-carré. Il est devenu à la mode de contester tous les changements que le gouvernement tente, maladroitement certes, de mettre en place. Sur ce corporatisme fleurit la démagogie, carburant essentiel de l’extrême droite qui flatte dans le sens du poil tous ces contestataires en espérant retirer de cette agitation désordonnée un avantage important aux prochaines élections, municipales et européennes. Il ne faut pas s’étonner, d’ailleurs, que sur ce fumier d’extrême droite fleurisse un racisme de plus en plus décomplexé et nauséabond. Cette situation est dangereuse et peut conduire aux plus graves débordements qui ne peuvent que plonger davantage le pays dans le chaos. L’inquiétant est que le gouvernement n’a pas la compétence requise pour trouver les voies de sortie d’une crise qui d’économique se transforme en crise sociale, porteuse de tous les débordements.
11 novembre 2013
Raz le bol
Il arrive un moment où le sentiment obsidional d’être cernés par les c… devient insupportable et angoissant. Où que l’on tourne le regard, on ne rencontre que médiocrité, égoïsme et incompétence. Sans ressasser les actions d’un gouvernement dont la logique échappe à tout le monde, voici quelques exemples qui ne font pas une liste exhaustive : Ces agriculteurs bretons qui vivent des subventions européennes depuis des années et qui, non seulement n’ont pas su se reconvertir vers une production de qualité, mais vandalisent, avec le soutien de quelques élus totalement irresponsables, le bien public qui sera finalement payé par le contribuable qui passe sa vie à les secourir (sans parler des banques !). Les éleveurs de porcs, enfermés dans un productivisme intensif, proposent des produits bas de gamme qui ne supportent pas les coûts d’abattage pratiqués en France et qui les obligent à transporter leur production à l’ étranger puis à faire revenir en France les carcasses ! Ces journalistes qui sont plus préoccupés par leurs questions populistes ou provocatrices que par les réponses de leur correspondant qui n’ont, souvent, pas le temps de s’expliquer avant d’être sommés de répondre à une autre question. Ces membres du gouvernement qui chassent tout ce qui peut être taxé plutôt que de prendre les mesures de réduction drastiques des dépenses qui s’imposent (suppression des départements, réforme fiscale profonde et retenue à la source, suppression des conseils généraux, ménage dans tous ces comités ad ‘hoc qui ne servent à rien, réduction du train de vie de l’Etat et des Collectivités locales, …). Ces associations attrape-tout qui se créent uniquement pour protester dès que la moindre réforme est envisagée, au nom d’un corporatisme sans vergogne. Cette administration qui passe son temps à se prétendre la meilleure du monde alors que le temps de traitement du moindre dossier est devenu au mieux courtelinesque, au pire kafkaïen (voir le fonctionnement de pôle-emploi ou le traitement du dossier d’un réfugié !). Ces hommes politiques professionnels plus préoccupés de leur réélection et de leur avenir que de celui du pays. Ces écologistes qui sont systématiquement contre tout changement (gaz de schiste, nucléaire, nanotechnologies, cellules souche, OGM, TGV, …). Ce racisme rampant tant dans la société que dans les partis politiques et dont l’odeur devient de plus en plus nauséabonde et qui s’étend sur l’Europe comme le nuage de Tchernobyl. Ces joueurs de football au discours débile qui gagnent des fortunes en se contentant de taper dans un ballon, applaudis par une bande de supporters décervelés, et qui vont cacher leur pognon à l’étranger pour ne pas payer d’impôts, avec leurs petits copains du tennis et autres sportifs. Ces syndicats qui refusent, par dogmatisme populiste, de voir qu’en raison de l’allongement de la durée de vie, il y a de moins en moins d’actifs pour payer les retraites et qu’il faut donc obligatoirement retarder l’âge de départ à la retraite, ce qui est du simple bon sens. Ces artisans qui, tout en se déclarant le premier employeur de France, utilisent abondamment des ouvriers des pays de l’Est dont certains sont en situation irrégulière, et sont incapables de respecter les coûts et les délais. Ces patrons d’entreprises qui augmentent leurs salaires déjà faramineux alors que leurs entreprises perdent en compétitivité depuis des années (voir la balance commerciale déficitaire depuis plus de dix ans et qui est la principale source de l’aggravation de la dette). Ces Français les plus riches qui fraudent massivement le fisc d’environ 20 milliards d’Euros, laissant la charge de l’impôt aux plus démunis. Tout ça fait d’excellents Français !!
