29 mai 2014

Morte au champ du déshonneur

Les élections européennes se sont terminées sur une débâcle, particulièrement en France. Tout d’abord, comme cela devient habituel, la véritable gagnante est l’abstention avec près de 60% des électeurs qui ne se sont pas déplacés. Et parmi les 40% restants, un français sur quatre a choisi de voter pour le FN. Certes, cela ne fait que 25% des électeurs français. Encore que l’on peut projeter les résultats du vote sur la totalité de la population. Cela veut dire qu’un français sur quatre a choisi ou est proche de l’extrême droite. Cette constatation est consternante. La France est un des pays fondateurs de l’Europe et elle envoie à Bruxelles des députés dont l’objectif est de paralyser, voire de faire éclater, l’Europe. Certes, les partis europhiles restent majoritaires au Parlement Européen, mais la France y est devenue marginale. Il n’est pas besoin de chercher très loin pour trouver des explications à cette dramatique situation. L’égoïsme national, la procrastination, l’incompétence des hommes politiques européens en général et français tout particulièrement forment le terreau sur lequel ont fleuri l’europhobie et le populisme qui prospèrent dans l’Europe toute entière. Le mode de fonctionnement des institutions européennes est aussi responsable. Le choix de la règle de l’unanimité du Conseil des gouvernements est un élément de blocage mortifère et un symptôme des égoïsmes nationaux qui rejettent tout compromis au nom de leur petit intérêt national. Un regard particulier doit être porté sur le succès du UKIP au Royaume Uni. Ce parti rêve d’une sortie de l’Europe. Qu’on la lui donne !! Le Royaume Uni a toujours été un frein aux évolutions européennes et a participé fortement au désenchantement des populations devant l’impossibilité des responsables européens à s’entendre sur des grands projets. Charles de Gaulle avait bien raison de s’en méfier. Certes, l’Europe sans le Royaume Uni ne sera plus tout-à-fait l’Europe, mais le moindre mal consiste à se protéger d’un virus mortifère. L’Europe est moribonde et la France est morte au champ du déshonneur. Déshonneur d’avoir perdu le leadership de la construction européenne, d’être devenu « l’homme malade » de l’Europe, de plonger dans le sous-développement alors que, partout en Europe, les pays se redressent. La constitution de la Veme République a été taillée sur mesure pour un homme d’état exceptionnel qui, malheureusement pour le pays, est resté unique. Le passage du septennat au quinquennat a été une erreur importante. La France aimant beaucoup l’alternance, elle change la majorité et, donc, le Président tous les 5 ans. Dans les temps mouvementés que nous traversons, ce délai est beaucoup trop court pour qu’un Président mette en place une politique au long court … à moins de sacrifier son avenir politique ! Or cela suppose que les politiques donnent la priorité à l’avenir du pays sur leur propre avenir politique. Ne rêvons pas !

23 mai 2014

Les agissements de la CGT

La CGT se distingue des autres syndicats français par sa politique du jusqu’au-boutisme, c’est-à-dire sa préférence pour des actes illégaux ou les catastrophes plutôt que la recherche d’une solution de compromis. Que l’on se rappelle quelques faits. En 2005, les salariés de la SNCM se lancent dans la piraterie maritime en abordant un navire chargé de tourisme et en les prenant en otages. Le port de Marseille décline depuis des années jusqu’à être devenu un port de seconde catégorie, internationalement déclassé, à la suite des grèves à répétition des dockers de la CGT. Aujourd’hui les cargos préfèrent allonger leur voyage et se dérouter vers Hambourg ou Anvers, Gènes ou Rotterdam, plutôt que d’être pénalisés par des jours d’attente en pleine mer devant Marseille. Ces mêmes dockers ont instauré une sorte loi salique à la mode syndicale de transmission du poste de docker de père en fils, à condition d’être encarté à la CGT. La violence du discours de certains leaders syndicaux cégétistes envers les chefs d’entreprises est un autre symptôme de cette dérive jusqu’au-boutiste. Rappelons-nous les menaces proférées envers le patron de Peugeot-Aulnay et des non-grévistes (car il y en a toujours). Rappelons-nous ces mêmes menaces envers Goodyear-Amiens qui a abouti à la fermeture de l’usine, comme cela s’est également produit à Florange où la violence syndicale n’avait, à l’évidence, aucune chance d’inciter Mittal à relancer les hauts fourneaux. Comment obtenir quoi que se soit lorsque l’on menace de faire sauter les installations industrielles avec les bouteilles de gaz ou en prenant des cadres en otages ? Comment peut-on passer pour un interlocuteur valable lorsque l’on profère de telles absurdités ? Un nombre considérable de kiosques à journaux ont fermé à la suite de l’intransigeance de CGT-Portalis qui n’a pas hésité à bruler des milliers d’exemplaires de journaux. Aujourd’hui, la SNCM est au bord de la disparition à cause de la démagogie destructrice de la CGT qui a installé, au sein de l’entreprise, un mode de fonctionnement économiquement impossible et qui rebute tout repreneur éventuel. La SNCM a perdu sa place de premier transporteur à destination de la Corse au profit de Corsica-Ferries qui fonctionne avec deux fois moins de salariés, qui a mis en place la polyvalence de ceux-ci, qui a permis l’embarquement des animaux domestiques accompagnés, qui a multiplié les rotations journalières à destination de la Corse, toutes choses refusées catégoriquement par la CGT. Celle dernière n’a-t-elle pas sombré dans le racisme en inventant la « corsification » des emplois ? Compte-tenu du poids de ce syndicat dans l’ensemble des entreprises et des administrations françaises, comment s’étonner que la France fonctionne si mal ? Dans son sillage, existent d’autres syndicats qui suivent plus ou moins la même radicalité comme FO et SUD. Or, au plan national, tous ces syndicats sont très loin d’être représentatifs du monde du travail, compte tenu du très faible taux de syndicalisation des salariés. On peut donc affirmer qu’une minorité impose sa volonté à la majorité. La démocratie en souffre.

12 mai 2014

Etat de guerre

Boko Haram, qui considère la femme comme un simple objet sexuel sans droit, enlève plus de deux cents adolescentes dans le dortoir d’une école pour en faire des putes livrées aux assoiffés de sang qui pourrissent le monde musulman en particulier et le monde entier en général. Que peut-on dire de ces individus à part qu’ils ont deux yeux, deux jambes, deux testicules comme les singes, et qu’ils n’ont pas de cerveau ? Peut-on avoir à leur encontre un autre sentiment que de vouloir leur disparition totale, leur effacement de la planète par n’importe quel moyen ? L’appartenance à une démocratie doit-elle nous conduire à considérer que ces « choses » sont des êtres humains méritant un jugement et qu’en conséquence souhaiter leur mise à mort est contraire aux bons sentiments démocratiques ? La peine de mort a été abolie pour les hommes, pas pour les animaux. Que doit-on privilégier ? Le refus de la mise à mort d’individus qui ont perdu le statut d’être humain ou la protection et la sauvegarde d’enfants innocents ? Cela pose le problème des limites relatives d’une morale quelle qu’elle soit. Souvenons-nous que la morale catholique a longtemps considéré la torture inquisitionnelle comme un parangon de vertu. De même, la Révolution française a choisi la terreur par la mise à mort de masse pour signature de sa moralité. La morale pacifiste franco-anglaise des années 1930 nous a conduit à la guerre la plus meurtrière que la Terre ait connue et qui a vu banalisé le bombardement des villes et des civils, comme Dresde ou Le Havre, avec le point d’orgue d’Hiroshima et de Nagasaki. Plus récemment, les armées occidentales ont bombardé les Serbes du Kosovo au nom de la sauvegarde de la population musulmane. Toute morale peut s’égarer dans des chemins condamnables. Il est des cas où l’application de principes considérés comme moraux vont à l’encontre du simple bon sens qui veut que certains actes soient totalement inacceptables et, donc, n’entrent plus dans le cadre des lois comportementales démocratiques ou simplement humanistes. Les assassins appartenant à Boko Haram ne méritent qu’un seul destin : leur éradication sans aucun jugement. Nous devons nous considérer en état de guerre contre cette secte sanguinaire et, dans une guerre, il n’y a qu’un but : faire disparaître l’ennemi. Boko Haram, comme le sida, doit disparaître totalement et par tous les moyens.