30 octobre 2013
Que veulent-ils ?
Le monde est soumis à la violence de ceux que l’on nomme islamistes ou djihadistes. On ne peut qu’être consterné par cette addiction à la violence et on recherche avec difficulté les raisons profondes qui conduisent ces hommes à avoir des comportements qui n’ont plus rien d’humain. Utilisant leur religion comme un faux-nez justificatif, ils ont déclaré une guerre ouverte au monde entier. On peut proposer deux raisons à cette violence. La première est une énorme frustration des musulmans d’aujourd’hui en face du déclin de leur civilisation. L’islamisme a trouvé son terreau d’origine au sein d’une civilisation arabe qui, dès le IXème siècle avant JC, s’étendait de l’Arabie à l’Egypte, la Syrie, la Mésopotamie, la Palestine. Babylone fut occupée par les Arabes en 1400 avant JC. Au VIIIème siècle, les arabes s’installaient en Espagne et en Inde septentrionale. La religion musulmane s’est propagée au sein du peuple arabe dès 570, année de naissance du prophète Mahomet et s’est implantée dans le monde arabe, en Afrique et en Asie. Trouvant ses sources en Chine, en Perse, en Inde, la culture arabe s’est développée au cours d’un âge d’or qui perdura du VIIIème siècle au XIVème siècle. De grands noms ont, depuis cette date, laissé leur trace dans l’Histoire : al-Kindi, al-Farabi, Avicenne, Ibn Bajja, Ibn Tufayl, Averroès et bien d’autres. Ces hommes, trouvant leur inspiration dans les œuvres des penseurs grecs tels Euclide, Ptolémée, Archimède, Aristote, ont marqué les sciences et la philosophie, telles que la Logique, la Physique, la Métaphysique, la Médecine, l’Algèbre, la Géométrie, l’Astronomie, l’Analyse combinatoire, l’Optique, la Trigonométrie, la Géographie et leur influence s’est étendue dans l’Occident, depuis le XIIIème siècle, c’est-à-dire à l’aube de la Renaissance, jusqu’au XVIIème siècle. Depuis la Renaissance, on constate un lent mais inexorable déclin de l’influence de la culture musulmane dans le monde. Les musulmans se sont enfermés dans des ratiocinations religieuses qui ont épuisé la pensée. Plus aucun grand nom de philosophe ou de scientifique musulman ne figure alors dans le Panthéon des grands esprits. Il est probable que ce déclin a suscité une énorme frustration qui est à l’origine de la radicalisation religieuse que l’on constate aujourd’hui et que celle-ci a provoqué chez une partie des musulmans une volonté vengeresse. Nostalgiques du passé, ces musulmans rêvent de reconstruire l’Oumma qui existait dès 622, avant le schisme de 911 qui sépara chiites et sunnites. Cette emprise de la religion sur la pensée a provoqué des schismes meurtriers au sein des musulmans, aboutissant à une véritable guerre de religion, seconde cause de la violence que nous constatons aujourd’hui. La rupture entre chiites (et alaouites) et sunnites (et wahhabites et salafistes) trouve ses racines sur la désignation du successeur de Mahomet : Ali, le gendre du prophète pour les uns, Abou Bahr compagnon de Mahomet pour les autres. Pour les chiites, le Coran est une œuvre humaine alors que pour les sunnites, il s’agit d’une œuvre divine. Ces divergences, qui peuvent paraître anodines pour les occidentaux d’aujourd’hui, ont conduit les musulmans à des conflits permanents et sanglants qui perdurent encore aujourd’hui dans tous les pays du Moyen-Orient et au-delà. Ces véritables guerres ont permis la naissance d’hommes qui se sont perdus dans la violence extrême au nom d’une religion dévoyée dans son interprétation. La guerre est aujourd’hui déclarée contre les Occidentaux (les infidèles) et entre les deux grandes tendances islamistes. Les seuls noms célèbres islamistes sont aujourd’hui ceux de chefs de guerre pratiquant le terrorisme, le meurtre, la prise d’otage tels Ben Laden, Abou Anas al-Libi, Ayman al-Zawahiri, Abou Moussab Al-Zarqaoui, Abdelmalek Droukdel, Abou Nazir, etc … Du World Trade Center au mitraillage de 40 adolescents endormis dans leur dortoir, on tient les deux bouts de la chaine de l’horreur. Le plus étrange est que ces individus, qui ne méritent pas le nom d’homme, aient eu un père et une mère. Quand on les regarde, on regrette les singes. Tous sont engagés dans une guerre sans issue et sans solution, ce qui est, hélas, un gage de sa persistance. Ces horreurs développent dans beaucoup de pays une islamophobie grandissante qui enferme d’une manière infernale les musulmans citoyens entre ce rejet et la folie meurtrière des islamistes extrémistes, et qui favorise finalement la montée des extrêmes droites dans toute l’Europe.
26 octobre 2013
Enfin, une bonne nouvelle !
Depuis des mois, le pays va de mauvaises nouvelles en mauvaises nouvelles et les français ont le moral au niveau des chaussettes. Et voilà enfin que l’on entend une bonne nouvelle : le dernier week-end de Novembre sera une fin de semaine sans football ! Qui s’en plaindra ? Les français vont avoir 48 heures sans que les médias ne les assomment avec des commentaires sans fin sur des matchs de football sans intérêt ou des élucubrations de joueurs à la limite de la débilité mentale. Peut-être aurons-nous, à la place, des émissions intéressantes ? On peut toujours rêver ! D’ailleurs on rêve déjà. Les dirigeants des clubs de football ont décidé une semaine de grève pour protester contre la taxation à 75% des salaires dépassant 1 million d’Euros par mois, s’il vous plait ! Je vous disais bien que l’on rêvait ! Ces mêmes dirigeants nous expliquent que cette taxe, que les clubs doivent acquitter, va les mener à la faillite. Pourquoi ne retiennent-ils pas, sur ces salaires invraisemblables, le montant de cette taxe ? Parce que, nous disent-ils, cela va faire fuir les joueurs ! Eh bien qu’ils partent !! Le pays n’y perdra rien puisque ces gentlemen sont domiciliés hors de France pour ne pas payer leurs impôts, alors que le contribuable paie pour la construction de leurs stades. Il est bien plus grave que le pays perde ses usines que ses footballeurs. Laissons-les partir et occupons-nous de notre industrie pour sauver les derniers emplois qui y survivent. Il est tout aussi invraisemblable que le Président de la République, ayant déjà oublié son intervention catastrophique sur le sujet « Leonarda », envisage de recevoir ces dirigeants de clubs de football, arrosés par l’argent des dictatures pétrolières, alors que l’idée ne lui vient pas d’en faire autant pour les agriculteurs bretons qui, eux, sont très loin d’être millionnaires et qui se suicident régulièrement !!
21 octobre 2013
La planète shadock
La prolifération des ronds-points en France est déjà une aberration que le monde regarde avec effarement, et qui cache vraisemblablement de petits arrangements financiers entre amis, mais il y a pire dans l’invention débridée de ceux qui nous gouvernent. Nous étions déjà habitué à leur imagination sans borne dans la mise en œuvre d’impôts nouveaux. Nous venons d’avoir une nouvelle preuve de leurs élucubrations : les quinze minutes d’attente obligatoire imposées aux clients des Voitures de Transport avec Chauffeur (VTC). Ces entreprises viennent combler un manque criant de taxis dans les grandes villes soumises au protectionnisme abusif de cette profession. Ces quinze minutes d’attente obligatoire (on croit rêver !) risque de faire perdre la moitié des clients de ces VTC, entrainant la fermeture d’une bonne partie de ces TPE, ce qui va nécessairement créer du chômage supplémentaire. Un comble ! Ce n’est pas avec des mesures de cet acabit que l’on verra l’inversion de la courbe du chômage, tant vantée par le pouvoir. Quel est le petit fonctionnaire bien assis au chaud dans son bureau et digne élève de Courteline, qui a pu inventer une telle mesure ? Tout le monde a connu ces attentes interminables et insupportables à la sortie des gares ou des aéroports pour obtenir un taxi. Tout le monde sait pertinemment qu’ils ne sont pas assez nombreux, en région parisienne tout au moins. Les taxis eux-mêmes le savent mais ils s’accrochent désespérément à un numerus closus protectionniste et imbécile. A leur décharge, il faut admettre que demander à un taxi de payer une licence à hauteur de 250.000 € pour avoir le droit d’exercer son métier est aussi une aberration courtelinesque. Les taxis, non seulement sont en nombre insuffisants, mais ils sont pénalisés par leur comportement parfois insupportables, comme le refus de prendre des clients à Roissy et désireux de se rendre dans un hôtel proche de l’aéroport, au prétexte que la course n’est pas assez longue ! Il n’en reste pas moins que l’intervention de l’Etat pour créer des contraintes légales artificielles au développement d’entreprises est une aberration incompréhensible. Il faut bien admettre qu’en fait de décisions aberrantes, l’Etat se lance dans la surenchère. Dans l’affaire « Leonarda », la décision du Président de la République est un véritable chef d’œuvre d’hypocrisie, de maladresse et d’incohérence. Dans un souci de ne prendre aucun parti, le Président, ancien spécialiste de la synthèse, a choisi de « couper la poire en deux », espérant ainsi satisfaire toutes les parties. Il a finalement créé un mécontentement général, sur tous les bords politiques. Comment pouvait-on envisager que la solution se trouvait dans la séparation d’un enfant de quinze ans d’avec ses parents ? L’incohérence atteint des sommets. La loi impose que l’on ne sépare pas un enfant mineur de ses parents lorsque ceux-ci sont expulsés légalement. Et voilà que le Président lui-même propose le retour d’une jeune fille de quinze ans, mais sans ses parents. Et l’incohérence est un poison qui s’insinue partout. On entend l’actuel secrétaire général du parti socialiste, habituellement invisible, inodore et sans saveur, prendre publiquement le contre-pied du Président en réclamant le retour de toute la famille. Est-ce le rôle d’un Président de la République de prendre parti dans une querelle qui reste picrocholine au regard des gigantesques problèmes auxquels le pays est confronté ? C’est la démonstration qu’une politique purement politicienne conduit à des absurdités indéfendables. Einstein disait déjà : « Il n’y a que deux infinis, l’Univers et la bêtise humaine. Et encore, pour l’Univers, je n’en suis pas sûr ».
10 octobre 2013
La physique a encore du travail
L’histoire a montré que régulièrement certains scientifiques ou philosophes annoncent gravement que la physique est aboutie et que plus rien ne reste à découvrir. Or, l’expérience montre que la résolution d’un problème a toujours engendré de nouvelles questions et de nouvelles recherches. Comme le disait P. Anderson, « il n’est pas de problème aussi complexe fut-il qui, abordé de façon adéquate, ne se soit révélé encore plus complexe ». Ainsi par exemple, si l’acquisition de leur masse par les particules élémentaires est aujourd’hui expliquée par la mise en évidence du boson de Higgs et du champ associé, il reste à élucider les phénomènes conduisant à la naissance de ce champ. La liste ci-dessous des problèmes non résolus actuellement n’est certes pas exhaustive, mais démontre uniquement que cet adage a gardé toute sa valeur et que l’ignorance se cache là où on ne l’attend guère. Pourquoi le champ magnétique de Mars a disparu ? Quelles sont les causes du champ magnétique terrestre ? Pourquoi le champ magnétique terrestre s’inverse-t-il périodiquement ? Qu’est-ce que la matière sombre ? Qu’est-ce que l’énergie noire ? Pourquoi les constantes fondamentales de la physique ont-elles leurs valeurs et sont-elles réellement constantes ? Pourquoi l’univers n’est-il pas constitué d’antimatière ? Quelle est la nature de la singularité initiale ? Les cordes cosmiques ont-elles une réalité ? Les multivers sont-ils une fiction ? Comment le temps est apparu ? Quel est le futur de l’univers ? Pourquoi les cellules biochimiques ont une chiralité particulière alors que les molécules de la chimie de synthèse n’en ont pas ? Comment interpréter la dualité onde-particule ? Comment interpréter la non-localité des particules ? Comment expliquer l’intrication des particules ? Comment concilier la mécanique quantique et la relativité générale ? Pourquoi, dans le monde macroscopique, n’observe-t-on pas de superposition d’états quantiques ? A partir de quelle échelle passe-t-on des lois de la physique quantique à celles de la physique classique ? La loi de grande unification existe-t-elle ? Le graviton existe-t-il et, si oui, comment expliquer son interaction instantanée ? Comment maîtriser le problème de la décohérence dans les grands systèmes ? Quelle est l’explication de l’effet Hall quantique ? Quelle est l’explication de la supraconductivité des oxydes ? Pourquoi les fils moléculaires conducteurs n’obéissent-ils pas à la loi d’Ohm ? Quelle est l’explication des propriétés magnétiques des supraconducteurs ? Pourquoi et comment se replie une grosse protéine ou une grosse molécule telle que l’ADN ? Qu’est-ce qui impose la forme d’un chromosome ? Quel est le rôle de l’ADN poubelle ? Par quels mécanismes les cellules souches se spécialisent-elles ? Quels sont les principes généraux de fonctionnement des états stationnaires des systèmes en interaction avec leur environnement ? Quelles sont les lois de la turbulence des systèmes ayant un grand nombre de degrés de liberté ? Comment expliquer les propriétés macroscopiques surprenantes de l’eau à partir de sa structure microscopique ? Comment se décolle un adhésif et comment coule une pâte ? Comment se forme la pointe arrière d’une goutte qui glisse sur une paroi ? Pourquoi faut-il 