07 mai 2014

Mauvaise conscience

N’avez-vous jamais été interpellé par quelqu’un, entre la poire et le fromage ou entre l’église et le bistrot, éructant du haut d’une indignation apparente : « Comment osez-vous vous plaindre du prix du pain alors que des enfants syriens meurent torturés et gazés » ? Un sentiment de gène, voire de honte, vous saisit alors à la conscience. Que représente, en effet, le prix d’une baguette en face d’un enfant, mort sous l’effet du gaz asphyxiant ou à qui un tortionnaire arrache les ongles ? Vous culpabilisez alors de la petitesse, de la médiocrité, de l’égoïsme de vos préoccupations. Au lieu de battre votre coulpe, demandez-vous de quel point de vue vous invective votre interlocuteur. Soit, dans la plupart des cas, il est lui-même complètement extérieur au problème de la Syrie, ou du problème auquel il fait allusion, et prend l’attitude facile du contempteur, bien à l’abri des horreurs dont il vous parle et qu’il pense être, sans aucune preuve et avec un à-priori suspect, absentes de vos préoccupations. Soit, dans des cas rares, il est partie prenante et impliqué dans les problèmes dont il vous parle. Dans ce cas, son implication même lui pose des œillères sur les préoccupations d’autrui, lui cache le monde extérieur et l’empêche de comprendre que le prix du pain peut être une question vitale pour celui qui vit dans la rue. Cela n’empêche nullement les nantis de trouver quelques motifs de se plaindre ou de simuler l’indignation à bon compte et sans aucune pudeur. Mais il y a peu de chance que ce soit votre cas.

09 avril 2014

Quelle époque ?

L’Histoire se décrit et se raconte à travers des époques qui portent un nom évoquant non seulement sa place dans le calendrier de l’humanité mais également son sens et son contenu. Ainsi, se sont succédés la Préhistoire, l’Antiquité, le Moyen-Age, la Renaissance, l’époque moderne, l’époque contemporaine. Tout de suite, il est remarquable que l’époque que nous vivons ne se nomme par aucun qualificatif évoquant sa spécificité, à l’inverse de toutes les autres. Nous vivons une époque sans nom. La Préhistoire porte à notre mémoire l’histoire fabuleuse des premiers hommes qui se sont extraits de l’animalité et leur transhumance à travers la planète. L’Antiquité est chargée des évènements et développements culturels grecs et romains qui enracinent notre propre histoire dans la démocratie, les sciences et la philosophie. Le Moyen-Age qui, comme l’indique son nom, se situe entre deux grandes étapes de l’évolution historique, est le berceau de notre propre histoire, de notre civilisation, de notre culture et de nos croyances. La Renaissance est l’ère fabuleuse d’une nouvelle vie de la civilisation européenne, apportant les arts, la science nouvelle, l’humanisme qui forment le berceau de l’humanité moderne. L’époque moderne porte avec elle toute la modernité scientifique et philosophique qui laisse ses traces jusqu’à nous. C’est celle de la Révolution et des Droits de l’Homme, la naissance et l’épanouissement de l’industrie. L’époque actuelle se contente d’être contemporaine, uniquement. Nous ne savons pas la nommer autrement qu’en précisant qu’il s’agit d’aujourd’hui. Peut-être les historiens n’ont-ils pas osé la nommer époque des atrocités ? Celles-ci encombrent le cours de l’histoire de cette période : les guerres, les génocides, les déportations, la famine, les dictateurs fous et sanguinaires, les guerres de religion, les attentats monstrueux, les idéologies sanguinaires, les destructions massives, les 55 murs entre les peuples et les nations, la pauvreté grandissante. Cette absence de dénomination dénote une lassitude et une désillusion devant l’évolution du monde actuel. Nous vivons une époque où nous nous contentons de regarder, effarés, l’évolution des hommes vers un avenir qu’ils ne maitrisent pas et qu’ils se contentent de subir. La société perd la croyance en ses valeurs et son avenir. Le scepticisme et le doute ont envahi les esprits. Près d’un quart des Français doutent des institutions de la démocratie et se mettent à rêver d’un régime autoritaire, premier pas vers la dictature ! La déconfiture et l’incompétence de ceux qui sont chargés de faire vivre la démocratie sont les grands responsables de cette inquiétante dérive de la pensée, engluée et étouffée par l’esprit systématique de la polémique.

08 mars 2014

Quel est ce pays ?

Je vous parle d’un pays où les hommes politiques sont incapables de prendre des mesures efficaces sur le long terme car uniquement préoccupés par leur prochaine ré-élection. Où les syndicats de salariés, dont les préoccupations sont essentiellement corporatistes pour cause d’élection, refusent tout changement de société et qui confondent obligation de moyens et obligation de résultats, figeant le pays dans l’âge glacière de la lutte des classes. Ce sont des syndicats qui considèrent l’entrepreneur comme l’ennemi absolu. Je vous parle d’un pays où les syndicats patronaux sont incapables d’encadrer les exigences démesurées de leurs actionnaires au détriment des entreprises. Dont les citoyens votent pour les politiques les plus démagogiques, c’est-à-dire ceux qui leur promettent de régler leurs petits problèmes personnels au lieu de servir l’intérêt général. Les électeurs de ce pays, véritables girouettes de conviction, changent systématiquement d’opinion à peine un an après leur vote et se prélassent dans l’invective du « tous pourris ». C’est un pays où le monde de la finance se moque totalement de l’économie réelle du pays et cherche par tous les moyens, même illégaux, d’engranger le maximum d’argent et où la richesse des fainéants se construit sur la dépouille des gens utiles. Un pays où les salariés n’ont aucune mobilité, attachés au petit pavillon de banlieue et qui préfèrent le chômage plutôt que de changer d’entreprise. Ses partis politiques, gangrénés par la guerre de médiocres sous-chefs, restent campés dans une attitude caricaturale d’affrontement et sans aucune efficacité, où la satisfaction des ego supprime la réflexion constructive. Son gouvernement est un gouvernement de la parole qui repousse constamment les décisions opérationnelles urgentes et se cache derrière des slogans et la langue de bois. C’est le seul pays où le Président de la République et le Premier ministre ont pris leur fonction sans avoir la moindre expérience gouvernementale préalable. C’est aussi un pays où le précédent Président de la République a été espionné par son plus proche conseiller et mis sur écoute par la magistrature, où les bureaux de celle-ci sont ornés par un « mur des cons ». C’est un pays où l’industrie est en ruine, l’agriculture en dépérissement et les jeunes sans espoir d’avenir (no future). C’est un pays où de nombreuses communes n’ont aucun candidat pour les prochaines élections municipales. Les média de ce pays s’amusent à une course à l’échalote pour être celui qui sortira le dernier scandale à la mode politique. Ces média sont, en permanence, encombrées par des soi-disant politologues ou experts dont la logorrhée est systématiquement contredite par les faits. C’est un pays dont les dépenses, en pourcentage du PIB, sont aussi importantes qu’en Suède et en Norvège, mais où la pauvreté a pris des proportions considérables et dont les trottoirs sont envahis par les SDF dont 450 sont morts dans la rue l’année dernière et où plus de dix millions de personnes ont renoncé aux soins, pendant que les patrons de banques s’octroient des salaires considérables. C’est un pays où les banques, les grandes entreprises, les professionnels du sport et du spectacle, les citoyens les plus riches se bousculent pour camoufler leur richesse dans les paradis fiscaux et changent de nationalité, pendant que la très grande majorité des citoyens souffre d’une pression fiscale constamment en hausse et d’un marché de l’emploi en constante dégradation. C’est un pays en lent mais inexorable déclin. Quel est ce pays ? Mais c’est la France !