10 fois plus d’énergie pour réchauffer de 1° une certaine masse d’eau que pour la même masse de fer ? Pourquoi l’eau a-t-elle une densité aussi anormalement faible ? Pourquoi l’eau est-elle un solvant aussi performant ? Pourquoi la glace d’eau a-t-elle une densité plus faible que celle du liquide ? Comment la vie est-elle apparue ? Comment fonctionne le cerveau et comment nait la conscience ? La physique, et plus généralement la science, ont encore un long chemin à parcourir sachant que de nouvelles découvertes peuvent remettre en question ce que l’on croyait définitivement acquis. Ainsi, comme le dit A. Gide, « il faut suivre ceux qui cherche la vérité mais il faut fuir ce qui disent l’avoir trouvée ».
03 octobre 2013
Le dogmatisme aveugle
Le comportement du personnel politique ou syndical a fait montre de sectarisme et de dogmatisme en maintes occasions. Le problème, si tant est qu’il y en ait un, de l’ouverture de certains commerces le Dimanche ou après 21 heures en est un parfait exemple. Si l’on conçoit que le travailleur ait besoin d’un repos hebdomadaire, ce qui constitue sans aucun doute une avancée sociale, on peut remettre en cause le fait que ce repos ait lieu exclusivement le Dimanche, ce qui est une tradition relevant de la culture judéo-chrétienne de la France et donc assez éloignée de la laïcité républicaine, revendiquée avec ô combien de vigueur par le gouvernement il n’y a pas si longtemps ! Cette tradition du repos dominical ayant des racines chrétienne remontant à plusieurs siècles, il n’est pas douteux que la société s’est organisée en fonction de celle-là. Comme il est illusoire de remettre en cause toute l’organisation de la société (les écoles ne fonctionnent pas le Dimanche par exemple), il est donc prudent de dire que la règle reste le repos dominical. Mais on ne voit pas pourquoi il ne pourrait pas y avoir des aménagements de cette règle ! Les syndicats, qui s’opposent à tout changement, disent agir au nom du bien-être des salariés et font mine de s’inquiéter de leur santé. Dans les faits, leur crainte est que le travail du Dimanche se généralise au détriment du volontariat des salariés. L’objectivité impose de dire que cette crainte a certaine légitimité, la recherche d’une productivité croissante étant une contrainte majeure des entreprises françaises. Il est donc impossible de généraliser par la loi le travail dominical, mais il reste tout aussi légitime de laisser les entreprises gérer ce problème qui touche directement leur chiffre d’affaire, donc le PIB du pays, sur la base irréfragable du volontariat qui, lui, doit être imposé par la loi. Cela évitera aux syndicats de parler au nom de salariés dont ils ignorent les besoins. Pour certains d’entre eux, le complément de salaire correspondant est absolument indispensable pour pouvoir payer leur loyer. La fermeture le Dimanche de l’enseigne Bricorama a eu pour conséquence le licenciement de 200 personnes : c’est ce que les syndicats appellent le bien-être des salariés ! Une des activités qui alimentent positivement la balance commerciale (déficitaire globalement) est le tourisme : est-ce favoriser le tourisme que de fermer les commerces le Dimanche ? Il y a déjà 6 millions de salariés qui travaillent le Dimanche (police, pompiers, spectacles, médias, hôpitaux, les travailleurs en 3x8, les agriculteurs, les cafés et restaurants, etc, …). Il n’y a qu’à écouter le discours alambiqué des syndicats qui tentent d’expliquer la raison de leur opposition pour être convaincu qu’il ne s’agit que d’une posture idéologique. Sans surprise, quelque parti marginal invoque, à grands cris, un complot du patronat et du Medef qui tenteraient de détruire le code du travail ! Il est ahurissant de constater que 4 ministres réunis autour du Président de la République n’ont pas été capables d’imaginer une solution acceptable et qu’ils ont renvoyé le ballon à une commission ad’hoc (une de plus) qui va rédiger un rapport dont le destin est de finir au fond d’un placard ! Ce problème du travail dominical n’est pas le seul exemple d’un dogmatisme qui prend le pas sur la raison. L’arrêt de l’énergie nucléaire civile demandée par les « écoloégoïstes » en est un autre exemple. Pour produire 5% de l’énergie française (environ 10 GW) il faudrait 30.000 éoliennes géantes, c’est-à-dire un rideau continue d’éoliennes sur 1500 km !! Cette atteinte à l’environnement ne semble pas gêner ces écologistes, au nom de leur dogmatisme. Il en est de même avec le