28 février 2014

Paroles, paroles !

Le chômage est sûrement un des problèmes essentiels de la France. Tous les politiques, tous les syndicalistes en parlent. En se focalisant quasi-exclusivement sur ce seul aspect des nombreuses difficultés nationales, le gouvernement met en œuvre des solutions qui ne résolvent pas le fond du problème. En effet, c’est cette vision rétrécie qui a conduit à chercher à tout prix à diminuer le taux de chômage en créant artificiellement des « emplois aidés », c’est-à-dire des emplois essentiellement de type non-marchand qui ne participent donc pas à l’enrichissement ou au désendettement du pays. De plus, ce sont des emplois essentiellement provisoires, la majorité des bénéficiaires se retrouvant au chômage à la fin de leur contrat à durée déterminée. Si, comme il semble le faire depuis très peu de temps, le gouvernement s’efforce, non pas de diminuer le chômage, mais de créer des emplois productifs, c’est-à-dire dans le secteur concurrentiel, alors les mesures à prendre sont de nature totalement différente. Pour réussir dans cette voie, il faut aider les entreprises, plus que les individus. Ce sont elles qui, finalement, créent les emplois productifs. Pour créer des emplois nouveaux, l’entreprise a besoin d’investir ; donc besoin d’avoir des profits qu’elle peut affecter aux investissements. S’insurger contre les profits des entreprises, comme on l’entend souvent de la part des partis politiques de gauche est un non-sens économique. Le profit va : 1- à la rémunération des actionnaires (paiement du risque) ; 2 – aux impôts, c’est-à-dire à l’Etat ; 3 – aux investissements. Les actionnaires doivent avoir le sens du collectif et du long terme, ce qui n’est malheureusement pas le cas des fonds d’investissements qui recherchent une rentabilité immédiate et maximale de leurs actions. L’Etat, à la recherche désespérée de moyens financiers, est tenté en permanence de surimposer les entreprises, ce qui est électoralement plus facile que d’augmenter les impôts des citoyens. Les investissements ne sont pas toujours orientés vers le développement de l’entreprise et servent parfois au rachat des actions par l’entreprise elle-même pour revaloriser ces dernières, ce qui est une opération purement boursière et qui ne relance pas l’économie. L’investissement dépendant des profits, ceux-ci dépendent de la compétitivité de l’entreprise et de la croissance des économies mondiale et nationale. C’est-à-dire de l’avenir. On ne peut donc demander à l’entreprise de s’engager sur la création d’un nombre défini d’emplois, qui ne peut rester qu’un objectif, TOUTES CHOSES EGALES PAR AILLEURS, et qui peut prétendre que rien ne changera dans le monde ? Demande-t-on d’ailleurs aux syndicats de s’engager à ne pas faire grève durant quelques années ? La seule contrepartie que l’on peut demander aux entreprises est des engagements de moyens mais sûrement pas de résultats. Tout ce qui peut accroitre les bénéfices constitue donc un levier pour permettre les investissements. Ainsi, les mesures qui diminuent la pression fiscale sur les entreprises sont bonnes pour l’investissement (nécessaires mais non suffisantes). A tout cela, il faut deux conditions. La première est que les intentions gouvernementales ne restent pas au niveau du vocabulaire. On peut être méfiant sur ce point. Après avoir mis en avant le choc de compétitivité, le choc de simplification, voilà aujourd’hui le pacte de responsabilité. Qualifier une intention n’a jamais fait une action. Il faut sortir du gouvernement de la parole. La seconde est que les syndicats, obnubilés par un engagement ferme des entreprises sur la création d’un nombre d’emplois fixé d’avance, comprennent que la création d’emplois dans une entreprise dépend de la conjoncture économique qui, elle-même, ne dépend pas uniquement de la volonté gouvernementale et que, donc, la création d’emplois ne peut être qu’un objectif.

15 février 2014

Les grandes oreilles

Depuis Maxwell, on sait que tout champ électrique crée un champ magnétique (et réciproquement). C’est le phénomène de base utilisé pour mettre en œuvre les écoutes téléphoniques. Les progrès techniques ont été considérables dans ce domaine et, aujourd’hui, tout champ électromagnétique, toute onde électromagnétique, est susceptible d’être intercepté. La NSA a mis en place le programme PRISM (base de données) pour recueillir et analyser les données fournies (ou piratées ?) par les sociétés Internet basées aux USA, pratiquement les seules existantes. Elle a conclue des accords avec les sociétés Microsoft, Google, Yahoo!, Facebook, Paltalk, Youtube, Skype, AOL, Apple. Ce programme a été mis en place après le vote du Protect America Act en 2007, sous la présidence de G.W. Bush. En plus du programme de récupération des données, la NSA a mis au point des méthodes de contournement des cryptages des communications sur Internet. Ce programme vient compléter le système ECHELON qui permet aux USA de surveiller et d’intercepter les communications passant par satellites et par tout moyen utilisant les ondes. Les bits d’informations qui circulent dans les câbles sous-marins sont écoutés et piratés par des installations d’écoute. A côté de cet ensemble d’écoutes, « Big Brother » apparaît comme un petit amateur. La planète entière est maintenant sous écoute quel que soit le mode d’utilisation de communications et d’échanges électroniques. Aujourd’hui, dès que vous communiquez, vous courez le risque d’être surveillé, espionné, écouté. Lorsque vous utilisez Google ou Yahoo!, les grandes oreilles peuvent savoir quelles recherches sur quel sujet vous avez entreprises et combien de fois, pouvant faire naître une suspicion sur vos centres d’intérêt. Lorsque vous envoyez des messages en utilisant Gmail, les grandes oreilles sont capables de connaître vos contacts et la nature de vos échanges, l’utilisation de GoogleMap leur permet de surveiller vos déplacements et leurs fréquences. Il en est de même si vous utilisez un réseau comme Facebook, Twitter ou Linkedin ou si vous utilisez des outils de communication comme Skype. Vous révélez à ceux qui vous écoutent vos contacts, vos centres d’intérêts, la fréquence de vos échanges, les relations professionnelles que vous entretenez, vos responsabilités et compétences ainsi que celles de vos correspondants. Le smartphone est l’outil idéal pour la surveillance exercée par les grandes oreilles, permettant de surveiller vos messages, votre localisation et vos déplacements grâce à l’application GPS embarquée. C’est la mésaventure subie par A. Merkel, paradigme de ce qui se passe pour vous. Bien entendu, vous n’êtes pas systématiquement écouté mais les données transmises par vos échanges sont collectées et analysées par des outils de type data mining qui fonctionnent par recherche de mots clé. Malheur à vous si un ou plusieurs de ces mots clé se retrouvent dans vos échanges. Si vos déplacements vous conduisent à proximité de quelque individu déjà identifié comme suspect, vous voilà catalogué de même. Rien de ce que vous faites n’est étranger à la NSA, quoiqu’en dise B. Obama. A tout cela, s’ajoute la surveillance des multiples caméras et le traçage des utilisations des cartes électroniques de toutes natures. Dormez tranquilles, citoyens, vous êtes surveillés.