cas de l’Allemagne qui a ouvert à nouveau ses centrales à charbon pour compenser l’arrêt de ses centrales nucléaires au détriment désastreux de l’émission carbonée. Hélas, les faits ne pénètrent pas là où règne les croyances et le dogmatisme. Le problème des « roms » est un autre exemple de l’influence désastreuse d’un dogmatisme obstiné au détriment de la réflexion. Ce peuple, venu majoritairement de Hongrie, de Bulgarie et de Roumanie appartient donc à l’Union Européenne ce qui lui donne le droit de libre circulation, mais en respectant la loi des pays où il s’implante. Ceux d’entre eux qui sont en situation irrégulière sont à traiter comme n’importe quel autre contrevenant à la loi. Oublier que la véritable raison de l’immigration de ces peuples est l’insupportable misère dans laquelle les maintient leur pays d’origine, c’est faire preuve d’un aveuglement incompréhensible. La véritable solution est donc dans ces pays d’origine qui, rappelons-le, font partie de l’Europe dont on comprend mal que celle-ci accepte de verser des sommes considérables aux gouvernements concernés sans se préoccuper de ce qu’elles deviennent puisque l’on ne constate aucune amélioration des conditions de vie des « roms » dans ces pays. Parler d’intégration de ces familles, qui ne représente en France que 20.000 personnes (200.000 en Angleterre), n’est surement pas un problème insurmontable. Mais cela ne veut pas dire que l’on peut accepter que l’implantation des camps de « roms » puisse se faire sauvagement sans prendre en compte l’impact sur l’environnement humain et oublier les préoccupations des maires qui voient leurs administrés subirent les nuisances d’une proximité insalubre. Dogmatisme et sectarisme sont les mamelles des combats inutiles.
29 septembre 2013
comités théodule
Il est rare que la France soit championne du monde dans un domaine. Pourtant, il en est un où elle excelle : celui de la création des structures ad’hoc. Les agences nationales, les hautes autorités, les groupements d’intérêt public, les commissions, les conseils supérieurs, etc, etc, sont foisonnants. La règle appliquée depuis des années est simple : un problème, un comité théodule ! Et, si par un extraordinaire hasard, le problème disparaît, le comité perdure. Sachant que chacune de ces structures représente des moyens matériels et humains, on imagine facilement la somme considérable que cela représente. Il est impossible de donner la liste exhaustive de ces structures, mais la liste qui suit donne une idée de l’ampleur du problème. Les agences : Agence Nationale de la Recherche - Agence pour le livre et la documentation - Agence utilitaire de la Francophonie - Agence Europe Education Formation France - Agence de la biomédecine - Agences françaises du développement (27 ?) - Agence française pour le développement de l’agriculture biologique - Agence Nationale de la technologie de l’information et de communication pour l’Education - Agences de l’eau (22 ?) - Agence Nationale des fréquences - Agence Nationale de l’habitat - Agence pour la création d’entreprises - Agence des aires marines protégées - Agence pour le développement de la recherche et de l’enseignement supérieur - Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie - Agence biographique de l’enseignement supérieur - Agences sanitaires (22 ?) - Agence photos des musées nationaux - Agence pour la protection des programmes - Agence Nationale de la sécurité alimentaire - Agence du service civique - Agences régionales du développement durable (22 ?) - Agence ECOFIN (délinquance financière) - Agence pour l’enseignement français à l’étranger - Agence France Presse (AFP) - Agence Nationale pour la gestion des déchets radioactifs - Agence Nationale pour la rénovation urbaine - Agence Nationale pour l’information sur le logement - Agence de communication publique ANATOME - Agence des participations de l’Etat - Agence Nationale des services à la personne - Agence Nationale de lutte contre l’illettrisme - Agence française du programme européen « Jeunesse en action » - Agence Nationale de la recherche sur le SIDA - Agence de la biomédecine - Agence française pour les investissements internationaux - Agence des Services et de Paiements - Agence Nationale pour l’amélioration des conditions de travail - Agence française de lutte contre le dopage - Agences pôles emploi (92 ?) - Agences culturelles départementales (92 ?) - Agences régionales du développement (22 ?) - Agence pour le développement régional