08 février 2014

Réactionnaires

L’intégrisme n’est pas l’apanage des musulmans, les catholiques ont le leur et l’ont démontré lors de leur dernière manifestation. Un intégrisme est une application stricte, même si elle est dévoyée, des préceptes religieux et ceci indépendamment de l’évolution de la société. L’intégrisme fige la société dans un carcan de croyances et de postures édictées une fois pour toute et reste sourd aux besoins légitimes d’une société en changement. Les français qui ont défilé dans la « manifestation pour tous » pour protester contre une loi visant à mettre en harmonie les textes législatifs et les demandes d’une société en pleine évolution sur un certain nombre de sujets touchant la famille, sont la manifestation d’un intégrisme catholique qui a peu de différences avec l’intégrisme musulman. Les mots d’ordre sont éclairants : « les enfants sont des cobayes ! » et « on veut effacer les différences (de sexe) » sont totalement étrangers au projet de loi sur la famille. Que prévoyait cette loi ? Simplement de prendre en compte un certain nombre de problèmes qui traversent aujourd’hui la société française et qui restent à ce jour hors du contexte juridique. Il s’agissait de délibérer sur le droit de garde dans le cas des divorces conflictuels, du statut des beaux-parents dans les familles reconstituées, de simplifier la procédure d’adoption. Aucun de ces trois sujets ne fait mention de la PMA et encore moins de la GPA, objets de la colères de contempteurs catholiques du gouvernement. Cette loi visait uniquement à combler des vides dans l’éducation des enfants créés par des évolutions sociétales irréversibles. Quand à la rumeur de la diffusion de la théorie du genre dans les établissements scolaires, elle relève tout simplement de la théorie du complot. Jamais il n’a été envisagé d’enseigner une théorie qui consiste à affirmer que l’on nait mâle ou femelle et que l’on devient homme ou femme en fonction de l’éducation et de l’environnement. L’ « ABCD » de l’égalité consiste uniquement à lutter dès l’enfance contre les tendances aux comportements sexistes et les stéréotypes pour conforter l’évidence de l’égalité des sexes dans la société. Les adversaires de cette action éducative confondent (volontairement ?) l’égalité et la similitude. Faut-il avoir l’hypocrisie suintant par tous les pores de la peau pour prétendre que l’on enseigne aux enfants l’art de se masturber ! Il est alors incompréhensible que le gouvernement ait décidé de renvoyer aux calendes le vote de cette loi sur l’évolution de la famille, sauf pour des raisons purement politiciennes et électoralistes dues à la proximité des prochaines élections municipales. Cette droite française réactionnaire ressemble de plus en plus au Tea-Party américain, groupe qui a complètement mis sous influence le parti Républicain et dont on voit chaque jour les néfastes conséquences. Il est à craindre que le recul du gouvernement, à l’image du Tea-Party, incite ces intégristes à remettre bientôt en cause des avancées sociétales come l’IVG ou la loi Leonetti. La « manif pour tous », la honteuse journée de « retrait de l’école », les bonnets rouges, la montée des extrêmes de droite comme de gauche, la contestation systématique de toute action gouvernementale, le sectarisme grandissant de l’opposition politique, les dysfonctionnements de la majorité actuelle, tout cela répand comme une odeur nauséabonde sur le pays.

02 février 2014

Polémique stérile

Lorsque l’impérieuse obligation de servir l’intérêt général s’efface devant la défense d’intérêts partisans, le discours des responsables politiques se fait caricature et duplicité. Ces derniers déclinent alors un discours souvent rudimentaire consistant à caricaturer à outrance leur raisonnement dans le seul but d’accentuer la fracture qui sépare majorité et opposition. Il en est ainsi pour l’économie. Traditionnellement, la gauche et les syndicats donnent une préférence sans nuance pour une politique de la demande tandis que la droite soutient que, seule, une politique de l’offre a un sens. Or, la réalité est plus complexe que cette dichotomie simpliste : l’offre crée la demande versus la demande crée l’offre. La symétrie de cette proposition n’est qu’apparente. Les tenants de la demande soutiennent qu’une augmentation du pouvoir d’achat, essentiellement par l’augmentation des salaires ou la diminution des impôts, crée une demande supplémentaire dont la conséquence est une augmentation de l’offre et de la production, donc une diminution du chômage. Les sectateurs de l’offre salvatrice soutiennent au contraire que c’est celle-ci qui engendre la demande au seul motif que, sans offre, il ne peut y avoir de demande. En y regardant d’un peu plus près, on s’aperçoit que les choses ne sont pas aussi simples. On peut, en effet, décomposer la demande globale en demande de services et en demande de produits manufacturés ou non. Dans une situation économiquement difficile et où la charge de l’impôt est (trop) importante, les consommateurs se tournent préférentiellement vers les produits les moins chers. Or, la mondialisation des échanges met à leur portée des produits en provenance des pays en voie de développement, (beaucoup) moins chers que les produits nationaux et sur lesquels se portent naturellement leur préférence (c’est du moins le cas des classes sociales les moins favorisées, donc les plus nombreuses). Ce faisant, cette augmentation de la demande se fait au détriment de la balance commerciale et donc du déficit et de la dette, pour profiter presque exclusivement aux économies étrangères. La réduction du chômage attendue ne peut être que réduite, voire négligeable. Quant à l’offre, son efficacité se mesure à sa capacité à trouver un marché. On peut alors distinguer une offre dont la compétitivité est fondée sur le prix, une autre essentiellement axée sur la qualité et l’innovation. La compétitivité par les prix ressemble à une politique de la demande, conduisant à une augmentation apparente du pouvoir d’achat. Elle a l’avantage d’un effet immédiat mais elle se heurte à la concurrence des produits étrangers moins chers et provoquant une réduction des marges. La compétitivité par l’innovation est beaucoup plus longue à mettre en œuvre car elle passe par des investissements dont les effets éventuels ne peuvent se faire sentir qu’à moyen terme. La condition nécessaire (mais non suffisante) pour que cette innovation existe est que les entreprises aient les moyens d’investir, c’est-à-dire qu’elles dégagent des marges suffisantes. Il y a, cependant, des exceptions à cette contrainte de temps comme l’exemple du téléphone portable le démontre. Cette offre n’a pas été suscitée par une demande inexistante avant l’apparition de ce produit. Par contre, véritable innovation, elle a créée immédiatement une demande nouvelle et importante qui s’est portée sur les produits manufacturés, malheureusement essentiellement étrangers, mais a également créée une offre locale de services chez les opérateurs de télécommunication qui ont trouvé ainsi une clientèle pratiquement captive. Encore faut-il que les consommateurs aient le pouvoir d’achat suffisant pour acquérir ces nouveaux produits et services. Cela montre bien qu’il n’est pas possible, entre la demande et l’offre, de négliger l’un au détriment de l’autre. Les diatribes politiques et syndicales se focalisant exclusivement sur un seul aspect du problème plongent le pays dans une polémique stérile. Une politique de la demande est indispensable pour améliorer le sort des plus démunis, une politique de l’offre est importante pour donner la possibilité d’investir aux entreprises, seules capables de créer des emplois marchands et de réduire le chômage. Plus important encore que d’éviter de tomber dans une dichotomie néfaste et stérile, il faudrait que le discours syndical change de nature et cesse d’instiller dans le monde des travailleurs l’idée mortifère que les chefs d’entreprises sont tous des voyous et des profiteurs. La confiance est une nécessité absolue au fonctionnement correct d’une économie et elle doit exister, non seulement chez les patrons, mais également chez les consommateurs et les salariés. Pour cela, les syndicats devraient changer leur paradigme et cultiver une attitude de recherche du compromis au lieu du culte du soupçon et du conflit. Tout le monde s’en porterait mieux.

21 janvier 2014

Théorie du complot

La théorie du complot n’est pas une nouveauté. Elle existe au moins depuis le XVIIe siècle au sein de la Couronne Britannique. Un siècle plus tard, la Révolution française, d’après l’Abbé Barruel qui lance la rumeur, n’était que le fruit d’une conspiration antichrétienne. Les protocoles de Sion, apparus au début du XXe siècle, l’homme sur la Lune, les trainées de condensation des moteurs des avions à réaction, l’extraterrestre de Roswell sont autant de sujets qui ont donné lieu à des rumeurs de complots. Plus près de nous, le drame terroriste du 11 Novembre 2001 a également suscité l’idée qu’il s’agissait d’un complot. Dès 2002, Thierry Meyssan a publié « L’Effroyable Imposture », suivi par d’autres auteurs, pour qui les attentats auraient servi de prétexte à l’administration Bush pour modifier la politique intérieure et extérieure des USA et pour faire accepter aux Américains la guerre en Irak et en Afghanistan. Certains, aujourd’hui, diffuse l’idée que les hommes politiques français sont le jouet d’une société secrète appelée « Le Siècle » qui a son homologue aux USA, « La French American Foundation ». Le dernier avatar du complot universel est personnalisé par monsieur Dieudonné M’Bala M’Bala qui instille peu à peu l’idée, qui n’est pas neuve, que les juifs se sont organisés pour diriger le monde. Si l’on cherche à classifier ces théories, on peut en distinguer deux types : les théories racistes et les théories de prise de pouvoir. Les premières tentent d’accréditer l’idée que l’Etat officiel est au service de minorités qui cherchent à prendre le contrôle de la nation blanche et généralement chrétienne. Les secondes cherchent à faire croire que de riches et puissantes organisations internationales, secrètes ou non, tentent d’imposer un nouvel ordre mondial. Le danger actuel de ces théories du complot est leur diffusion immédiate sur Internet qui agrandit considérablement le nombre des sectateurs de celles-ci. Il est plus facile de diffuser une fausse information que d’en arrêter les effets, ce qui explique que ces théories perdurent très longtemps après leur apparition. Il en est de même pour les lanceurs d’alertes. Le savoir est aujourd’hui parcellisé à cause du développement scientifique dont la complexité grandissante empêche de maitriser la totalité des savoirs. Cette parcellisation a pour conséquence immédiate que la véracité objective d’une alerte est de plus en plus douteuse. C’est le cas actuellement des soi-disant effets des antennes de téléphones portables. Conscient de la difficulté d’être complètement objectifs, les lanceurs d’alerte font, de plus en plus souvent, appel au principe de précaution qui n’est que l’aveu d’une connaissance très incomplète du problème. C’est ainsi que l’on fait, de plus en plus, appel à ce principe (nucléaire, ondes radio, OGM, nanotechnologies, cellules souches, gaz de schistes, …) ce qui le rend dangereux pour la recherche, l’innovation, le progrès, l’économie. Ainsi donc, la dangerosité de ce principe en appelle à sa propre suppression.

13 janvier 2014

Liberté, liberté chérie

La Convention Européenne des Droits de l’Homme (1950) précise les libertés individuelles démocratiques. On y trouve le respect de la vie privée, la liberté de pensée et de religion, la liberté d’expression, d’association et de rencontre. L’exercice de ces libertés comporte des devoirs et des responsabilités, constituant leurs limites et impliquant des restrictions et sanctions prévues par la loi Ces limites constituent les mesures démocratiques obligatoires pour la sécurité nationale, la préservation de l’ordre public, la prévention du crime, l’interdiction des discriminations de toutes natures (sexe, race, langue, religion, appartenance à une minorité), la préservation de la vie privée. Ainsi la liberté d’expression se trouve encadrée par plusieurs restrictions constituant des raisons sécuritaires comme l’incitation au crime, l’interdiction des insultes publiques, le négationnisme, la nécessaire protection de l’enfance. Ces restrictions à la liberté d’expression ont permis l’expulsion d’un certain nombre d’imams et de prédicateurs dont les discours extrémistes ont été jugés comme attentatoire à la Déclaration des Droits de l’homme (l’imam Mohammed Hammami, par exemple). Ainsi, l’interdiction du spectacle du sieur Dieudonné M’Bala M’Bala est-elle, sans conteste, licite et légale, en plus d’être simplement morale. Tous ceux qui se sont insurgés devant ce qu’ils appellent une atteinte à la liberté d’expression oublient tout simplement la morale. « On peut rire de n’importe quoi mais pas avec n’importe qui » disait, en son temps, Pierre Desproges. La liberté d’expression sans limites s’appelle permissivité. Il ne peut y avoir de liberté sans restriction sauf à conduire à l’anarchie. On doit rajouter qu’on ne peut pas faire rire n’importe qui avec n’importe quoi. Si vous recherchez une preuve qu’une certaine France raciste existe bel et bien, il suffisait d’aller regarder les foules qui s’agglutinaient aux portes des spectacles du susnommé. Vous y auriez trouvé la génération « Hitler, connais pas » et qui ne connait pas non plus la signification du geste appelé « la quenelle » qui n’est autre que la reproduction du geste nazi contrarié du docteur Folamour dans le film de Stanley Kubrick.

01 janvier 2014

Le passage

Le rituel politique du passage d’une année à l’autre a été scrupuleusement respecté une fois encore. Un discours présidentiel convenu où, d’une année sur l’autre, on retrouve les mêmes termes, les mêmes présentations de bilan, les mêmes promesses. Les réactions des partis politiques sont absolument identiques à ce que l’on attend, des commentaires stéréotypés, sectaires, sans nuances, sans analyses, sans idées. Le véritable drame que vit le pays est qu’il est dirigé par une classe politique sans imagination, sans talent et qui, faute de mieux, se fige dans des attitudes caricaturales qui ne débouchent sur rien. De tout le discours présidentiel de cette année, n’est à retenir que la « promesse » d’une simplification de l’organisation administrative des collectivités locales. Peut-on espérer la disparition des départements et des conseils généraux avec de réelles économies de fonctionnement ? Malheureusement, les promesses n’engagent que ceux qui y croient !

22 décembre 2013

Qui sommes nous ?