du cinéma - Agences économiques départementales (92 ?) - Agence du médicament - Agence Nationale de la sécurité des systèmes d’information - Agence d’aide à la coopération technique – Agence Nationale pour la biodiversité (à venir) - et bien d’autres … N’oublions pas non plus toutes les hautes autorités et les conseils dits supérieurs : Haute Autorité de la santé - Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et de la protection internet - Haute Autorité des primaires - Haute Autorité de la lutte contre les discriminations - Haute Autorité de la concurrence - Haute Autorité des médias - Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication - Haute Autorité de la transition - Espace national de la réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer - Conseil supérieur de l’Education - Conseil supérieur des programmes - Conseil supérieur de l’audiovisuel - Conseil supérieur de la Fonction Publique d’Etat - Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique - Conseil supérieur de la formation et de la recherche - Conseil supérieur de la Prévention des risques - Conseil supérieur de la Recherche et de la technologie Conseil supérieur de l’hygiène publique - Conseil supérieur de la Magistrature - Conseil supérieur de l’Administration territoriale d’Etat - Conseil supérieur de la Fonction Publique territoriale - Conseil supérieur de la langue française - Conseil supérieur du travail social - Commission supérieure Technique de l’image et du son - Conseil supérieur des sports de montage - Conseil supérieur de la prud’homie - Conseil supérieur de l’Economie sociale et solidaire - Conseil supérieur de l’Egalité professionnelle - Conseil supérieur de la pêche - - Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques et professionnels - Conseil supérieur de la recherche Stratégique - Conseil supérieur de la communication - Conseil supérieur des Français à l’Etranger - Conseil supérieur de la Forêt - Conseil supérieur des - Chambres régionales des comptes - Conseil supérieur de la Mutualité - Conseil supérieur de la marine marchande - Conseil supérieur de la fonction militaire - Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière - Conseil supérieur de l’Energie – Conseil d’Etat – etc, etc, …
N’oublions pas tous les comités plus ou moins farfelus dont on ne sait ce qu’ils font : Comité National d’éthique, Comité National de la recherche scientifique, Comité National d’éthique, Comité National des pêches maritimes et des élevages marins, Comité National des Conseillers du Commerce extérieur, Comité National Coordination Action Handicap, Comité National de la conchyliculture, Comité National routier, Comité National de la bientraitance et des droits, Comité National de l’eau, Comité National olympique français, Comité National d’évaluation de l’enseignement supérieur, Comité National français de géographie, Comité National des retraités et des personnes âgées, Comité National contre le tabagisme, Comité National d’action laïque, Comité National des quilles de huit (sic !), Comité National d’action sociale, Comité National du tourisme équestre, Comité National interprofessionnel de la pomme de terre, Comité National d’information dur la drogue, Comité National du Diaconat, Comité National de la lutte contre la fraude, Comité National pour l’éducation artistique, Comité National des registres, Comité National de la biophysique, Comité National pour l’épilepsie, Comité National de l’Enfance, Comité National du numérique, Comité National Informatique et Libertés, etc, etc … Ajoutons une petite liste des Groupements d’Intérêt Public tels que : GIP Info retraite – GIP modernisation des déclarations – GIP Littoral aquitain – GIP Formation – GIP Recherche sur les écosystèmes – GIP Objectif Meuse – GIP Enfance en danger – GIP Aménagement du territoire – GIP Loire estuaire – GIP Recherche Droit et Justice – GIP Innovation et Développement – GIP de Grigny et d’Ivry – GIP Massif Central – GIP Seine aval – GIP Santé Protection sociale international – GIP Réseau des GRETA lorrains – GIP Réseau national des télécommunications pour la Technologie, l’Enseignement et la Recherche – GIP Ile –de-France – GIP Echanges et productions radiophoniques – GIP Politique de la ville – GIP Justice Coopération internationale – GIP Rectorat de l’Académie de Limoges – GIP Charente Solidarités – GIP Maison départementale autonomie – GIP Enfance en danger – etc, etc … Et n’oublions pas non plus les innombrables