Il y a indéniablement, chez les hommes, une forte propension à étouffer, sous l’édredon de la honte, les souvenirs infamants. La reconnaissance de la collaboration de masse, active ou passive, durant la seconde guerre mondiale en France a été extrêmement longue à émerger et être reconnue. Les Présidents de la République successifs ont, eux-mêmes, fortement participé à cette reconstruction de l’histoire. De de Gaulle à Mitterrand, ils ont tous cherché à gommer cette sombre page de l’histoire nationale en arguant d’une fallacieuse distinction entre « l’Etat Français » de Vichy et la République Française assimilée à la France. Comment, en effet, préserver ou reconstruire la grandeur nationale et l’honneur de la Nation sur les exactions de la collaboration ? Une vraie sidération vous saisit lorsque l’on met en vis-à-vis ces énormes foules allemandes saluant avec hystérie Adolf Hitler, un fou meurtrier, lors de ses folles harangues et les foules françaises acclamant à grands cris Philippe Pétain, un dictateur sénile, lors de sa tournée nationale en 1940 après la honteuse entrevue de Montoire ? Quelle différence entre les bras tendus allemands devant Hitler et les drapeaux français frénétiquement agités devant Pétain ? Quelle est cette France qui tente de façon ridicule d’imiter les monstrueuses démonstrations de force des nazis, en faisant parader ses miliciens et une LVF qui intégrera finalement les Waffen-SS ? En France comme en Allemagne, on reste confondu devant cette propension des foules à acclamer les dictateurs. La foule est l’ennemie du peuple disait V. Hugo. Comment, au nom de quelques policiers ayant pris les armes aux dernières heures de l’occupation, peut-on oublier que la police de Vichy a raflé 4000 enfants juifs de trois ans, hurlant de peur, en les arrachant à leurs mères pour les enfermer au Vel d’Hiv avant leur transfert dans les camps d’extermination ? Comment peut-on oublier que les lois scélérates anti-juives ont été décrétées par la France sans que l’Allemagne ne demande rien ? Et que seule une minorité de français a combattu ces lois infamantes ? Comment comprendre qu’il existe encore aujourd’hui des individus qui recherchent ouvertement la réhabilitation de Pétain et vont se recueillir sur sa tombe à l’ile d’Yeu ? Les zones d’ombre de la libération sont également nombreuses, avec ses exécutions sommaires, ses lynchages et son rituel barbare de la tonte des femmes massivement approuvés par les résistants de la dernière heure. « Nous ne savions pas » ont dit les allemands, « nous avons cru au sabre et au bouclier » ont dit les français. L’horreur reste l’horreur et le quantitatif n’a pas sa place dans le jugement. Certes, la Résistance a existé et a lourdement payé son engagement contre l’occupant. Il n’en reste pas moins que le gros du contingent de ces résistants a rejoint le combat aux dernières heures de l’occupation, lorsqu’il était devenu évident que les nazis avaient perdu la guerre. La conscience pure nait d’une mauvaise mémoire.

15 décembre 2013

L’opium des peuples

De même qu’un enfant s’angoisse de ne pas comprendre les raisons de la colère de sa mère, l’inconnu et l’incompréhension ont, de tous temps, été des facteurs d’inquiétude pour les hommes. L’incompréhension des mécanismes de la nature les a poussé à peupler le monde d’un Panthéon riche et varié, chacun des dieux peuplant ce lieu mythique étant responsable d’un phénomène inexplicable. Expliquer que la foudre est la colère de Zeus apaise un esprit inquiet de ne pas comprendre. Parmi ces peurs ancestrales, la plus prégnante a toujours été la mort. « Pour les hommes c’est le temps qui passe. Pour le temps, ce sont les hommes qui passent ». Ce proverbe chinois dessine, à gros traits, l’angoisse de l’homme en face de la mort et son interrogation sur « l’après ». En quête d’une réponse, l’homme a trouvé, dans les religions de tous bords et de toutes inspirations, un moyen d’affronter cette peur. Toutes les religions sont faites pour le rassurer. Ce seul fait explique la pérennité des croyances, sous des formes extrêmement diverses, mais dont la constante est d’apporter une réponse à la peur du temps qui passe. Les chrétiens et les musulmans ont inventé la vie éternelle. Le soufisme des derviches tourneurs imagine une succession sans fin de morts et de renaissances. Le bouddhisme du Grand et du Petit Véhicule invente les incarnations répétées dans la recherche du Nirvana et la transformation progressive en Buddha ayant atteint un état d’apaisement éternel. D’une inspiration voisine, l’hindouisme propose des périodes de création, de conservation et de destruction se succédant sans fin. La Gnose considère que l’incarnation dans la matière est un piège tendu par un esprit malfaisant dont on ne peut s’échapper que par la connaissance initiatique qui permet à l’âme immortelle de se libérer de ce piège en rejoignant le divin. Toutes ces religions, en fin de compte, nient la mort et la disparition définitive, quitte à ignorer une des grandes lois de la nature, celle de l’Entropie. Nous vivons une période matérialiste où la recherche de l’explication rationnelle est devenue une nécessité. Les neurosciences du cerveau étudient actuellement l’éventuelle corrélation entre la constitution de la molécule ADN (le gène VMAT2) et l’apparition des émotions. Les croyances seraient-elles imposées par la biologie cérébrale ? Une étude statistique anglo-saxonne tend à montrer que la croyance s’accompagne d’un mal-être, comme si les gens prédisposés à la dépression se tournaient vers la religion, ce qui expliquerait pourquoi les religions cherchent à tout prix à rassurer les hommes sur leur devenir post-mortem dans un souci marketing assumé. Dans cette volonté de supprimer l’angoisse de la mort, les religions se comportent comme une drogue addictive. N’oublions pas que « les faits ne pénètrent pas là où règnent les croyances » (P. Valéry).

29 novembre 2013

Idées simples dans un monde complexe

La science économique est bien particulière. En effet, elle comporte un nombre considérable de règles dont la plupart sont contradictoires. Les relations entre chômage et inflation en sont un exemple. Si les prix augmentent, la demande de biens et services diminue. Dans une économie tirée par la demande, la production diminue, la demande de main d’œuvre diminue et le chômage augmente. On peut dire également que si les prix augmentent, l’offre a tendance à augmenter car les prix deviennent plus attractifs, donc la production augmente et le chômage diminue, à condition que le marché du travail ne soit pas rigide, ce qui est un frein à l’embauche. De tels exemples sont légion en matière de politique économique. Les interactions sont, parfois, plus complexes. Un choc pétrolier, par exemple, diminue la profitabilité de l’offre donc tend à diminuer la production. Si le gouvernement, obnubilé par une politique de la demande, cherche à relancer celle-ci par une politique monétaire ou budgétaire qui se traduit par une baisse des taux d’intérêts ou par des transferts directs aux ménages, l’augmentation de la demande aura comme conséquence une augmentation des prix dans un environnement où la production est déficiente. Cette augmentation des prix entrainera, à terme, une diminution de la demande rendant la politique gouvernementale inefficace. C’est pourquoi, abordant un domaine complexe, il faut le faire avec des idées simples (Ch. De Gaulle) : pour qu’un pays ne s’appauvrisse pas, il doit s’enrichir ! Et un pays ne peut, globalement, s’enrichir que si sa balance commerciale est bénéficiaire, c’est-à-dire s’il gagne plus de devises qu’il n’en dépense ou, autrement dit, si ses exportations sont supérieures en valeur à ses importations. Pour cela, la stratégie diffère selon l’état de développement du pays. Pour un pays développé et industrialisé, la seule stratégie gagnante consiste à abandonner les industries de main d’œuvre, excepté celles qui ne sont pas délocalisables, car le contraire entraine le pays dans une concurrence perdante par les prix avec les pays en voie de développement. La seule voie restante consiste à développer une stratégie de l’offre appuyée sur l’innovation et la qualité, comme l’industrie automobile allemande en offre un exemple magistral, de même que, dans une moindre mesure, celle du Royaume-Uni. Il n’y a pas d’autres voies pour que les exportations trouvent leurs marchés et se développent en rendant positive la balance commerciale. Importer des produits à faible coût de main d’œuvre (sous conditions environnementales) et exporter des produits à haute valeur ajoutée, telle est la condition de sortie de crise. Le problème est qu’il faut du temps pour qu’une telle stratégie devienne opérante et il n’est pas sûr que la France en ait encore ! Il faut aussi que les entreprises aient les moyens d’investir dans l’innovation, ce qui veut dire que leur potentiel d’investissement ne soit pas confisqué par l’impôt. Et il est à craindre que les mesures gouvernementales actuelles, comme le CICE, soient très loin d’être à la hauteur, apportant une réduction des charges de 20 milliards d’Euros alors qu’il en faudrait 100. Et pour financer cet investissement, il faudrait réduire réellement les dépenses de 200 milliards d’Euros et non pas se contenter d’une réduction de l’augmentation (sic !). Malheureusement, nos gouvernants devenus aveugles à la réalité, cherchent par idéologie à endormir le peuple français en tenant un discours lénifiant sur une reprise qui serait censée revenir et un chômage qui serait enfin en diminution. On a assisté au show d’un ministre du « redressement productif » (re-sic !) qui exulte pour avoir « sauvé » quelques centaines d’emplois par ci- par là alors que le pays compte plus de 3 millions de chômeurs et près de 10 millions de pauvres ! Finalement, deux idées simples : il faut gagner plus qu’on ne dépense et ce sont les entreprises qui créent l’emploi productif.