commissions ad’hoc, comme la Commission des plis cachetés (sic !). A toutes ces stuctures, ajoutons-en quelsques une peuplées d’observateurs attentifs : Observatoire Terre, Univers, Environnement – Observatoire des politiques culturelles – Observatoire des inégalités – Observatoire du numérique – Observatoire des sciences de l’Univers – Observatoire océanographique – Observatoire de la Fonction Publique territoriale – Observatoire de la santé des dirigeants des PME (sdic !) – Observatoire de l’islamisation – Observatoire sociologique du changement – Observatoire des bâtiments de basse consommation – Observatoire de la lecture publique – Observatoire du pain – Observatoire de la Métallurgie – Observatoire des discriminations – Observatoire des Territoires – Observatoire des Retraites – Observatoire national des zones urbaines sensibles – Observatoire des médias – Observatoire de l’Espace – Observatoire de la propriété intellectuelle – Observatoire du nucléaire – Observatoire de la réussite éducative – Observatoire interministériel de l’accessibilité et de la conception universelle ( ?) – Observatoire des résidus de pesticides – Observatoire des sondages – Observatoire des armements – etc, etc … L’Etat semble ne pas savoir où trouver des économies comme le prouve son silence assourdissant en la matière. Il recherche des moyens de faire des économies ? La liste ci-dessus (ô combien partielle !) devrait lui donner des idées !!
19 septembre 2013
On nous prend vraiment pour des gogos
Le gouvernement trompe encore et toujours les citoyens. A peine le Président de la République a-t-il indiqué solennellement qu’en 2014 il n’y aurait pas d’impôts nouveaux … à part les impôts nouveaux déjà prévus (TVA et quotient familial), que le Premier Ministre s’empresse de préciser que la « pause » fiscale est reportée à 2015. Cela nous réserve quelques surprises ! Mais il y a encore plus hypocrite. Le Président nous a annoncé en grandes pompes que l’Etat allait faire un effort historique sur la réduction des dépenses … sans vouloir préciser de quelles réductions il s’agissait. Or, le ministre des Finances, Pierre Moscovici, celui-là même qui évoquait le « ras-le-bol fiscal », vient d'annoncer le lancement de la concertation pour la révision des valeurs locatives des locaux d'habitation. On comprend alors toute la beauté de la manœuvre. La réduction des dépenses va consister à supprimer une partie des dotations aux collectivités locales qui ont déjà du mal à équilibrer leur budget. Pour éviter la colère des élus locaux, en majorité socialistes, le gouvernement cherche une parade … et l’a trouvée ! En revalorisant la valeur locative des logements, la taxe d’habitation et la taxe foncière vont automatiquement augmenter. Il de faut pas oublier que le taux moyen de taxation est de 41% pour la taxe d’habitation et de 36% pour la taxe foncière. La valeur locative actuelle date de 1970. Si la revalorisation s’aligne sur les loyers actuels, et on peut estimer que la valeur locative est trois fois plus élevés qu’en 1970, l’augmentation des impôts locaux peut alors atteindre, voire dépasser, 300% !! Quel joli tour de passe-passe !! Les impôts sur le revenu ne changeront pas (ou presque !), mais les impôts locaux vont exploser. Pendant le même temps, aucune réflexion n’est engagée sur la suppression de la foule des Agences Théodule et autres Hautes Autorités dont personne ne sait à quoi elles servent. Une simple recherche sur Internet permet d’identifier prés de 400 de ces agences !! Connaissez-vous la Haute Autorité de la Transition, l’Espace National de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer, l’Agence Nationale pour l’enseignement français à l’étranger ou l’Agence Nationale pour la sécurité des systèmes d’information ? Combien de fonctionnaires se cachent, bien au chaud, au sein de ces organismes qui passent leur temps à rédiger des rapports qui finissent tous au fond d’un placard, voire à la poubelle. Une fois de plus, le gouvernement enfume les citoyens en prétendant mettre en œuvre une diminution « sans précédent » des dépenses de l’Etat, alors qu’il ne fait que jouer aux chaises musicales. Ce transfert de l’augmentation d’impôts sur les collectivités locales va vraisemblablement avoir un effet dévastateur sur les élections municipales, les élus actuels étant majoritairement socialistes … à moins que ce tour de passe-passe soit reporté après ces élections.
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