19 novembre 2013

Démocratie en danger

Tout va mal, mais rassurez-vous, le pire est à venir. La France des Français est devenue folle. L’agitation bretonne, début de la contestation antirépublicaine, est un amalgame de mécontentements corporatistes d’un certain nombre d’acteurs qui refusent de prendre leur part dans l’effort national indispensable pour sortir le pays de l’ornière fatale dans laquelle il s’embourbe. La taxe sur les poids lourds, détonateur du mécontentement, est, une fois n’est pas coutume, une taxe intelligente. La France est submergée par les poids lourds étrangers qui, en passant par la France, évitent de s’acquitter d’une taxe identique existant en Allemagne et en Suisse. Prélever sur ce trafic des ressources utiles au développement de transports alternatifs moins chers et moins polluants, comme le ferroutage ou le transport fluvial, est évidemment une bonne idée. On objectera que la Bretagne n’est pas concernée par le trafic des poids lourds qui traversent la France du Nord au Sud. Cela est vrai, mais ne justifie en rien que les poids lourds bretons soient exonérés de cette taxe. Si ce trafic existe, sa raison en est que la production agroalimentaire bretonne, notamment porcine et volaillère, est de basse qualité qui ne peut supporter les coûts d’abattage des abattoirs bretons et qui est donc obligée d’aller rechercher des coûts plus faibles en Allemagne ou en Europe de l’Est où la main d’œuvre ne bénéficie pas d’un salaire minimum. La recherche d’une production intensive, soutenue contre vents et marées par la FNSEA, est une impasse de laquelle les bretons refusent de sortir. Profitant d’un effet d’aubaine, se sont amalgamées des revendications qui n’ont rien à voir les unes avec les autres : les artisans, les routiers, les centres hippiques, les enseignants, les automobilistes, les footballeurs, les maires qui refusent le mariage homosexuel ou les rythmes scolaires, etc … Tout ce petit monde, corporatiste ou clientéliste jusqu’au bout des doigts, reste sourd et aveugle aux difficultés du pays, uniquement préoccupé par son pré-carré. Il est devenu à la mode de contester tous les changements que le gouvernement tente, maladroitement certes, de mettre en place. Sur ce corporatisme fleurit la démagogie, carburant essentiel de l’extrême droite qui flatte dans le sens du poil tous ces contestataires en espérant retirer de cette agitation désordonnée un avantage important aux prochaines élections, municipales et européennes. Il ne faut pas s’étonner, d’ailleurs, que sur ce fumier d’extrême droite fleurisse un racisme de plus en plus décomplexé et nauséabond. Cette situation est dangereuse et peut conduire aux plus graves débordements qui ne peuvent que plonger davantage le pays dans le chaos. L’inquiétant est que le gouvernement n’a pas la compétence requise pour trouver les voies de sortie d’une crise qui d’économique se transforme en crise sociale, porteuse de tous les débordements.

11 novembre 2013

Raz le bol

Il arrive un moment où le sentiment obsidional d’être cernés par les c… devient insupportable et angoissant. Où que l’on tourne le regard, on ne rencontre que médiocrité, égoïsme et incompétence. Sans ressasser les actions d’un gouvernement dont la logique échappe à tout le monde, voici quelques exemples qui ne font pas une liste exhaustive : Ces agriculteurs bretons qui vivent des subventions européennes depuis des années et qui, non seulement n’ont pas su se reconvertir vers une production de qualité, mais vandalisent, avec le soutien de quelques élus totalement irresponsables, le bien public qui sera finalement payé par le contribuable qui passe sa vie à les secourir (sans parler des banques !). Les éleveurs de porcs, enfermés dans un productivisme intensif, proposent des produits bas de gamme qui ne supportent pas les coûts d’abattage pratiqués en France et qui les obligent à transporter leur production à l’ étranger puis à faire revenir en France les carcasses ! Ces journalistes qui sont plus préoccupés par leurs questions populistes ou provocatrices que par les réponses de leur correspondant qui n’ont, souvent, pas le temps de s’expliquer avant d’être sommés de répondre à une autre question. Ces membres du gouvernement qui chassent tout ce qui peut être taxé plutôt que de prendre les mesures de réduction drastiques des dépenses qui s’imposent (suppression des départements, réforme fiscale profonde et retenue à la source, suppression des conseils généraux, ménage dans tous ces comités ad ‘hoc qui ne servent à rien, réduction du train de vie de l’Etat et des Collectivités locales, …). Ces associations attrape-tout qui se créent uniquement pour protester dès que la moindre réforme est envisagée, au nom d’un corporatisme sans vergogne. Cette administration qui passe son temps à se prétendre la meilleure du monde alors que le temps de traitement du moindre dossier est devenu au mieux courtelinesque, au pire kafkaïen (voir le fonctionnement de pôle-emploi ou le traitement du dossier d’un réfugié !). Ces hommes politiques professionnels plus préoccupés de leur réélection et de leur avenir que de celui du pays. Ces écologistes qui sont systématiquement contre tout changement (gaz de schiste, nucléaire, nanotechnologies, cellules souche, OGM, TGV, …). Ce racisme rampant tant dans la société que dans les partis politiques et dont l’odeur devient de plus en plus nauséabonde et qui s’étend sur l’Europe comme le nuage de Tchernobyl. Ces joueurs de football au discours débile qui gagnent des fortunes en se contentant de taper dans un ballon, applaudis par une bande de supporters décervelés, et qui vont cacher leur pognon à l’étranger pour ne pas payer d’impôts, avec leurs petits copains du tennis et autres sportifs. Ces syndicats qui refusent, par dogmatisme populiste, de voir qu’en raison de l’allongement de la durée de vie, il y a de moins en moins d’actifs pour payer les retraites et qu’il faut donc obligatoirement retarder l’âge de départ à la retraite, ce qui est du simple bon sens. Ces artisans qui, tout en se déclarant le premier employeur de France, utilisent abondamment des ouvriers des pays de l’Est dont certains sont en situation irrégulière, et sont incapables de respecter les coûts et les délais. Ces patrons d’entreprises qui augmentent leurs salaires déjà faramineux alors que leurs entreprises perdent en compétitivité depuis des années (voir la balance commerciale déficitaire depuis plus de dix ans et qui est la principale source de l’aggravation de la dette). Ces Français les plus riches qui fraudent massivement le fisc d’environ 20 milliards d’Euros, laissant la charge de l’impôt aux plus démunis. Tout ça fait d’excellents Français !!

30 octobre 2013

Que veulent-ils ?

Le monde est soumis à la violence de ceux que l’on nomme islamistes ou djihadistes. On ne peut qu’être consterné par cette addiction à la violence et on recherche avec difficulté les raisons profondes qui conduisent ces hommes à avoir des comportements qui n’ont plus rien d’humain. Utilisant leur religion comme un faux-nez justificatif, ils ont déclaré une guerre ouverte au monde entier. On peut proposer deux raisons à cette violence. La première est une énorme frustration des musulmans d’aujourd’hui en face du déclin de leur civilisation. L’islamisme a trouvé son terreau d’origine au sein d’une civilisation arabe qui, dès le IXème siècle avant JC, s’étendait de l’Arabie à l’Egypte, la Syrie, la Mésopotamie, la Palestine. Babylone fut occupée par les Arabes en 1400 avant JC. Au VIIIème siècle, les arabes s’installaient en Espagne et en Inde septentrionale. La religion musulmane s’est propagée au sein du peuple arabe dès 570, année de naissance du prophète Mahomet et s’est implantée dans le monde arabe, en Afrique et en Asie. Trouvant ses sources en Chine, en Perse, en Inde, la culture arabe s’est développée au cours d’un âge d’or qui perdura du VIIIème siècle au XIVème siècle. De grands noms ont, depuis cette date, laissé leur trace dans l’Histoire : al-Kindi, al-Farabi, Avicenne, Ibn Bajja, Ibn Tufayl, Averroès et bien d’autres. Ces hommes, trouvant leur inspiration dans les œuvres des penseurs grecs tels Euclide, Ptolémée, Archimède, Aristote, ont marqué les sciences et la philosophie, telles que la Logique, la Physique, la Métaphysique, la Médecine, l’Algèbre, la Géométrie, l’Astronomie, l’Analyse combinatoire, l’Optique, la Trigonométrie, la Géographie et leur influence s’est étendue dans l’Occident, depuis le XIIIème siècle, c’est-à-dire à l’aube de la Renaissance, jusqu’au XVIIème siècle. Depuis la Renaissance, on constate un lent mais inexorable déclin de l’influence de la culture musulmane dans le monde. Les musulmans se sont enfermés dans des ratiocinations religieuses qui ont épuisé la pensée. Plus aucun grand nom de philosophe ou de scientifique musulman ne figure alors dans le Panthéon des grands esprits. Il est probable que ce déclin a suscité une énorme frustration qui est à l’origine de la radicalisation religieuse que l’on constate aujourd’hui et que celle-ci a provoqué chez une partie des musulmans une volonté vengeresse. Nostalgiques du passé, ces musulmans rêvent de reconstruire l’Oumma qui existait dès 622, avant le schisme de 911 qui sépara chiites et sunnites. Cette emprise de la religion sur la pensée a provoqué des schismes meurtriers au sein des musulmans, aboutissant à une véritable guerre de religion, seconde cause de la violence que nous constatons aujourd’hui. La rupture entre chiites (et alaouites) et sunnites (et wahhabites et salafistes) trouve ses racines sur la désignation du successeur de Mahomet : Ali, le gendre du prophète pour les uns, Abou Bahr compagnon de Mahomet pour les autres. Pour les chiites, le Coran est une œuvre humaine alors que pour les sunnites, il s’agit d’une œuvre divine. Ces divergences, qui peuvent paraître anodines pour les occidentaux d’aujourd’hui, ont conduit les musulmans à des conflits permanents et sanglants qui perdurent encore aujourd’hui dans tous les pays du Moyen-Orient et au-delà. Ces véritables guerres ont permis la naissance d’hommes qui se sont perdus dans la violence extrême au nom d’une religion dévoyée dans son interprétation. La guerre est aujourd’hui déclarée contre les Occidentaux (les infidèles) et entre les deux grandes tendances islamistes. Les seuls noms célèbres islamistes sont aujourd’hui ceux de chefs de guerre pratiquant le terrorisme, le meurtre, la prise d’otage tels Ben Laden, Abou Anas al-Libi, Ayman al-Zawahiri, Abou Moussab Al-Zarqaoui, Abdelmalek Droukdel, Abou Nazir, etc … Du World Trade Center au mitraillage de 40 adolescents endormis dans leur dortoir, on tient les deux bouts de la chaine de l’horreur. Le plus étrange est que ces individus, qui ne méritent pas le nom d’homme, aient eu un père et une mère. Quand on les regarde, on regrette les singes. Tous sont engagés dans une guerre sans issue et sans solution, ce qui est, hélas, un gage de sa persistance. Ces horreurs développent dans beaucoup de pays une islamophobie grandissante qui enferme d’une manière infernale les musulmans citoyens entre ce rejet et la folie meurtrière des islamistes extrémistes, et qui favorise finalement la montée des extrêmes droites dans toute l’Europe.

26 octobre 2013

Enfin, une bonne nouvelle !

Depuis des mois, le pays va de mauvaises nouvelles en mauvaises nouvelles et les français ont le moral au niveau des chaussettes. Et voilà enfin que l’on entend une bonne nouvelle : le dernier week-end de Novembre sera une fin de semaine sans football ! Qui s’en plaindra ? Les français vont avoir 48 heures sans que les médias ne les assomment avec des commentaires sans fin sur des matchs de football sans intérêt ou des élucubrations de joueurs à la limite de la débilité mentale. Peut-être aurons-nous, à la place, des émissions intéressantes ? On peut toujours rêver ! D’ailleurs on rêve déjà. Les dirigeants des clubs de football ont décidé une semaine de grève pour protester contre la taxation à 75% des salaires dépassant 1 million d’Euros par mois, s’il vous plait ! Je vous disais bien que l’on rêvait ! Ces mêmes dirigeants nous expliquent que cette taxe, que les clubs doivent acquitter, va les mener à la faillite. Pourquoi ne retiennent-ils pas, sur ces salaires invraisemblables, le montant de cette taxe ? Parce que, nous disent-ils, cela va faire fuir les joueurs ! Eh bien qu’ils partent !! Le pays n’y perdra rien puisque ces gentlemen sont domiciliés hors de France pour ne pas payer leurs impôts, alors que le contribuable paie pour la construction de leurs stades. Il est bien plus grave que le pays perde ses usines que ses footballeurs. Laissons-les partir et occupons-nous de notre industrie pour sauver les derniers emplois qui y survivent. Il est tout aussi invraisemblable que le Président de la République, ayant déjà oublié son intervention catastrophique sur le sujet « Leonarda », envisage de recevoir ces dirigeants de clubs de football, arrosés par l’argent des dictatures pétrolières, alors que l’idée ne lui vient pas d’en faire autant pour les agriculteurs bretons qui, eux, sont très loin d’être millionnaires et qui se suicident régulièrement !!